Que vois-je couler sur la tempe d'un monde incertain ?
Des cristaux d'un sentiment mélancolique, des perles du doute sincère.
L'eau fontaine d'une cascade de mots, et des regrets y surgissent dans un flot.
La tempête vient, et tourne la tornade qui fauche les grains de sable colorés.
Puis passe l'ouragan qui disparaît à l'orée de la forêt, noire de ronces endormies.
Le chagrin s'installe dans une cabane de chasseur; où trônent des parchemins grisés et cendres, de faits et histoires d'une tendre.
Sur la rose l'eau, osmose, la beauté du rouge sanguin, que fane la brise d'hiver.
Sans se douter du bouleversement qui se produisait, l'ombre courait sur la terre pâle, et le soleil le pourchassait.
Enfin, ce dernier chassait, illusions de la nuit bleutée, d'or, de semées de pas.
Adage, d'une époque lointaine mais qui n'était qu'hier.
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