Chapitre 21

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| Salam Aleykoum 🤍|

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•Assy•

Il était bien après minuit.
La maison dormait... mais pas moi.

Les yeux grands ouverts dans l'obscurité, je fixais le plafond comme si j'y cherchais des réponses. Le silence était lourd, presque oppressant. Chaque tic-tac imaginaire résonnait dans ma tête, amplifiant le vacarme de mes pensées.

Pourquoi maintenant... ?
Pourquoi a-t-il fallu que cela m'arrive maintenant... ?

Je venais à peine de retrouver un semblant de bonheur. Après la mort de ma mère, après ces longues nuits de solitude, après ces années à me reconstruire en silence... je croyais enfin que Dieu m'accordait un peu de répit. Un peu de lumière.

Et voilà que tout s'effondre.

Une larme glissa lentement le long de ma tempe, disparaissant dans l'oreiller. Je ne pris même pas la peine de l'essuyer.

Cherif...

Rien que son nom faisait vaciller mon cœur.

Comme il me manque... Ya Allah, comme il me manque.

Son rire.
Sa voix grave quand il prononce mon prénom.
La chaleur de ses bras autour de moi.

Et cette pensée... cette pensée insupportable qu'en cet instant même il est ailleurs. Avec elle.

Dans les bras d'une autre femme.

Sa première femme.

Ma meilleure amie.

Je serrai les draps entre mes doigts, une vague de jalousie et de colère montant malgré moi. Cette image me brûlait de l'intérieur. Elle m'irritait, me blessait, me déchirait.

Mais que pouvais-je faire ?

Rien.

Absolument rien.

Je n'avais pas le droit d'être égoïste. Pas dans ces circonstances. Pas après ce qu'elle avait traversé.

Alors j'acceptais.
J'encaissais.
Je me taisais.

Je suis sa deuxième femme.

Ces mots résonnaient en moi comme une condamnation.

En ce moment précis... je n'ai pas de place dans sa vie. Pas officiellement. Pas pleinement. Je suis comme une parenthèse qu'on a refermée provisoirement.

Et ça fait mal.
Tellement mal.

Je pensais vivre un cauchemar... mais quand je repense à Maimouna, à ce qu'elle endure dans cette maison, sous le regard venimeux de sa belle-mère, face à un mari qu'elle ne reconnaît plus... je me demande si ma douleur n'est pas moins lourde que la sienne.

Nous sommes deux femmes brisées dans deux chambres différentes.
Deux cœurs serrés par des réalités qu'on n'a pas choisies.

Mon Amour, Mon miracle [Original]Des histoires addictives. Découvrez maintenant