Je fais la route du retour avec Nina, et elle ne décolère pas.
- Mon frère est vraiment un connard.
- Je te l'accorde.
Je ne préfère pas trop en rajouter, sachant que je l'ai trompé aussi. En y réfléchissant, je suis juste attachée à Carl, les sentiments que j'éprouve ne ressemblent pas à ceux qui font battre mon coeur quand je pense à Robin.
- Il va venir vivre avec moi à l'appart, je vais le remettre dans le droit chemin, tu vas voir ! Siffle-t-elle.
- Tu sais Nina, je n'ai pas été hyper réglo non plus...
Je me jete à l'eau avant qu,elle ne l'apprenne. Ses grands yeux perçants me fixent tout à coup.
- Tu te fous de moi ?
- Je suis désolée...
Elle éclate de rire tout à coup.
- Mais ça change tout alors ! Je m'en fous de vos histoires, vous êtes à ex-aequo du coup !
Je ris avec elle, soulagée de ne pas me prendre une baffe.
Le reste du trajet continue dans la bonne humeur. Quand nous arrivons à Paris, Nina me demande de la déposer d'abord chez elle, dans un quartier huppé. J'accepte, je lui dois bien ça.
Puis je rentre chez moi et une boule prends place au creux de mon estomac. Mon sac est tellement grand qu'il est impossible dy retrouver un malheureux trousseau de clefs. Je reste bien 10 minutes à fouiller devant la porte avant qu'elle ne s'ouvre d'elle même.
- Salut, prononce Carl en grimaçant.
Il se sent coupable, mon instinct le remarque aussitôt. Ça tombe bien, moi aussi.
- Salut...
J'entre timidement alors que cet appartement m'appartient tout autant.
- Je pense qu'il faut qu'on s'explique, continue t il, un sourire forcé aux lèvres.
- Effectivement. Nous avons tous les deux deconnés.
Il s'assoit dans le canapé puis se met la tête entre les mains.
- Je ne sais pas ce qu'il m'a prit, honnêtement. J'ai l'impression que depuis que je suis en couple, les filles s'intéressent toutes à moi, Julie.
Mon sourcil tressaute tout seul, signe de mon agacement.
- Comment ça ?
Il se redresse et son visage affiche un air indéchiffrable, entre la fierté et la culpabilité.
- C'est comme si elle sentait que je ne suis plus puceau et du coup je les attire toutes. Et moi comme je n'ai jamais vraiment profité, ça me tente énormément !
Sa franchise me trouble, je dois l'avouer. J'hésite entre lui sauter au cou ou le tuer.
- Visiblement tes barrières n'auront pas tenues longtemps. Bref, je pense que je n'ai pas de sentiments amoureux envers toi. C'est juste de l'attachement et du coup je voudrais qu'on se sépare.
Mon attitude est froide, ne laissant pas place à la discussion. C'est vrai que je suis déçue de ne pas être la seule dans les yeux de Carl mais c'est totalement égoïste car je suis attirée par Robin.
- Oui, tu as raison. Ça me soulage que ce soit toi qui le dise, je n'aurais jamais eu le cran.
Si tu savais comme moi aussi...
- Qui garde l'appartement ? Je demande, toujours hautaine.
- Je n'aurais jamais les moyens de payer le loyer seul. Je suppose que c'est mieux si tu y reste.
- Parfait. Quand compte-tu partir ?
Je vois bien qu'il est pris au dépourvu, et j'avoue que je savoure ma petite vacherie.
- Maintenant, dit-il en me lançant un regard mauvais.
- Parfait, je répète.
Il prépare un sac avec quelques affaires puis avant de partir, se tourne vers moi.
- J'attendrais que tu sois au travail pour récupérer le reste, ok ?
- Pas de souci.
Sans un mot, Carl s'en va et me laisse seule. J'envoie aussitôt un message à Robin.
"Bien arrivée, tu me manques déjà..."
Puis j'entreprends de défaire mes bagages. J'espère qu'il va bien réagir au message, on ne sait jamais avec lui.
Un coup d'oeil au miroir et je constate avec surprise que j'ai bonne mine. Le soleil fait ressortir mes tâches de rousseurs, et j'aime beaucoup ça. J'entends mon téléphone sonner à l'autre bout de la pièce et me précipite dessus.
"Si tu veux je peux passer le week-end chez toi ?"
Je répond à l'affirmative et fonce me préparer. Il en a pour 1h30 de route à peu près, j'ai le temps de me faire belle.
S
ans savoir pourquoi, j'ai envie de le faire succomber et lorsqu'il arrive 2h plus tard, je me trouve en soutien-gorge, string et porte-jarretelles. Il en reste bouche bée dans l'encadrure de la porte.
- Salut, tu en a mis du temps, je lui susurre à l'oreille.
Tout en prenant sa main, je le guide sur le canapé et décide de lui faire une danse sensuelle. Je me trémousse devant lui et repousse ses mains qui tentent de me toucher, me déshabiller. Son regard est brûlant et je sens le désir bouillonner en lui. Lascivement, j'enlève le haut, dévoilant mes seins.
A califourchon sur lui, je les frottent doucement à sa bouche, qu'il entrouvre légèrement, laissant échapper un soupir de plaisir. Lentement, je frotte mon bassin contre le sien et je sens son pénis durcir. Prenant appuies sur lui, je descends ma tête au niveau de son membre dur et entreprend d'enlever son pantalon et son caleçon.
Ses yeux gris me fixent, dans l'attente. Il n'a qu'une envie, c'est que le la prenne dans ma bouche et je joue de longues minutes avec ma langue. Sa respiration s'accélère et soudain, il attrape mes cheveux et se redresse, ayant perdu la patience.
- Ça suffit de jouer, Julie.
Et sans un mot de plus, debout face à moi, il enfonce son sexe jusqu'à ma gorge, manquant de me faire étouffer. Sa main plaquée à l'arrière de mon crâne pour m'empêcher de reculer, il fait des mouvements de va et vient. Je l'entends gémir, savourant ce moment.
Puis lorsqu'il sent qu'il vient, il me redresse, tenant toujours ma tignasse rousse. Robin me force à m'allonger sur le canapé, la tête contre le coussin et les fesses en l'air. Il écarte mon string avec ses doigts puis me pénètre sauvagement.
Je sens que je ne suis pas loin de jouir, ma respiration se fait plus courte, je me cambre toujours plus. Lorsque son doigt vient caresser mon clitoris, j'explose et lui aussi. Il s'allonge alors contre moi et lance un :
- Carl ne sait pas ce qu'il rate !
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Julie 2
RomanceQuelques années après sa rupture avec Samir, toute la vie de Julie a été chamboulée. Métier différent, vie parisienne et surtout... un nouveau mec ! Enfermée dans sa nouvelle routine, la jeune femme s'ennuie sérieusement. Marion, sa meilleure amie...
