Chap4: les cas

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Le directeur me guide à travers les couloirs, saluant les gardes qu'il croise. Nous arrivons finalement à notre destination : le secteur K.

Il jette un œil par le judas d'une des cellules, puis se pousse pour que je puisse voir.

La cellule est sombre, éclairée à peine par des néons mourants. Mais je distingue une silhouette féminine au centre. C'est alors qu'elle se retourne, me permettant de la détailler. Peau et cheveux roses, vêtu d'habits légers, un sourire rieur et des yeux noirs aux pupilles jaunes.

 Peau et cheveux roses, vêtu d'habits légers, un sourire rieur et des yeux noirs aux pupilles jaunes

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« Voici Mina Ashido. Alter d'acide. La prison est construite pour résister à ce genre de pouvoir, ... mais pas les uniformes. Elle a fait fondre le sien, d'où le fait qu'elle ait pu garder son costume de méchante... et qu'il fasse sombre là-dedans. Elle a fait fondre ou presque les néons ! »

Je ne peux m'empêcher de sourire.

« Un sale caractère quoi... »

« Non, elle est sympa et sociable... mais c'est une adepte de l'emmerdement maximum vis à vis des représentants de l'ordre. »

Le directeur me fait regarder dans une autre cellule.

Cette fois la cellule est normale, au détail près que je remarque des reflets sur les murs m'indiquant qu'elle est renforcée.

Le détenu est musclé, les cheveux rouges, et j'entrevois ses dents serrées qui sont en pointes.

Le détenu est musclé, les cheveux rouges, et j'entrevois ses dents serrées qui sont en pointes

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« Eijiro Kirishima. Alter de durcissement. Le pare balle du groupe ! Là il se tient bien, mais quand il s'énerve, il vaut mieux ne pas être sur le chemin ! Il nous a déjà enfoncé 4 fois la porte de sa cellule. Celle-ci est neuve et pour l'instant lui résiste, mais s'il s'agite... »

Le directeur me pointe mon talkie-walkie. Je hoche la tête.

Nous continuons jusqu'à la cellule suivante, et le directeur me demande :

« Le nom de Shoto Todoroki vous dit-il quelque chose ? »

« Oui... l'un des fils du n°2 des héros... fils qui n'a d'ailleurs pas suivi les traces paternel... »

Je hausse un sourcil.

« C'est lui qui est là dedans ?! »

« Oui. »

Je jette un œil par le judas... et croise le regard de l'occupant de la cellule. Jeune homme aux cheveux bicolores, et au visage sale. Je distingue vaguement la cicatrice de brûlure qu'il a autour de l'œil gauche. Il a l'air fatigué. 

Même si le judas ne permet de voir que de notre coté, j'ai l'impression qu'il me fixe.

Même si le judas ne permet de voir que de notre coté, j'ai l'impression qu'il me fixe

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« Son Alter est de glace et de feux. Et son caractère est à l 'image de son pouvoir : ou il est froid, peut se mettre à tout incendier d'un coup. D'où ses menottes spéciales qui ont été créées exprès pour lui. »

En effet, je vois qu'elles sont plus grosses et complexe que la moyenne. Je ne sais pas comment elles marchent, mais elles font leur travail visiblement.

Le directeurà côté de moi soupire.

« Ce qui nous amène au dernier... le meneur. »


Une fois de plus, le directeurjette lui-même un coup d'œil à l'intérieur avant de me faire signe de regarder à mon tour.

La cellule est de petite taille, visiblement renforcée comme celle d'Eijiro, avec pour tout meuble une chaise au centre. Et dessus se trouve...

« Katsuki Bakugo. Meneur de ce groupe. Alter permettant de générer des explosions dans ses mains. Ça, plus son caractère agressif, inutile d'expliquer pourquoi nous sommes obligés de le garder comme ça... »

Katsuki est en effet pour le moins retenu : d'énormes menottes renforcées lui avalent les mains ainsi que les avant bras, des sangles le retiennent sur la chaise, et un masque métallique sur le bas du visage le rend muet. Je ne réprime que de justesse un frémissement devant ce traitement. 

« Et pourquoi est-il bâillonné comme ça ? »

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« Et pourquoi est-il bâillonné comme ça ? »

« Il criait tout le temps. Et d'ailleurs, 2 fois sur 3, il recommence aussitôt qu'on lui enlève son masque ! Nous sommes même parfois obligés de le nourrir par intraveineuse... comme si le fait qu'il fasse partie des détenus que l'on ne peut faire sortir de leurs cellules ne suffisait pas ! Et il n'y a qu'à voir la rage bouillonnante de son regard pour comprendre qu'il ne s'est pas amélioré... »

« Et il crie quoi, si ce n'est pas indiscret ? »

« Des insultes et des menaces surtout... et les classiques promesses qu'il ne restera pas éternellement ici. »

Le directeur tourne les talons, s'éloignant, avec moi lui emboitant le pas.

Il nous fait quitter le secteur K avec pour ultime remarque : « Bien sûr, il partira d'ici un jour ! Comme les autres ...à sa mort. »

Charmant...

BagneOù les histoires vivent. Découvrez maintenant