Je dois l'avouer, c'était la première fois que j'avais peur d'une fille... Le soldat ayant supposément trouver ''quelque chose'' avait une voix de fille... Et après mainte analyse, s'en était effectivement une. Elle s'approchait vers moi, comment m'a-t-elle vu aussi rapidement ? Et comment sait-elle que je suis caché dans ce buisson ? Le bruit de ses bottes en cuir écrasant la boue avec hâte permettait de deviner sa position... Elle s'arrêta juste devant moi en se tournant exactement vers le buisson où est-ce que j'étais. Elle s'avança lentement... Et merde... Elle s'arrêta soudainement détournant le regard plus loin, quelque chose avait attiré son attention ? Elle s'en alla... Hmpf... J'ai eu de la chance. Me relevant soulagé de son départ, quelque chose de froid embrassa ma nuque, c'était en métal, je pouvais le sentir.
- Tourne-toi lentement.
C'était la même voix... Elle m'a donc trouvé.
- D'où viens-tu ? Qui es-tu ?
- Je viens du camp qui vient de se faire détruire un peu plus au Nord. Je m'appelle... Edgard Willson.
Je ne pouvais lui donner mon vrai nom pour l'instant, je ne sais pas à quel parti elle appartient... Après un long moment de silence, elle me mit les menottes m'apportant au troupeau de soldats l'attendant. Des chiens, des armes, un énorme droïde. Ils savent se battre, en tout cas. Je m'apprêtais à leur demander qui étaient-ils avant de recevoir un violent coup contre le crâne, ils m'ont assomé. Une odeur immonde me réveilla, ils étaient 3 ou 4 derrière elle. Celle-ci tenait un flacon dans sa main. Un réveil olfactif, mh.
- Tu es enfin réveillé. Dis-nous pour qui tu travailles.
- Pour personne, je viens de m'enfuir d'une attaque de robot géant !
- Hm ? Robot géant ? Tu viens donc effectivement de ce fameux camp de travail.
- Pourquoi ce robot a attaqué les administrateurs du camp ?!
- C'était un droïde Berserker. Ils ne font qu'éliminer tout ce qui bouge. Il devait y avoir une erreur dans sa liberté. Les Berserker ne sont pas censés se promener dans la nature.
Elle lâcha violemment son flacon en envoyant la pointe de son arme contre mon front, un Radom Vis 35, je connais cette marque, les polonais l'ont également, j'ai vu les gardes du camp l'utiliser pour éxécuter les enfants.
- Pourquoi vous nous envahissez, disgrâcieux polonais ! Allez en enfer !
Dit-elle avant d'appuyer contre la gâchette, un énorme martelement suivi d'une explosion de lumière orangêatre suivie d'une fumée blanche... Je ne suis pas mort ?
- Tu n'as rien dit. Tu n'es donc réellement pas un polonais. Libérez-le.
Dit-elle en sortant de la salle, elle avait presque l'air déçue que je ne sois pas un ennemi... J'en tremble encore, ces armes à feu, des objets du Diable... On m'emporta hors de la salle, marchant dans un long couloir à peine illuminé, j'entendais plusieurs voix au bout, on dirait presque une fête, mais sans musique. Révélétation. C'était une énorme salle où est-ce qu'ils étaient plusieurs à discuter, assis à table. Nous descendîmes les escaliers avant de s'arrêter au milieu.
- Voici le nouveau, Edgard !
Quelques rires, quelques acclamations vocales, ils criaient comme des animaux et applaudissaient, riaient même. Je ne sais pas ce que ça voulait dire, mais ils n'avaient pas l'air inquiétés ou menaçés.
- Il rejoindra l'équipe de Philippos !
Une cloche retentissant, l'entièreté des personnes de la salle se vida petit à petit, chacun disparaissant dans la noirceur des tunnels menant à un quelconque endroit... Seulement 5 personnes sont restés, plaçés côte à côte devant moi et les deux gardes.
- Voici Philippos, le chef des Feux.
- Les Feux ?
Répondai-je, ils souriaient tous comme si ne pas savoir ce que c'était était ridicule.
- Le nom du cinquième escadron d'annihilation.
Observant silencieusement le soldat me parlant depuis tout à l'heure, l'air surpris et perplexe.
- Annihilation ?
- Tu en feras parti. Non-discutable. À vos dortoirs !
Le lit était beaucoup plus confortable et propre que celui au camp, ça me rendait d'une certaine manière plus heureux. Il sentait bon aussi.
- Eh, l'nouveau ! C'est à Charlotte ça !
- Huh ?
- Le tien est en bas !
Il ne sentait pas aussi bon, mais il était tout de même propre. La lumière s'éteignant rapidement, nous étions plongés dans l'ultime noir, un teint si sombre qu'il était indéscriptible. Quelque chose en haut de moi s'écrasa, comme si quelqu'un venait de se poser.
- Salut le nouveau.
Je me rappellerai toujours de cette voix, ce murmure légèrement aigu, grâcieux et malin, c'était Charlotte. Son murmure était si beau.
- Je... Nouveau... Enfin! j'suis Edgard, pas nouveau !
Un silence soudain, comme si elle s'était volatilisé. Oublions tout ça, bonne nuit.
Un petit picotement vocal de cet oiseau passant eut raison de me réveiller, il faisait beau, de la lumière à travers la salle. Pourtant il n'y avait que six lits et une fenêtre et la salle restait jolie à voir. Il n'y avait personne dans les lits, les draps déversés et chiffonés, ils se sont réveillés avant moi. Personne dans la cafétéria non plus. Ils étaient tous dehors : Ils s'entraînaient. Ils devaient être là ça faisait longtemps, leurs chandails blancs étaient teintés de sueur.
- Pourquoi le nouveau s'entraîne pas ?
Demanda Troy, courant à une vitesse moyenne aux côtés de 2 ou 3 personnes, le ton venimeux qu'il avait annonçait presque un torrent d'haine et jalousie. Sa voix armée d'un accent du nord similaire aux purs russes pouvait se faire comprendre par n'importe qui, y comprit moi. Ça ne faisait que commencer...
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Dunkrieg
AksiUne guerre différente. Une ambiance horrible. Les Croix Damnés, parti polonais qui prévoit une suppression complète des autres humains pris comme des êtres inférieurs se verront atteindre un niveau de violence hors-norme. Ils défieront le monde. Et...