Je discutais avec une amie et je me suis étonnée à faire le parallèle entre les saisons et le cycle de la vie. Oui cela parait totalement évident d'en faire le rapprochement puisque la nature étant vivante, repose sur ce phénomène en perpétuel récurrence . Mais de comprendre que la saison de l'hiver, qui est en ce moment assez poignante et contraignante, n'est finalement que le reflet de la gestation féminine, proche de la mise au monde, est assez intriguant. L'hiver est une saison rude, pénible, lente malgré son rythme journalier brut. Le manque de lumière, l'absence de chaleur, les esprits sommeillent, l'énergie se concentre...on se trouve dans un état de nidification. La nature n'est pas morte, elle prépare sa renaissance. Il se crée finalement une osmose entre notre corps humain et cette nature en métamorphose. Ces contractions climatologiques nous poussent à redoubler d'efforts, notre système immunitaire est stimulé à son maximum. C'est une contorsion générale. Un accouchement simultané. L'Annonciation. Le printemps.
J'eu alors en résonance les quatre saisons de Vivaldi.
On peut mieux comprendre, la sensation de cette délivrance. Malgré ces giboulées de Mars et ces réveils nocturnes, le printemps est joyeux et plein de vie. Il nous a ramené le soleil et ces festivités. L'émerveillement devant la redécouverte des couleurs et des semences qui prennent vie. Chaque jour un peu plus, il grandit, jusqu'à devenir fort et vaillant tel un magnifique été, plein de promesses et d'allégresse. Quel bel homme que l'été! Il a récolté ces fruits mûrs et a distribué ces sourires chaleureux. Il vit si bien, noble et fier. Il se tient debout courageusement jusqu'à l'aurore. L'automne lui caresse gentiment les cheveux grisonnant. Il se penche, se rapproche lentement de sa mère matrice. Se remémore le temps où il n'était qu'une graine dans cette muqueuse glaise. Tel un saule, il s'étend contre elle et finit par s'y allonger. Son cœur rejoint peu à peu ce qui fût toute sa vie un tapis. Désormais, il lui fait office de linceul. Le deuil. La nature chante des cantiques qui se dispersent avec la brise fraîche. Tel un éventail, le cycle de la vie s'ouvre et se referme sans fin tant que les yeux sont là pour la contempler.
VOUS LISEZ
Ecriture en Vrac
EspiritualLe problème avec moi c'est le temps. J'ai besoin d'une certaine période dans la journée mais surtout la nuit, avec un silence, une certaine fatigue mais pas trop pour être inspirée à écrire. Vu que mon abonnement chez le marchand de sable est plus c...
