Chapitre 25

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| Salam Aleykoum |
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•Éclipse d'une Semaine•
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ASSY AIDARA

Cela faisait au moins trois longues minutes qu'elle frappait à ma porte.

Trois minutes.
Trois minutes de coups insistants, comme si ma chambre n'était pas le seul endroit où je pouvais encore respirer.

Décidément, on ne peut même pas se reposer une demi-heure dans cette maison.

Depuis mon retour chez mon père, les visites n'ont cessé de s'enchaîner. Voisines curieuses, cousines faussement compatissantes, tantes éloignées, connaissances de passage...
Apparemment, tout le monde sait que je suis divorcée.

Certains viennent simplement vérifier si la rumeur est vraie.
D'autres cherchent des détails croustillants à aller raconter ailleurs.

Très peu se préoccupent réellement de moi.

Très peu voient mes cernes.
Très peu entendent mon silence.

Je fais tout pour cacher mon ventre...
Mais bientôt, je ne pourrai plus faire grand-chose.
Et j'en suis certaine : certains commencent déjà à s'en douter.

— Qu'est-ce que tu veux, Djouldé ? J'essaie de dormir !

— Ouvre la porte, j'ai quelque chose de très important à te dire !

Je soupirai bruyamment avant d'aller lui ouvrir.

— J'espère que c'est vraiment important et que personne n'est venu me voir parce que—

— Wheuh ! Pousse-toi de là et laisse-moi entrer !

Elle me bouscula gentiment et alla s'asseoir sur mon lit comme si elle était chez elle.

— Alors ? Ça va le moral ? Les hormones te montent trop à la tête, à ce que je vois.

Malgré moi, un léger sourire étira mes lèvres.

Djouldé est l'une des rares personnes capables de me faire rire, même quand mon monde s'effondre.

Depuis la mort de Maïmouna... le bonheur semble avoir déserté ma vie.
Et comme si cela ne suffisait pas, Chérif me tourne toujours le dos.

Je la rejoignis, les bras croisés.

— Tes beaux-parents sont là...
Ou devrais-je dire... tes ex-beaux-parents.

Elle chuchota cela avec un sourire malicieux.

Je levai les yeux au ciel et me laissai tomber sur le lit.

— Je ne te crois pas. Tu m'as coupé le sommeil pour ça ?
Tu me dois un pot de glace au chocolat.

— Hé, diank ! Lève-toi ! Je ne blague pas. C'est ta tante qui m'envoie te chercher.

Son ton avait changé. Plus sérieux.

Je me redressai lentement.

Mon Amour, Mon miracle [Original]Des histoires addictives. Découvrez maintenant