Sans élégance.

50 4 0
                                    


C'est dans un élan doux, que sur ton crane ma main se posa,
Et que mon regard, assoiffé de vengeance, se dirigea,
Vers tes yeux qui quémandaient allégeance et vices noirs,
Et ta peau qui suppliait la douleur et mes lèvres le soir.

Ma paume, elle, s'échappait dans une unique caresse,
Pour atteindre ton cou, et y graver une promesse,
C'est là que ta voix me chantait le salut de ton drap blanc,
Enfin à mes oreilles elle me parvient, et c'est accablant.

Je ramène ma vision, sur ton front et je te soutiens,
De mes deux bras, à cette allure puissante, je te retiens,
Pendant que dans un spasme surprenant, tu montes les voir,

Souffle coupé, je te lâche au creux de mes abysses,
Revenant à la réalité, le sang sur tes cuisses,
Et mon image défaite, du reflet dans le miroir.

Mes doigts crispés je me rends compte de l'erreur,
Blesser son corps à chaque jour, à la même heure,
Pour revoir l'écrin du sourire, de mon premier amour.

Recueil d'un condamné.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant