Nous y revoilà.
Deux mois et 15 jours plus tard, le retour est inévitable.
Devant cet édifice qui se plante devant moi, j'avoue que tout ça ne m'a aucunement manqué.
Les gens s'affairent autours de la liste des classes comme des tas de fourmis.
Ça me désespère.
J'espère vraiment être avec Emily cette année, car l'année dernière était démente.
Je suis justement avec cette dernière et John, en train de boire un café en haut des marches qui surplombent le lycée lorsque je me décide à me lever pour voir ce qu'il en est.
J'essaye de me frayer un chemin entre les autres lycéens mais c'est peine perdue et je n'ai même plus envie de forcer. J'attends donc que ce soit plus accessible, et j'attends presque 5 vraies minutes. C'est long en vérité 5 minutes entières.
Puis viens mon tour.
[..]
Mao Mopert
Ella Morel
Baptiste Ovilier
Albane Pomogue
[..]
Mais pas de Emily.
Ce que je craignais était sincèrement en train de se passer.
Je n'étais pas dans la classe de ma meilleure amie.
Toujours est il qu'il y avait Albane, une bonne amie de l'année précédente.
Mais je n'étais pas avec Em.
Ça voulait dire un emploi du temps pratiquement jamais pareil, avec des heures pour manger et de trou pas communes, des aprem chez l'une ou l'autre impossible, des cours pas ensemble et des heures à tuer en regardant la pluie, le beau temps et le paysage par la fenêtre comme si c'était la première fois que vous le revoyez (alors que nous sommes d'accord ça doit être au moins la centième fois vu le nombre d'heure que vous passez dans vos salles de cours) juste pour faire passer l'heure un peu plus vite.
GE-NIAL.
Mon année, qui en plus s'orientait vers le BAC de français et de sciences, allait être carrément nulle.
J'imaginais déjà la tête de mon père qui allait me dire "et bien tu pourras mieux travailler!"
Comme si ça me donnait plus envie tiens.
Bref. Je n'étais pas dans sa classe, et en plus de ça, je ne connaissais pratiquement personne.
Mon emplois du temps n'avait rien à envier, et mis à part mon merveilleux professeur d'histoire j'avais envie de pleurer vu l'identité des autres.
Toujours était-il que j'avais finis cette pré-rentrée (littéralement) pourrie et que je pouvais passer mon temps à faire autre chose.
Nous étions mercredi et je reprenais réellement les cours demain.
J'aurai aimé que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve et que je me réveille deux mois plus tôt, lors de mon arrivée sur la côte d'azur, alors qu'il faisait chaud et beau et que m'attendais un bel été.
Non pas me dire que demain mon réveil sonnerait à 6h14, que je doive prendre le bus rempli de monde, principalement des étudiants, et que je supporte des cours inutiles, puisque l'on va être d'accord, ils ne servent pratiquement qu'à vous demander vos activités extra scolaires et quel est le métier de vos parents.
Je hais les premiers jours et les années n'y arrangent rien du tout.
Je retrouve tout la bande à 12h45 au V. C'est un peu notre repère, enfin on traîne tout le temps là bas après les cours. Et on doit s'y retrouver pour se raconter cette supeeeeer journée. (Notez comme j'adore cette journée ahah)
Bref, je m'assois à table à côté de Emily pendant que Victoire raconte à quel point la S lui à apporter que des intellos de première catégorie dans sa classe. Bien entendu je sais qu'elle s'imagine juste obliger de trouver un autre garçon ailleurs.
Très sympa les stéréotypes mais ça me fait rire alors je ne lui dis rien.
Puis je raconte à quel point j'ai hâte d'être au prochaines vacances, que je me vois déjà parti ailleurs et que j'ai même pas envie d'être demain.
Sam prend alors la parole pour dire que je suis tout son opposé. Ça ne m'étonne même pas, il a toujours adoré venir en cours, et c'est pas près de changer.
Alors qu'il parle depuis un bon moment, Gaël rentre dans le V.
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Le jour se lève.
RomanceCette histoire n'est point à propos d'une histoire d'amour quelconque, banale, voire même ordinaire. Non. Car Ella est loin d'être quelconque, banale ni même ordinaire. C'est une jeune fille de 16ans qui se retrouve confronter à un monde qu'el...
