Les Grandes Vacances

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Les Grandes Vacances, cette époque voulue bénie ou l'on peut enfin se déconnecter de la réalité scolaire et vivre pleinement sa liberté d'ado débordante d'énergie. À moi les plages de sable fin, les sports aquatiques distrayants, la chaleur tropicale, les glaces parfumées et les couchers de soleil sur mer, me suis-je dis début juillet au moment de faire ma valise.

Je met ce manque de discernement sur le fait que j'était totalement excédée de ne rien faire de mes journée, après 3 semaines de soi-disant "révisions pour le brevet" passées à flaner dans les parcs, au cinéma et surtout sous ma couette.
Je pense que cette réaction surexcitée était un réflexe de survie de mon cerveau pour éviter de penser au futur ennui.
Mais cependant, qu'est ce que j'ai pu être naïve !

Évidemment mes vraies vacances n'ont rien à voir avec le tableau utopique que j'ai dressé plus haut. À peine arrivée chez mes grands parents (qui habitent une sympathique ville de bord de mer où la température ne descend pas en dessous des 30 degrés et ou l'eau brille sous le soleil doré) je me suis adonnée à mes activités estivales préférées.

C'est à dire que comme tous les ans -pas de surprise- je me suis transformée en un véritable mollusque marin (car tout est plus cool dans la mer).

Il faut savoir que, comme beaucoup de gens je pense, en vacances je change totalement mon mode de vie. Durant l'année, je suis le genre de fille qui se lève dès la première sonnerie de son réveil à 7 heures tapantes et qui court, saute et bondis du collège jusqu'à ses mille et unes occupations passionantes aux 4 coins de la ville. Flaner n'est pas dans mes habitudes.

Pourtant bizarrement l'été, dès le début des vacances, je me baricade dans ma chambre avec les dizaines de livres qui ont pesé dans ma valise à l'allée, du chocolat aux noisettes, ma musique et la clim pour n'en sortir que très peu.
Et je ne m'arrête de lire que pour travailler la musique et sortir 2 heures par jour.
Et quand je dis ça c'est au sens littéral.
C'est à dire que je ne dors plus non plus.
Pas que je dorme durant l'année...mais encore moins. Si c'est encore possible.

En bref je me déconnecte de toute notion, au point d'en oublier la date et quel jour nous sommes.

Ce comportement a trois principales conséquences affreuses :
-je ne fais rien de ce que j'avais prévu de faire pendant ces vacances  (comme entre autres rattraper le retard phénoménal que j'ai en maths)
-pendant que ma soeur et ma cousine sortent et profitent du soleil je reste cloîtrée telle l'abominable liseuse des tropiques que je suis, donc elles deviennent belles et bronzées tandis que je garde la même couleur que d'habitude (heureusement pas trop clair non plus)
-arrive un beau jour ou je réalise avec sursaut que nous sommes bientôt a la moitié du mois d'août et que j'ai l'impression d'en être au troisième jour des vacances.

Donc une année de plus ou je n'aurais pas profité de mes vacances, une année de plus ou je n'aurais pas cligné des yeux que je me retrouverai en pull sous la pluie avec des devoirs à faire et des contrôles a réviser.

Autant profiter à fond des 3 semaines qu'il me reste pour me baigner, prendre un peu l'air et gambader sur la plage les cheveux au vent (je suis tellement optimiste est convaincante que je retourne finir le Seigneur des Anneaux)

Et vous comment se passent vos vacances ? Êtes vous partis, que faîtes vous ? Êtes vous aussi atteints du syndrome mollusquesque de la déconnexion estivale spatio-temporelle ?

Bonne fin de vacances et à très vite !

Ilana 🌳

Image de couverture de @qinniart sur instagram

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