(screen d'instagram @realstraykids)
tu savais que passer une soirée dehors, sans gilet pour te couvrir était une mauvaise idée. surtout que dans la voiture, sur l'autoroute, les fenêtres ouvertes à chanter à tue-tête c'était la pire des choses à faire si l'on pense aux conséquences dans l'avenir.
maintenant tu riais moins. tu avais la gorge prise, la voix cassée, un mal de tête épouvantable et en plus du coup de froid que tu avais chopé, tu avais des crampes car forcément le monde était contre toi. tu étais dans ta période rouge et en ce moment, sous tes couvertures, tu jurais sur toutes les divinités que tu connaissais.
si tu avais su tu te serais au moins couverte un minimum à cette fichue soirée mais bon sang ce que tu avais ris et ce que tu t'étais amusée avec tes amis.
en rentrant du travail minho te retrouva dans votre lit, les joues rouges et la respiration saccadée. il t'avait réprimandé et mit en garde avant que tu ne sortes ce fameux soir, mais à voir l'état dans lequel tu te trouvais il ne pouvait que se vanter de t'avoir prévenu.
bien sûr malgré ses côtés moqueurs, indifférent et froid, il prenait de tes nouvelles chaque heures, savoir si tu avais besoin de quelque chose. mais il ne s'approchait pas plus ne voulant pas attraper ta crève.
et de savoir qu'il n'était pas près de toi, de ton corps frêle, te rendait triste, mais c'était de ta faute.
il cuisina pour vous deux et après t'être nourrie tu pris une douche chaude, changeant tes vêtements par la même occasion et ta protection.
tu brossas tes dents et t'installas de nouveau au chaud dans tes draps, souffrant légèrement le martyre de toutes les douleurs que tu supportais en même temps.
minho entra dans la chambre, tu l'attendais, qu'il se couche lui aussi avec toi et que tu passes une nuit à ses côtés au chaud mais il ne prit que ses affaires, se changeant devant toi, s'apprêtant à repartir.
_ tu ne viens pas? demandas-tu en forçant sur ta voix pour qu'il t'entende.
il se retourna et te regarda.
_ pas moyen que je dorme avec une malade, tu feras sans moi pendant ces nuits, t'informa-t-il, bonne nuit.
tu ne pus avoir le temps de dire quoique ce soit qu'il ferma la porte, éteignant la lumière par la même occasion. ça pouvait se comprendre mais tu voulais du réconfort maintenant, pas qu'il te laisse crever dans ton coin.
malheureusement minho était ainsi, et même en le convainquant il ne viendrait pas, il fallait donc que tu obéisse et que tu fasses sans lui.
pourtant, les heures passaient, défilaient, laissant place au clair de lune illuminer la chambre. tu ne trouvais pas le sommeil et tu savais pourquoi. mise à part la douleur, c'était bien l'absence de ton petit copain qui t'empêchait de dormir et ça t'énervait car tu avais besoin de repos.
tu te tournais et retournais dans tous les sens, essayant de trouver une position qui stopperait ou diminuerait ta douleur provoquée par tes crampes, mais en vain.
tu te levas, regroupant toute tes forces et toute ton énergie. tu te dirigeas à pas de chat vers le salon, prenant ton oreiller contre toi pour garder une chaleur. lorsque tu arrivas tu vis la silhouette de ton petit ami, enrouler dans une couverture sur le canapé. il devait avoir mal au dos, et partout en fait, il prenait clairement des risques, pourtant il te laissait sans hésitation le lit.
tu t'avanças encore un peu, puis une fois ta tête par dessus lui, tu le tapotas gentiment mais aucune réaction. tu le secouas lentement mais ce fut sans effet.
_ minho, chuchotas-tu ne pouvant plus parler tant ça t'irritait la gorge.
_ hum, grogna-t-il en se retournant pour te faire dos.
visiblement tu venais de le réveiller.
_ s'il te plaît dors avec moi, supplias-tu.
_ non.
_ c'est pas confortable ici en plus, ajoutas-tu avec un peu d'espoir.
_ c'est toujours non, murmura-t-il dans la couverture.
tu laissas un petit silence s'installer.
_ j'arrive pas à dormir... tentas-tu une dernière fois.
_ moi si donc retourne dans la chambre, ça va pas t'aider à trouver sommeil de venir vers moi, conclut-il toujours dos à toi.
tu boudas mais tu savais que tu ne le ferais pas changer d'avis. tu laissas tomber et retournas dans la chambre silencieusement.
il fallait que tu sois prête à te tourner les pouces toute la nuit, tu ne pouvais pas regarder la télé ou encore aller sur ton téléphone car ton mal de tête présent te ferais exploser intérieurement et tu ne supporterai pas.
arrivée dans la chambre tu fermas la porte et t'allongeas dans le lit à ta place. tu trouvas une bonne position, tu étais sur le ventre, avec une jambe relevée et tes bras sous l'oreiller. c'était ta position favorite et tu savais pas qu'elle atténuait la douleur. tu fermas les yeux, peut-être que maintenant tu arriverais à trouver sommeil et t'assoupir, mais contrairement à ce que tu pensais, tu n'y arrivais pas.
une bonne quinzaine de minutes s'étaient écoulées avant que tu n'entendes le bruit de la porte de votre chambre s'ouvrir. tu entendis un soupir provenant de minho, suite à ce son tu te redressas.
_ j'espère que je fais pas ça pour rien, prononça-t-il en s'allongeant sur le matelas s'enveloppant dans les draps.
il trouva ta tête qu'il approcha de son torse, et il enroula ses bras autour de ton corps.
_ tu vas tomber malade minho...
_ fallait pas me demander de venir dans ce cas.
tu ne répondis rien préférant profiter de la situation. tu enroulas tes bras autour de sa taille et en rythme avec sa respiration, ta tête s'abaissait et se levait sur son ventre. tu aimais entendre ses battements de cœur. le tout avec sa mains dans tes cheveux, tu étais soulagée.
_ merci minho, murmuras-tu.
_ dors tp, soupira-t-il.
_ j'y vais de ce pas grâce à toi, souris-tu.
_ y a intérêt parce que je met ma santé en jeu pour ça, renchérit-il.
_ parce que tu m'aimes.
_ oui oui c'est ça, roula-t-il des yeux.
tu souris à sa réponse, tu aimais bien l'embêter avec ça, car il n'était pas à l'aise. il ne t'avait jamais vraiment dit "je t'aime" mais tout ce qu'il faisait pour toi te suffisait pour comprendre qu'il t'aimait et avec tout son cœur.
il y eut un silence qui dura de longues minutes, te permettant de t'endormir. même si minho ne te disait pas des choses mignonnes et attentionnées, tu pouvais être reconnaissante qu'il soit plus au moins tactile et qu'il aime les câlins. heureusement pour lui ça compense. et heureusement pour toi car tu aimes les câlins.
