Chapitre 7

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|Selamou Aleykoum |

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•Problèmes•



Assy Ahmed Aïdara.

Les paroles de Chérif m'ont profondément touchée. Je ne comprends pas comment il fait, il est si énervant parfois, mais il dit toujours la vérité.

Ce matin, je me suis réveillée tôt pour prier deux rak'a avec lui avant la prière de fajr. Il était surpris, mais je l'ai vu sourire ensuite.

Je ne fais pas cela pour lui... je veux réellement changer. Je ne veux plus rester dans cette obscurité qui me hante depuis que ma mère a quitté ce monde. Il est parti à la mosquée pour la prière de fajr, et moi je l'ai accomplie à la maison. Ensuite, j'ai pris le Coran de Chérif. Mes mains tremblaient en l'ouvrant, cela faisait si longtemps... Moi qui ne restais jamais plus de deux jours sans lire une sourate, j'avais honte devant Allah subhanahu wa ta'ala. J'ai pleuré et Lui ai tant supplié de me pardonner.

— J'étais dans l'égarement total, dis-je d'une voix tremblante.

Je me suis mise à lire le Coran, le cœur serré et les yeux inondés de larmes. Je ne saurais décrire le bien que cela m'a fait... cela m'avait énormément manqué.

— Allahouma Barik, je ne savais pas que tu avais une aussi belle voix, lança Chérif en rentrant.

J'ai immédiatement remis le livre à sa place et me suis enfermée dans la salle de bain. Je n'en suis sortie qu'une demi-heure plus tard.

Après avoir préparé un délicieux petit-déjeuner et l'avoir posé sur la table basse du salon, je suis partie appeler Chérif. Il était surpris, et moi aussi, face à ce changement de comportement. Peut-être était-ce ma façon de m'excuser et de le remercier à la fois. Il a pris place et je me suis assise devant lui.

— C'est toi qui as préparé tout ça ? demanda-t-il.

— Oui, répondis-je, un peu gênée.

— Merci beaucoup, c'était délicieux ! dit-il, un sourire aux lèvres.

— Je t'en prie, lui rendis-je en souriant à mon tour.

Je dois avouer qu'il est très charmant quand il sourit. Chérif est un homme beau et séduisant, du genre que toute femme rêverait d'avoir, mais je ne l'avais jamais vraiment regardé ainsi auparavant.

Je baisse aussitôt les yeux chaque fois que nos regards se croisent.

Il se racle la gorge, disparaît dans la chambre, puis revient dix minutes plus tard.

— Bon, à plus tard, dit-il.

— Tu vas au bureau, n'est-ce pas ?

— Oui

— J'y vais aussi, je prends mon sac, répliquai-je.

— D'accord, répondit-il.

Dans la voiture, il me regardait toujours avec surprise.

— Tu veux vraiment y aller ? lança-t-il.

— Oui, il faut que je reprenne le travail. Cela fait près d'un mois que je n'y suis pas allée. Même si je pense poursuivre mes études, j'essaierai de trouver un équilibre, car j'aime bien travailler à l'entreprise, expliquai-je.

Mon Amour, Mon miracle [Original]Des histoires addictives. Découvrez maintenant