Les personnages appartiennent à JKR.
Les citations appartiennent Wendelin Van Draanen.
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CHAPITRE 6
"What I'd made was a big mess. But if chaos is a necessary step in the organization of one's universe, than I was well on my way."
Elle allait finir par se réveiller. C'était un cauchemar, il n'y avait pas d'autre explication à ce chaos qu'était devenue sa vie en l'espace d'une ridicule et vulgaire nuit. Comment tout avait-il pu devenir aussi compliqué. Sa vie prenait enfin le chemin qu'elle désirait. Elle allait épouser Rabastan Lestrange et prendre la tête de la société des McKinnon. Elle allait enfin faire ce qu'elle voulait. Et voilà qu'elle se retrouvait à devoir épouser le pire traître à son sang qui ai jamais existé. Ses parents la renierai, ses pairs la rejetterai, elle serait exilée de son monde. Ce monde dans lequel elle s'était presque fait une place.
Elle aurait voulu le contredire pour éviter ce mariage. Lui dire qu'il verrait l'enfant mais ça aurait un mensonge. Il avait vu parfaitement juste, sa famille ne l'aurait pas laissé approcher l'enfant. Ils auraient tout fait pour étouffer l'affaire. Ils auraient limité au minimum ses droits de visites, et une fois l'enfant complètement sous leur emprise, il est fort probable que comme Sirius l'avait prévu, une fois adulte, il soit celui qui ne désire plus voir son traitre à son sang de géniteur.
Il pensait certainement qu'elle refuserait de l'épouser. Qu'elle préférait son monde à son enfant. Il la jugeait sans la connaître. Elle ne lui ferait pas le plaisir de le contredire. Elle ne lui ferait pas non plus le plaisir de renoncer. Les Gryffondor se vantaient sans cesse de leur courage qu'ils confondaient selon elle avec de la témérité. Elle n'était pas lâche et elle n'abandonnerait pas son enfant à qui que ce soit, encore moins à un individu aux fréquentations douteuses et aux moeurs légères. Mais aussi détestable Sirius Black soit-il, elle savait qu'ils étaient désormais liés. Cet enfant serait un lien éternel entre eux. Et après qu'elle eut apprit à sa famille son écart de conduite et la conséquence qui en résultait, il ne lui restait plus rien que lui.
Lorsqu'elle entra dans le boudoir de sa mère, celle-ci brodait un élégant napperon. Hélène McKinnon n'était pas une mauvaise mère. Elle était réservée et peu démonstrative mais son attachement à l'égard de ses proches était certain. Elle avait été marié très jeune à Paul McKinnon. Elle avait du quitter sa famille, ses amis, et son pays. La rencontre du raffinement français et du flegme anglais avait été un mélange réussi. Sans parler d'amour, il était plus que certain que ses parents s'entendaient à merveille. Amis et non amants. Tendresse sans passion. Leur quotidien était paisible. Leur foyer sans être chaleureux était heureux.
Marlène s'en voulait presque d'avoir été aussi méprisante à l'égard de sa mère. Bien sûr elle l'aimait mais elle n'était jamais parvenu à la respecter sincèrement. Sa docilité et son manque d'ambition n'étaient pas des qualités à ses yeux. Sa vie n'avait jamais été ce à quoi elle aspirait. Pourtant l'intuition d'Hélène ne lui avait pas fait défaut. Marlène avait toujours trouvé que sa mère se montrait trop exigeante, trop obnubilée par l'étiquette. Elle avait toujours pensé qu'elle avait hérité cela de son séjour à BeauxBâtons mais aujourd'hui Marlène se demandait si sa mère n'avait pas décelé chez elle une anomalie, une déviance qui lui serait fatale. Et voilà qu'elle devait lui annoncer que malgré toutes ses précautions elle avait failli à la tâche. Elle avait ruiné sa réputation et l'honneur de sa famille.
- Marlène, trésor, ne reste pas plantée dans l'embrasure de la porte les bras ballant c'est indécent, lui asséna sa mère sans même lever les yeux de son ouvrage.
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Wednesday
Fanfiction{TERMINÉE} Se faire prendre contre une porte, puis sur un tapis par un traître à son sang ne pouvait se faire sans conséquences. Un mois très précisément après cette fameuse et unique nuit de débauche, Marlène dût faire la connaissance d'un inconnu...
