Ange ou Démon ? (Défi Dofiris 4ème partie)

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WARNING ! Cet OS est la quatrième partie du Défi Dofiris. Assurez-vous d'avoir lu les précédentes parties avant de continuer.
Bonne lecture !

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L'île de Dressrosa était reconnue dans le monde entier comme étant splendide, pleine de couleurs, d'une identité propre et surtout, réputée pour être la terre de l'amour et de la passion. Jusqu'à il y a deux ans, Isiris n'aurait jamais cru finir par vivre sur une telle île, encore moins y régner.

En disant oui à Doflamingo, elle n'avait pas pris conscience d'à quel point les choses allaient changer pour elle. Passer de capitaine de la Marine à reine pour un peuple qu'elle ne connaissait pas l'avait grandement perturbé durant les premières semaines, mais elle avait toujours pu compter sur son mari pour l'épauler, la guider, lui expliquer tout en détails. À présent, les jouets vivant en parfaite harmonie avec les humains lui était normal, les combats de gladiateurs, bien qu'elle ne les approuve pas, lui semblaient habituels. Le roi, étant souvent appelé par des affaires autre part, l'avait fréquemment laissé diriger dans une totale confiance. Elle avait apprit à connaître son peuple, à prendre soin de lui et l'aider au moindre soucis tout en continuant de suivre ses principes, mais elle savait se montrer ferme ou intransigeante lorsqu'il le fallait. Rapidement, elle avait su gagner le coeur de ses sujets, qui l'aimaient à présent autant qu'ils aimaient Doflamingo, et ensemble, ils régnaient sur cette île avec bienveillance. Du moins, c'est l'impression qu'elle avait.

Cette nouvelle de l'arrivée imminente des deux Supernovas la mettait dans un état d'inquiétude profonde. Sa première envie avait été de descendre en ville et d'évacuer les habitants, de déployer la garde entière pour les protéger, mais par la condition imposée par son mari, elle ne pouvait faire comme cela. Elle pouvait seulement essayer de contrôler à distance, d'attendre, cloîtrée au palais. Elle se sentait affreusement inutile. Le souvenir de son échec, il y a deux ans environ, lui était encore trop proche, trop amer, trop déchirant. Il lui arrivait encore de se réveiller la nuit, en nage, après avoir revu les corps ensanglantés des marines ou le visage agonisant de Layla. Elle n'avait pas su protéger son équipage, elle n'avait pas pu sauver sa meilleure amie et si Doflamingo n'avait pas été là, elle serait sûrement morte avec le reste de ses soldats. Plus jamais elle ne voulait aussi impuissante, plus jamais elle ne voulait laisser des innocents périr de la sorte.

Déterminée à assurer la protection des habitants malgré la condition imposée par le Shichibukai, elle avait pris soin de recontacter plusieurs fois les soldats présents dans les rues, leur demandant un rapport de la situation, et elle avait été grandement surprise en apprenant la venue de la Marine, Marine dirigée par l'un de nouveaux amiraux, l'un de ceux qui avait été choisi pour remplir les vides laissés par Sakazuki, monté au grade d'amiral-en-chef, et par son père Kuzan, démissionnaire comme sa fille.

En apprenant la présence de la Marine sur place, elle avait soupiré, à moitié soulagée mais également sur ses gardes, car connaissant la Justice extrême du nouvel amiral de la Flotte et ne l'approuvant pas du tout. Elle demanda à ses subordonnés de surveiller les faits et gestes de la Marine et de la prévenir au moindre écart de leur part, mais elle n'avait pas pu faire plus, à son grand mécontentement.

Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis sa venue dans la salle des trônes. Pica, sur ordre de Doffy, l'avait finalement laissée seule, et elle avait pu retrouver un semblant de liberté en se promenant dans le palais comme bon lui semblait. La reine ne recevait plus d'appels ni de rapports depuis un moment et elle avait finalement décidé de se forcer à se détendre. Elle savait qu'il ne servait à rien de se faire du soucis alors qu'on ne pouvait pas agir ou que la situation semblait calme, elle préférait rester sereine et prête à agir si il le fallait mais sans non plus être durant tout ce temps sous tension.

Une Question de Justice : Journal de bordOù les histoires vivent. Découvrez maintenant