L'éclat de souvenir

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Et il pleuvait encore, toujours et à nouveau. Comme si dame nature pensait qu'il faisait sec en Angleterre. Mais bon, cette pluie représentait mon désespoir.

Parfois je m'amusais à être poétique et à me dire que chaque petite goutte de pluie était une partie de lui. Une petite partie de chaque personne partie trop tôt. À quoi ça servait de chialer sur la pluie à l'extérieur lorsqu'il pleuvait dans mon cœur.

C'était juste comme si mon cœur était libéré, pendant un court instant. Je n'aurais pas dû jouer les héroïnes cette fois, je ne regrette pas de l'avoir sauvé. Seulement si j'avais seulement un peu réfléchi j'aurais compris qu'en reprenant un mort. La mort reprendrait un vivant. Il faut croire qu'il ne faut pas jouer avec la mort, comme avec le temps.

Je pensais que c'était l'homme de ma vie. Que c'était la personne qu'il me fallait. La vie en a décidé autrement. Pourquoi il fallait que je les écoute toujours autant. Mais je n'avais voulu que son bonheur.

Il pleurait tellement de désespoir, je voulais l'aider. Il était parti et je me devais, pour le bonheur de Ron de le ramener. Sauf que rien ne s'était passé comme prévu. J'avais sauvé Fred, mais Ron avait capitulé, il était parti, sans avoir été un instant heureux.

Je pense que Fred m'en veut, mais que dans l'ensemble, les jumeaux m'en sont reconnaissants, car il n'aurait pas pu vivre sans l'autre. Pas qu'ils puissent vivre sans Ron. Mais pour George il est plus facile de se souvenir de quelqu'un que de voir le reflet de son jumeau mort éternellement.

C'est ce que m'avait dit Ginny. J'avais quitté le Terrier, car je n'étais plus capable de voir les seules petites choses appartenant à Ronald sans pleurer. Molly m'avait comprise, elle avait comprise mes raisons. Elle avait été émue de savoir que je voulais seulement leurs bonheurs quitte à mourir. Elle ne m'en voulait pas, après tout je ne savais pas. Elle venait me voir à l'appartement toutes les semaines, m'amenant des plats fait, me faisant à déjeuner, m'amenant mes courses. Elle prenait soin de moi, comme mes parents l'auraient fait. Elle prenait soin de moi, comme Ron l'aurait fait.

Qui l'aurait su au fond? Ginny m'avait dit que c'était le retour du balancier. Elle ne pouvait pas m'en vouloir après tout, on m'avait arraché le cœur en pleine poitrine lorsqu'il nous a quitté. Harry lui s'était autre chose. Il était comme moi, il vivait comme moi et avec moi. Il refusait de sortir s'en voulant presque autant de moi. Des fois il me souriait tristement en me rappelant les souvenirs drôles de Ronald. Alors on riait un peu et on pleurait comme la pluie se versait dans Londre.

J'étais installé confortablement dans on fauteuil, les genoux pliés vers moi. Aujourd'hui, je fêtais mes 19 ans. J'étais née en septembre 1979. La guerre était fini depuis 5 mois. Les journaux ne parlaient que de nous, mais personne savait on était où. Harry était venu me dire bonne fête en matinée, après, il amenait Ginny à certains endroits où nous étions allés pendant la chasse. Je lui avais mollement souris comme remerciement et il m'avait juré qu'en revenant on vivrait la meilleure soirée depuis sa mort. Molly voulait fêter mon anniversaire le soir même, mais je lui avais dit d'attendre à une fin de semaine, pour que personne soit pressé par ma faute, elle avait compris mon désire d'être seule, mais m'avait fait jurer d'être présente samedi.

J'entendis le brui habituel du transplanage. Je n'étais pas surprise, ça durait depuis plusieurs semaines. Il venait s'asseoir, me regardait, m faisait un sandwich pour me forcer à manger. Il restait là selon le temps qu'il avait, une heure, 2 heures, une journée entière. La plupart du temps il venait pendant sa pause dîner. Les jumeaux avaient réouvert le magasin, et donc évidemment il avait trouvé du travail. Il chuchota «Joyeux anniversaires Hermione» je fis un faible sourire. Il me tendit un paquet mal emballé. Il me dit simplement «Ron m'avait donné ça avant le mariage, il m'a dit que c'était au cas où il ne survivrait pas. J'aurais pu te le donner avant, mais je l'avais perdu. Je suis désolé». Je pris le paquet lentement, comme si ma vie était dans ce simple emballage de carton un peu déchiré sur les rebords. Mes mains tremblaient, quelques larmes coulaient tranquillement, pendant que doucement, j'enlevais le papier carton, essayant de ne pas le déchirer. Il y avait une petite boîte simple, mauve avec quelques motifs en gravure. J'enlevai tranquillement le couvercle. Une lettre était pliée et une autre petite boîte était présente. Je pris la lettre et la déplia. Je reconnu l'écriture de Ron et je souris tristement. Je commençais à lire.

«Hermione,

Si tu lis ça, c'est que je suis déjà loin. Ne m'en veux pas et ne t'en veux pas. Tu te rends trop coupable de ce que tu fais de bien. J'aurais dû agir avant, je n'aurais pas dû laisser ma jalousie gagner. J'en suis désolé, vraiment désolé. Je ne voulais pas que cela se passe comme ça. Je ne voulais pas te laisser seule, je veux ne jamais te laisser seule. Sache que même si je suis partie, même si je suis absent, je te soutiendrais toujours et je serais, et cela pour toujours ton pilier. Je veux que même si je suis absent, tu profites de la vie, je veux que tu sois heureuse, que tu en crois en la vie comme j'ai cru en nous. Soit en amour, ait une super carrière, ait des enfants, souri, c'est tout ce que je demande. Si tu ne le fais pas pour toi, fait le au moins pour moi et ce que notre relation représentait pour toi. S'il-te-plait, pour moi...

Ron» 

Les larmes étaient comme une fontaine. Je regardais Fred comme s'il il était ma bouée de sauvetage. Ensuite, je pris la boîte tranquillement, comme si c'était une poupée de porcelaine. Je soulevai le couvercle doucement. Et ce que je vis là, à ce moment précis, me fit fondre en larme. Ronald avait pris le temps pour transformer ses moments de souvenir en photo magique. Je pris celle du dessus. C'était lui, Harry et moi, à Poudlard lors de notre première année, souriant, n'ayant aucune idée de ce qui allait se passer, vivant pleinement notre vie. Je la pris dans mes mains et souris. Fred s'approcha et me la pris tranquillement, les mains tremblantes, les larmes aux yeux, pour regarder lui aussi, ce moment qui était magique. J'en pris quelques unes. La dernière me frappa particulièrement, c'était une photo de moi au chevet de Ron lorsqu'il s'était fait empoisonné. Il a dû utiliser un souvenir d'Harry pour ce moment là. Je la regardais tristement. Cette journée là il avait fait son choix, entre Lavande et moi, il m'avait choisi. Je refermai la petite boîte avec précaution. En dessous, se trouvait une plus grande photo encore. C'était nous, en cinquième année. Je m'en souviens comme si c'était hier. Harry venait d'embrasser Cho et ne comprenait pas pourquoi elle avait pleurée, je leur avais expliqué tout ce qui arrivait dans sa vie et Ron m'avait répondu que personne ne pouvait ressentir tout ça à la fois. Je lui avais simplement rétorqué que «ce n'était parce qu'il avait la capacité émotionelle d'une petite cuillère (ou fromage si vous préférez)...» on s,était alors tous regardé dans les yeux et on avait éclaté de rire. Dans ce temps-là je réalisais à peine que j'aimais Ron. Je refermai la boîte tranquillement.

«Ron m'avait demandé aussi de donner son jeu d'échec magique à Harry»

«Il va l'adorer» en flattant par réflexe le couvercle de la boîte. Fred me regarda.

«Tu sais Hermione, je pense que pour tes 18 ans rien ne serait mieux que de t'offrir le cadeau de vivre, souri, ris, fête... vis. C'est tout ce que Ron a toujours voulu pour toi. Allez, suit moi» fred prit ma main et nous fit transplaner à un endroit où les rires allaient fuser et le sourire renaître. Fred nous fit transplaner au Terrier, rempli de souvenir et de nos rires, de son rire...

personnellement, je ne suis pas fan de Romione, mais j'ai fait un petit spécial pour mon copain, qui lui, ne jure que par ça. la fin est un peu moche, je risque de la changer, mais j'aime sa douceur, alors on verra. commentez ou votez si vous aimer, je sais pas trop si vous aimez mon style d'écriture, et si personne aime ça je vais essayer de le changer. sur ce bonne lecture

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