Chapitre 1

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« 𝘍𝘳𝘦𝘦𝘥𝘰𝘮 𝘪𝘴 𝘵𝘩𝘦 𝘱𝘰𝘴𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘵𝘺 𝘰𝘧 𝘣𝘦𝘪𝘯𝘨 𝘢𝘯𝘥 𝘯𝘰𝘵 𝘵𝘩𝘦 𝘰𝘣𝘭𝘪𝘨𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘵𝘰 𝘣𝘦 » — HeeJin.

— Je suis rentrée.

SiYeon était enfin de retour chez elle, à son plus grand bonheur. Elle vivait actuellement avec sa meilleure amie qui était aussi sa seule amie.

Après s'être défaite de ses chaussures et de sa veste, Siyeon s'était dirigée vers le salon en prenant soin de déposer son téléphone sur le comptoir de l'entrée.

Visiblement, il semblait que HeeJin n'était pas seule. En voyant son amie, HeeJin qui était avachie sur un homme à même le canapé du salon, l'avait aussitôt repoussé, avant de sauté dans les bras de SiYeon comme si de rien n'était.

Celle ci l'avait rapidement poussé en pointant sa blessure du doigt. Évidemment, elle essayait de ne rien laisser paraître sur son dégoût.

L'homme la dégoûtait en général.

— Oh non ! Tu es blessé ?!

— Qui c'est?

HeeJin redoutait cette question. Elle savait très bien que Siyeon n'aimait pas vraiment les hommes : elle les trouvait tous inutile, et il semblait qu'elle ressentait une certaine rancoeur, un profond dégoût inestimable pour cette « espèce » comme elle aimait les nommer

La jeune fille s'était frotté les mains en essayant de faire comprendre à l'homme torse nu de prendre ses affaires et de déguerpir.

Les deux amies s'étaient pourtant promis de ne pas amener d'homme ici...

— Je savais très bien que tu n'allais pas tenir ta promesse. Je savais bien que tu allais craquer.

SiYeon s'était dirigée dans sa chambre, mais s'était arrêtée devant l'homme juste avant pour le regarder dans les yeux. Les sourcils froncés, elle le relooka, j'en grimace au visage.

Il avait semblé être très intimidé par le regard de la femme fatale ; rouge de la tête au pied, il avait baissé les yeux sur sa poitrine ou se trouvait son insigne de police.

Puis, plus rapide que la lumière fut-il, il avait ramassé ses affaires, en panique.

Soulagée, SiYeon s'était donc dirigée vers sa chambre avant de se jeter dans son lit. Sa porte était constamment fermée à clef, non pas qu'elle ne faisait pas confiance à Heejin, mais elle préférait rester seule.

Elle pouvait d'ailleurs l'entendre chuchoter, sans doute entrain de dire quelques mots à l'homme, puisque la porte d'entrée s'était ouverte et refermée.

La femme fatale avait ensuite entendu l'appel de cette dernière.

— SiYeon! SiYeon? Bon, ok. Je suis désolée...je vais t'expliquer. Ouvre la porte d'abord. Pourquoi est-ce que tu la fermée?

— À ce que je vois tu ne peux pas t'arrêter d'emmener ces hommes ici. Je mets donc une barrière.

Allongée sur le ventre, les yeux fermés, elle ne prenait pas la peine d'élever la voix. Son teint était pâle, et elle ne sentait pas la douleur de sa blessure soignée.

— Je suis désolée. Je sais que c'est pas la première fois...je le ferais plus promis.

— Encore et toujours le même discours. Encore une promesse jetée dans le vide, dite dans le vent...change de disque. Bon sang.

❝𝐈𝐧𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐲❞ || 𝑳𝒆𝒆 𝑺𝒊𝒚𝒆𝒐𝒏Où les histoires vivent. Découvrez maintenant