Une fois là-bas je laisse ma valise à l'entré puis cours dans les escaliers pour pouvoir aller se réfugier dans son lit. Je me jette dessus et me recroqueville sur moi-même. Comme si je n'étais pas assez triste comme ça je m'attire des ennuis en embrassant quelqu'un... Je ne suis pas assez forte pour le dire à Matt et pas assez pour endurer sa réaction. Je pense que je vais attendre un moment avant de lui dire. Je viens de réaliser que je ne pourrais même pas assister à l'enterrement de mon grand-père... Demain je repars en tournée... Et j'ai même pas pu le voir une dernière fois, enfin le voir mort... J'ai même pas pu lui rendre hommage une dernière fois et lui dire ce que je pensais... J'ai fuis, j'ai fuis comme une lâche, une moins que rien... J'ai fuis... Même pas contre lui... J'aurais pu retourner à l'hôpital cet après-midi, je n'ai même pas eu le temps, j'ai agis sans réfléchir. Je m'en veux déjà ... Pour toute cette journée de lâcheté... Je pleure, je m'en veux, je suis bête. Je pleure comme si mon cœur me déchirait. Il me déchire et me torture. J'essaie tant bien que mal de pleurer en silence alors que je voudrais crier. Je ne peux pas, Matt viendrais et j'ai besoin de rester seule. Il ne mérite pas ça... Je crois que je m'endors... Je suis réveillé par des caresses sur mon visage. J'ouvre les yeux, je suis sous la couverture, Matt lui est à côté de moi en boxer, et après avoir vu l'heure je constate que j'ai dormis, j'ai fait ma nuit. Je vais me glisser dans les bras de Matt, sans attendre, j'ai tellement besoin de lui. Mais plus je suis proche de lui plus je suis mal plus je pense à ce que j'ai fait et plus je suis malheureuse. Au bout d'un moment on se lève. J'ai plus envie de me lever en fait, je voudrais rester au lit toute la journée mais je ne peux pas, je travaille et en plus de ça je n'ai même pas fait mes valises. Avant de partir direction Clermont Ferrand, Matt m'emmène chez moi et je fais mes valises puis on part. Clermont Ferrand, à deux heure de Saint Etienne, même pas. Tout compte fais peut être que je pourrais assister à l'enterrement de mon grand-père. Ma mère m'avait envoyé un message hier soir pour me dire que c'était aujourd'hui à 14h. J'en parle à Matt pendant le train il me dit que c'est d'accord pour que j'y aille à condition que je sois de retour à l'heure pour le spectacle et une partie des répétitions. Promis Matt. Je vais réparer une partie de ma lâcheté. Je vais donc à l'enterrement de mon grand-père. Je vous passe les détails, j'ai pleuré, j'ai prié. C'était triste... En même temps c'est normal... Mais j'ai pu lui rendre hommage autrement qu'en fuyant. Comme promis je fus de retour pour le spectacle.
4 JOURS PLUS TARD :
Nous sommes de nouveau en pause. Hier je suis rentrée chez moi. Aujourd'hui je me suis réveillé dans mon lit et comme tous les jours un peu moins triste. Mais de plus en plus torturée par ce baiser. Je me lève sans grande conviction puis déjeune tout en restant sur mon portable. Je décide après d'aller sur l'ordinateur puis je mets la musique tout en trainant sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui je n'ai strictement rien à faire. Donc une ennuyante journée de torture mentale s'annonce... Je pense qu'il va falloir que je sorte. J'envoie un message à Elodie, je veux danser pour évacuer tout ça. Elle me répond rapidement, cette après-midi je vais donc danser, avec elle. Et je repars dans mon ennuyante activité. Vers midi après n'avoir globalement rien fait de la matinée je me fais à manger. Et vers 14h je pars en direction de la salle de danse, je la vois devant, elle vient vers moi et me fais la bise
Elodie : Ça va ?
Moi : Ça peut aller, et toi ?
Elodie : Ça va, je suis désolé pour ton grand père
Moi : T'inquiète pas, de toute façon ça allait arriver tôt ou tard
Elodie : On va faire en sorte que tu oublies ça d'accord ?
Moi : Ouais
Et elle ouvre la salle, je rentre après elle puis vais poser mes affaires sur les bancs. Elle met de la musique puis l'on s'échauffe. On décide de monter une chorée, toute les deux, chacune balance ses idées. Au bout d'une heure on fait une pause
Elodie : Il n'y a pas que la mort de ton grand père si ?
Moi : Comment ça ?
Elodie : Ça fait presque une semaine qu'il est décédé et malgré ça malgré le fait que tu ai l'air de vouloir passer cette épreuve j'ai l'impression que tu restes bloqué, comme tu pourrais être triste le premier jour
Moi : J'ai gaffé Elodie...
Elodie : Comment ça ?
Moi : J'ai revu Lucas... J'étais triste... Je l'ai embrassé
Elodie : (elle manque de recracher l'eau qu'elle avait dans la bouche mais elle l'avale) Pardon ?!
Moi : Tu as très bien compris
Elodie : Mais Sara ! Pourquoi tu as fait ça ! Tu es fiancé avec Matt, vous essayez d'avoir un enfant et c'est maintenant que tu décides d'embrasser ton ex ?!
Moi : Je sais pas ce qu'il s'est passé, je me suis laissé faire... Je m'en veux, si tu savais
Elodie : Tu lui as dit ?
Moi : Quoi ? A qui ?
Elodie : A Matt ! Tu lui as dit que tu l'as embrassé ?
Moi : Non
Elodie : Mais qu'est-ce que tu attends ?!
Moi : J'attends d'être assez forte pour endurer sa réaction
Elodie : Plus tu attendras moins tu le seras
Moi : Tu penses ?
Elodie : C'est à toi de me le dire
Moi : Ça me ronge, je ne peux presque plus le regarder en face, j'ai envie de ramper à ses pieds et de m'excuser
Elodie : Il faudra que tu lui dises, avant qu'il ne le découvre par un autre moyen
Moi : Par quel moyen il le découvrirait ?
Elodie : Tu connais bien Lucas ?
Moi : Mouais, ça va
Elodie : Bah méfies toi qu'il ne vienne pas le dire à Matt
Moi : Tu crois qu'il ferait ça ?!
Elodie : J'en sais rien, je le connais pas. Bon aller, on reprend ?
Moi : Oui
On retourne au milieu elle lance la musique puis on essaie de caler la chorégraphie qu'on avait fait sur la musique. Au bout d'une heure on arrive à la faire entièrement sur la musique. On décide donc de se filmer, j'avais mon portable en main dans le but de le mettre sur le mode « vidéo » mais je reçois un message de Matt :
Matt : « T'es où ? Faut qu'on parle »
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Une belle retrouvaille
FanfictionElle pensait l'avoir oublié, elle pensait même le détester. Mais le hasard n'est pas de cet avis quand, 9 ans après, elle croise de nouveau sa route.
