« Je voulais te dire... je sais qu'on ne se verra plus quotidiennement, mais c'est pas parce que la distance va se mettre entre nous qu'on va se perdre hein ? C'est compliqué à expliquer mais j'ai pas envie que tu deviennes un de ces souvenirs qui f...
Mon téléphone sonnait depuis quelques secondes et j'avais tout sauf la force de me lever, mais j'étais bien obligé. Je tâtonnai ma table de chevet pour trouver mon téléphone, puis j'éteins la sonnerie dans les secondes qui suivirent.
Je sortis de mon lit, avec beaucoup de mal, mais lycée obligeait. Je me dirigeai vers la cuisine, pris un bol que je remplis de céréales, puis je partis m'écrouler sur mon canapé. Mes parents devaient ne pas être levés, et ma grande soeur ne vit plus avec nous et est resté à Paris, alors ce matin-là j'étais seule.
Je me prénomme Azilis, j'ai 17 ans bientôt 18 (le 3 juillet) et je suis en terminal, je vis aux abords de Monaco. J'ai déménagé de Paris pour m'y installer, dans mon lycée, j'ai eu du mal à me faire des amis, et tous ceux que je me suis fais ne sont pas restés longtemps dans ma vie à part Élora et Maëlie. Ce sont 2 personnes sur qui je peux compter, et j'en suis consciente, mais malheureusement elles ne sont pas dans ma classe. Et je ne ressens pas l'utilité de faire de nouvelles rencontres en sachant que ma classe est principalement composé de garçons tous plus frimeur les uns que les autres ou de filles qui leur courent après.
Après avoir pris mon petit-déjeuner, je pris les habits que j'avais préparé hier soir. Un simple tee shirt blanc, un jean noir, et une paire de basket me suffis. Je me positionnai devant ma coiffeuse, et je brossai mes cheveux châtains, avant de me maquiller légèrement. Je m'allongeai sur mon lit, pour y rester une dizaine de minutes à trainer sur mon téléphone.
7h30, je me décidai enfin à partir. Je mis mon sac à dos sur mes épaules, et m'en allai en direction de mon lycée. Je commençais par 2 heures de SES, j'avais tout d'abord hésité à venir, puis j'avais essayé tant bien que mal de me motiver.
9 heures.
J'essayais d'écouter un maximum le cours de SES, mais je crois que ça serait trop me demander. Mais je fus de suite plus attentive face à cette annonce.
-Vous allez travailler en binôme, pour ce travail de groupe. Je les ai déjà préparés, donc ne commencer pas à vous plaindre,dit ma professeur de SES.
Toute la classe souffla, excepté moi. Je pourrais être avec n'importe qui, je ne serais pas contente. Et rien que l'idée de travailler en groupe, m'effraie.
Ma professeur énoncait un tas de binômes, et elle n'avait toujours pas dit le mien.
-Kylian et Azilis vous formerez un binôme.
Je me retourne vers lui, il me fixait en se marrant avec ses potes. Kylian, j'avais entendu dire qu'il avait fait ses débuts dans le football, qu'il était dans l'équipe U19 de Monaco et également dans l'équipe de France U19. C'est le genre de mec qui n'a même plus envie de passer son bac, et la seule chose qui le préoccupe est le football. Je vais me retrouver à effectuer ce travail seule, je le vois arrivais gros comme une maison.
-Vous avez un gros oral a préparé et autres petites choses, sur un sujet, que vous pourrez lire sur la feuille que je vais vous distribuer. Vous avez 1 mois pour réaliser ce projet.
Putain, je vais devoir me taper cette enflure pendant 1 mois. Je sentais son regard posé sur moi, et ça me dérangeait plus qu'autre chose. Je savais que quand il viendrait vers moi je bafouillerais, et que je me sentirais mal à l'aise. J'étais déjà mal avant même de lui avoir parler.
La cours passa plus vite que prévu, car je redoutais la pause, je redoutais Kylian, je redoutais ses amis. L'heure était à présent passé, je m'empressai de sortir de cette salle de cours, pour éviter tout contact avec mon "binôme". Une main se posa sur mon épaule, je me raidis au contact de celle ci.
-Azilis ?je reconnus la voix de Kylian.
-Oui ? dis-je en me retournant et en faisant paraître une certaine confiance en moi qu'en réalité, je n'avais pas du tout.
-Tu veux qu'on se voie ce soir pour le boulot, comme ça plus vite c'est fait plus vite s'est terminé ? ses potes sifflaient et il souffla.
-Ce soir, et toute la semaine je ne peux pas, mais vendredi, si tu veux.
-Bon, alors on part pour vendredi, à plus tard.
Il partit sans même attendre une réponse de ma part, je n'attendais pas plus d'efforts de sa part, parce que je sais qu'il en est incapable. J'accélérai mes pas, pour rejoindre mes amies à tant, car la pause ne durait pas très longtemps.
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