Confession ardente

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Quand une beauté se fane
Sous la clarté du jour,
Un quelconque amour se ruine
Sous le faible éclat de la nuit.
Il n'est plus pur, il s'adapte,
Se veut consolé d'une souffrance.
L'an des crimes perpétuels, il fut
La saison des délices aux enfers.
Il a éteint des espoirs,
Réduit en cendre des paradis.
La belle plume tremble,
Elle sue dans l'encrier ;
L'encrier, des larmes, son œuvre ;
Du pardon aux emprises de la haine.
Cela semblerait toujours une vengeance
Des déceptions infligées dans le profond,
Le profond sensible de l'être.
Elles furent brutales, parfois mortelles.
L'on veut oublier, l'on veut survivre.
Je ressens cette braise, elle illumine
Ton regard flamboyant, enflammé,
La dague dans ta paume suante.
De loin, elle me lacère vif.
Ma voix se confesse, elle ne te parvient,
Se perd dans le vent mouvant,
Dans le bruit assourdissant,
De tes tonnerres profondes.
Qui pardonner ?
À qui demander pardon ?
Une reconquête impossible me chagrine,
Un bonheur promis ôté à sa source
Qui se dissout dans la marrée ardente.

Djiby Ndiaye

Rayons NoirsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant