Chapitre 20,"Le dénouement de nos sentiments"

812 54 22
                                        


- Je crois que je suis amoureuse de toi...

Nous restons durant de longues minutes sans bouger... lui est assis sur son lit et moi, je suis dos à lui. Je préfère ne pas voir ses yeux, les yeux reflètent toujours la vérité. Je ne peux pas affronter la réalité maintenant, je suis comme mise à nue, mes sentiments sont mis à nus. Je l'entends remuer puis le lit craque, signe que quelqu'un se lève. Sa main prend mon bras. Ses paumes sont douces, extrêmement douces et chaudes. Il me force à me retourner mais mon regard se fixe instantanément au sol, sur ses pieds nus pour être exacte. Il place sa main sous mon menton et me lève la tête. Dès que mes yeux s'imbriquent dans les siens, ses lèvres plongent sur les miennes. Il pose ses mains sur mes hanches pour me rapprocher de lui et vient enrouler sa langue avec la mienne. Je ne peux décrire ce que je ressens, enfin c'est une sensation un peu... un peu bizarre ? non pas bizarre, mais je ne vois pas ce qu'il y a de spécial d'embrasser quelqu'un avec la langue. Il maîtrise mais moi pas. Je ne comprends pas son geste. Il décolle nos lèvres et pose son front contre le mien. Ses yeux sont fermés alors que les miens sont ouverts et le regardent avec une certaine admiration.

- Arrête de penser Rose. Je suis amoureux de toi depuis une dizaine d'années... me dit-il.

Je souris et m'apprête à ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais il m'en empêche en reposant sa bouche sur la mienne.

- Chut, ne dis-rien.

- Pourquoi ? je ne peux m'empêcher de demander.

Il se décolle et me regarde.

- Pourquoi quoi ? Pourquoi je suis amoureux de toi ?

- Non, pourquoi je ne dois rien dire. Ah et pourquoi tu ne me l'as jamais dit.

Il éclate de rire. Il me prend dans ses bras et me chuchote à l'oreille.

- Parce que je n'en ai jamais eu le courage. J'étais sûr que tu ne ressentais pas la même chose que moi à mon égard. Et que je suis persuadé que je ne suis pas assez bien pour toi.

- Qu'est-ce qui te dit que je ne ressentais pas la même chose que toi ?

- Rose, laisse faire la magie du moment s'il te plaît.

J'enroule à mon tour mes bras autour de son corps, en passant, il ne porte toujours pas de T-shirt.

- James, tu es torse nu.

Il éclate de son magnifique rire cristallin.

- Je sais. Pourquoi, ça ne te plaît pas de me voir comme ça ?

Je rougis et change vivement de sujet.

- Je vais rentrer chez moi, mes parents doivent m'attendre.

Avant que je puisse sortir de sa chambre, il me rattrape et me force à le regarder.

- Ecoute, j'avais prévu d'organiser la soirée de tes rêves pour te demander cela mais je ne peux attendre. Rose, me ferais-tu l'honneur d'être ma copine ?

Je ne sais quoi répondre. J'ai envie de sortir avec lui... mais je n'ai aucune idée de quoi faire...

- Je ne sais pas être la copine de quelqu'un... je lui réponds gênée, vraiment très gênée.

- Je m'en fiche, je veux juste être avec toi, Rose. Dis oui.

- Oui, je lui chuchote dans l'oreille avant de partir.

Je salue sa mère qui est dans la cuisine et sors du bâtiment. J'inspire lentement, j'ai besoin d'oxygène. Il faudra vraiment que je parle de ses parents avec lui. Je sors mon téléphone de ma poche pour écouter de la musique en rentrant chez moi. J'ai menti, mes parents ne m'attendent pas, mais j'avais besoin de sortir. Je reprends le bus et monte dans mon appartement.

RoseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant