La valeur du sang

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[Tate en média à la fin du chapitre]

J'entrai à la suite de Marie suivie de Tate. Celle-ci me demanda de m'asseoir sur un des lits et de l'attendre. Tate resta avec moi mais je ne me souciais pas vraiment de lui. Marie était absente depuis quelques minutes, je commençai à m'impatienter.

Il faut pas autant de temps pour aller chercher une seringue quand même !

- Tu as hâte que ça se termine ? demanda Tate.

Je tournais ma tête pour le regarder en face et lui demandai :

-Qu'on lise dans mes pensées oui.

Il me fixa de ses yeux bleus sans agressivité, mais me faisait quand même froid dans le dos.

Il baissa les yeux sur ses pieds qui semblaient être sa nouvelle occupation favorite et murmura une interrogation :

- Tu as tans peur de moi ?

Je le regardais,yeux écarquillés :

- Peur de toi ? Pourquoi ?

- Je ne sais pas mais j'ai un mauvais pressentiment.

- Je n'ai pas peur des gens.

- Tu devrais pour certains, me conseilla-t-il.

- Dont toi ?

- Non, et je n'ai pas envie que se soit le cas.

Je me laissais tomber sur le lit où nous étions assis tout les deux et fixais le plafond.

- Je ne comprend rien à ce qui se passe ici. Pourquoi tout ces tests ? Pourquoi avoir besoin d'une prise de sang ? Je suis dans une académie pour étudier et réussir ma vie plus tard.

- Tu n'es pas dans une académie comme les autres, c'est ça que tu ne comprends pas.

- Si vous m'expliquiez, je pense que je serais en mesure de comprendre tout ça, dis-je en roulant pour me retrouver sur le ventre.

- Tu le sauras demain.

- Je déteste le reconnaître mais je ne suis pas patiente.

- Et pourtant il le faudra.

Je me remis sur le dos pour pouvoir contempler le plafond de l'infirmerie et soupirais.

- Peter m'a fait lire un livre que je n'ai toujours pas fini d'ailleurs.

- Il ne faut pas l'écouter.

- Arrête. Tu dis ça parce-que tu ne l'aimes pas.

- Oui, j'avoue que je ne l'aime pas mais il faut quand même se méfier.

Et il soupira à son tour. Un silence s'ensuivit pendant quelques minutes avant que Marie ne débarque dans l'infirmerie.

- C'est bon j'ai tout ce qu'il faut ! On peut commencer !

Elle poussa alors un petit cri et dit :

- Par toutes les plumes de griffon ! Me dis pas que tu as assassiné Maud ?!

Par toutes les plumes de griffon ?

- Je ne l'ai pas assassiné, elle n'est juste pas... patiente, dit-il en me regardant avec un petit sourire.

Je me redressais et levais les bras :

- Je suis en chair et en os comme tu peux le voir ! J'ai survécu !

- On peut s'attendre à tout ici.

Elle s'approcha demoi et déposa une boite contenant plusieurs seringues, des petits récipients et des pansements. Elle enfila ensuite les gants et m'ordonna :

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