Le chapitre 5 est là, bonne
lecture!!!
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Ça recommence, tout défile à nouveau. Je vois sa vie après cet événement. Elle est dévastée. Elle veut mourir. Mais elle a fait une promesse à Juliette. Et puis de nouveau tout se bloque.
Je suis au bord d'une route droite, dans un village. Les maisons sont toutes pareilles. Un peu abîmées, les arbres ne sont pas taillés. Il y a un chat qui miaule sur le muret derrière moi. J'ai une valise rouge délavée, dans la main droite et un petit téléphone, dans la main gauche. Une vielle femme passe avec son cabas.
- Alors ma petite tu pars aujourd'hui ?
- Oui mon frère va arriver.
- Où vas-tu ma petite ?
- Je pars en Allemagne vivre chez mon grand frère et sa femme.
- Tu sais Jeanne, même si tu pars tu peux toujours revenir. Et même si tu ne veux pas, personne ne t'en voudra. Fais ce que tu veux, car tu es libre de tes choix. Personne ne doit choisir pour toi.
- Merci beaucoup Nicole. Pour tout ce que vous avez fait pour moi. Je ne vous oublierais jamais.
Une grosse voiture blanche arrive sur la route. Elle s'arrête devant moi. Je reconnais mon frère au volant, alors je monte à côté de lui.
- Jeanne tu m'as tellement manqué, dit-il en me prenant dans ses bras.
Je répond à son étreinte mais une larme coule. Aussitôt il s'écarte et m'observe d'un il expert.
- Tu as minci depuis la dernière fois. Ton visage à perdu de la couleur et tes yeux ne pétillent plus. Tu pleures. Oh ma puce, je suis tellement désolé de ne pas avoir été là quand il fallait. Mais Lou à accouché. Je suis là maintenant et tu vas venir vivre avec nous. Tu pourras garder mon ange pendant la journée et le soir tu fera ce que tu veux. C'est un garçon et il s'appelle Sam. Non ! Ma puce ne pleure pas.
- Maxence, on est comme des orphelins. Notre mère nous a abandonnée, notre sur pleine de vie est morte, et notre père a disparu. Une guerre est en train d'éclater entre tous les pays du monde. Et nous on est seuls...
- Jeanne je t'interdis de dire ça. On nest pas seuls. Je suis là pour toi, Lou sera là pour toi et mon fils te ferra rire. Tu fais partie de ma famille, donc tu fais partie de celle de Lou. Tu vas connaître ses parents. Son père était psychologue, il pourra t'aider. Mais arrête de croire que tu es seule. Ça s'était avant. Maintenant je suis là. Tu nes plus seule et on va retrouver papa...
- Merci, déclarais-je en pleurant de chaudes larmes. Car enfin je n'étais plus seule.
Mon frère s'installa devant le volant et repris la route. De mon petit village paumé à l'Allemagne nous avions 6h de route. Heureusement que j'avais mon permis pour reprendre mon frère, sinon nous aurions mis 10h.
Le souvenir s'arrête ici. Tout recommence à défiler. Je vois leur arrivé chez Maxence. Lou portant un petit bébé dans ses bras. Elle sert ma gouverneuse très fort. Et lui dit que tout va bien se passer maintenant.
Je vois les années quelle passent avec eux. Le petit Sam grandit auprès de sa tante et ses parents. Il vit une enfance normale, auprès de sa mère et de son père. Il a 5ans quand la guerre éclate.
Je vois des bombes, des fusils, des soldats, des morts, une ville détruite, des combats, des blessés, des survivants, une fusillade, des enfants perdus, abandonnés. Partout, je vois du sang. Sur les murs des bâtiments, sur le sol de goudron, sur les mains des autres.
Alors je comprends l'atrocité de cette guerre. Je comprends sa violence. Et je comprends pourquoi se fut la pire de toutes.
Ma conscience se bloque de nouveau. C'est un souvenir au milieu de la guerre. Je suis dans une rue vide, des cadavres sont éparpillés partout. Devant moi, il y a une maison détruite par un bombardement. À ma gauche, se trouve les ruines d'un parc de jeu. Les balançoires encore debout, balancent au rythme du vent. Je peux voire le reste d'un toboggan un peu plus loin. À ma droite, je vois des bâtiments, qui autrefois logeaient des gens. Ils sont vides maintenant, et s'écroule pour certains.
Je penche ma tête vers le bas et remarque le petit garçon qui s'accroche à mes jambes et au corps d'une femme. C'est Sam. Je reconnais le cadavre de Lou dans ses petits bras. Je m'en veux tellement, Maxence m'avait demandé de les protéger. Je n'ai pas réussi. Alors je prends les joues de mon neveu entre mes mains et lui souffle :
- Maman est partie vers la paix. Elle n'a pas été assez forte pour supporter la guerre. Alors pour elle et pour tout ceux qui n'ont pas réussi, nous on va y arriver. D'accord ? Mon chou je suis avec toi, on va y arriver.
- Maman... Maman... revient !!!
Sam pleur au milieu de cette rue où nous sommes les seuls survivants. Ses larmes mouillent la robe de sa mère. Il la sert fort entre ses petits bras frêles et remonte ses yeux vers les mieux. Il déclare de sa petite voix fluette :
- Maman ne revient pas. Alors je viens avec toi...
Je lui pris la main. Ensemble nous traversâmes l'allée détruite. Le ciel gris de pollution cachait le soleil. C'est dans la pénombre que nous trouvâmes enfin un endroit pour dormir. Nous nous étions mis entre deux grands bâtiments, dans une petite ruelle. Les murs de pierre n'apportaient aucune chaleur. Sam se blotti entre mes bars. Il pleurait.
- Tata, pourquoi ne pas me dire que maman et morte directement !
- Car ta mère n'est pas morte. Pendant la guerre personne ne meurt. Nous n'avons pas le temps de pleurer les morts. Alors pour cela on attend la paix. Une fois que tout sera redevenu comme avant, ta maman mourra. Mais elle sera toujours là, ou là, dis-je à Sam en lui montrant nos curs. Ta mère était incroyable, mais nous n'avons pas le temps de la pleurer pour l'instant. Alors ne l'oublie pas. Quand la guerre sera finie, tous les deux nous iront la voire au cimetière.
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J'espère que ce chapitre vous aura aussi plus!
A mercredi 😘
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Différente
Ciencia FicciónFlorine73 est presque comme toutes les autres filles. Elle a des jambes, des bras, une Capacité, et elle a aussi oublié. Elle a oublié les évènements qui se sont produit avant l'Oublie. Seulement, elle a les yeux verts comme le peuple de la mer. ...
