Une vie de star

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Le journaliste regarda avec dépit l'amas de paperasse qui trônait devant lui et étouffa un juron. Le jour d'avant, il était tranquille, puis Tsukishima Kei avait décommandé et il se retrouvait avec une montagne de travail sur le dos. Et franchement, des jours comme ça, il s'en passerait bien. Il farfouilla dans les feuilles accumulées et commença à lire, portant sa tasse de café à la commissure de ses lèvres. Faire le programme de son émission, c'était son job, mais il ne s'attendait pas à un refus si net. Il grogna. Ce jeune idole était une vraie diva. Il attrapa avec difficulté un stylo dans le pot à crayons situés à l'extrémité de son bureau et se prépara à commencer à signer chèques et papier administratifs quand il se stoppa d'un coup.

Tsukishima Kei.

Hors du fait que c'était une célébrité, son nom lui disait affreusement quelque chose. Enfin, il connaissait quelqu'un assez calé rayon jeunes idoles. Il sortit son téléphone de sa poche et composa le numéros d'un air pensif, les yeux tournés vers le dossier de la star.

- Allo, mon cœur ? C'est rare que tu m'appelles. Je te manque déjà ?

- Arrête Suga, je suis au boulot ! bougonna-t-il pour la forme, malgré le fait que le seul fait d'entendre sa voix lui avait fait retrouver un semblant de bonne humeur.

Un rire angélique lui parvint à l'autre bout du fil.

- Oui, c'est ça, qu'est ce que tu veux Mr. Daichi ?

- ... Est-ce que ça te dirait qu'on mange ensemble ?

- Oooh, j'aime quand tu prends des initiatives !

Un grand sourire éclaira le visage de Daichi. Son petit ami ne changera jamais.

- Sérieusement, Suga. Je dois te parler de quelques choses d'important pour le boulot.

- Ok pas de soucis ! fit joyeusement le voix, je te vois tout à l'heure.

- Oui je passerai te prendre. Bisous.

- Bisous, je t'aime !

- Je t'aime aussi, finit-il par soupirer le sourire aux lèvres.

Il raccrocha et se remit au travail avec une ardeur nouvelle. Il devait finir tout ça avant treize heures. Il se cala bien profondément dans son siège, une liasse de documents dans les mains. Heureusement, il ne passait pas à l'antenne aujourd'hui. Daichi jeta un coup d'œil au dossier Tsukishima et eut un sourire satisfait. Avec Suga, il était sur d'en apprendre plus sur le mystérieux idol.





Yamaguchi fit une moue déçue en regardant l'écran de son téléphone. Il s'y attendait, mais Tsukki avait finalement décider de ne pas participer à l'émission D1Live animé par le célèbre présentateur Sawamura Daichi. Il soupira. Cela faisait vraiment longtemps que son idol n'avait pas participé à un show télévisé, le dernier remontant à l'année dernière. Il s'allongea et contempla le plafond de sa chambre, ou une grande affiche de Tsukishima était collée. Il détailla son visage et sourit.

« Ben après tout, Tsukki ne doit vraiment pas aimer ça, ce n'est pas sa faute. »

Tsukki, c'était le petit nom qu'il lui avait donner dans sa tête. Il se sentait plus proche de lui comme ça, et ça le rassurait. Il secoua ses cheveux verts et se redressa. Il était fan de lui depuis ses débuts, et il avait fait de son mieux pour etre présent à chaque fois. Le voir, l'entendre chanter, tout ça le rendait si heureux que plus rien d'autre n'avait d'importance. Il chérissait chacune des images et des souvenirs qu'il pouvait garder de lui. Et meme s'il ne l'avait jamais approché à moins d'un mètre et qu'il n'y avait aucune chance qu'il se rende compte de son existence parmi tout ces gens, le voir l'espace d'un instant suffisait à son bonheur. Yamaguchi rampa jusqu'à son lecteur CD et y glissa le précieux dernier album de l'étoile montante. Il choisit un morceau, son favoris et laissa le son de sa voix le bercer. Il ferma les yeux. La dernière fois, une des filles du magasin avait dit qu'elle avait l'impression que la dernière chanson lui était adressé. Eh bien, lui aussi en avait l'impression. Plus il l'écoutait, plus il sentait que les paroles le prenait à parti. Il retomba au sol et se mit à fredonner en rythme, affichant un sourire niais. Tout disparaissait, il n'y avait plus que cette voix familière et ces paroles qui transperçaient son âme. Après tout, Yamaguchi n'était pas le président de son fan club, ou un fan extrémiste qui prônait son nom dans les rues. Mais il voulait y croire.

Number One (Tsukiyama)Des histoires addictives. Découvrez maintenant