CHAPITRE 18 : Antoine ou Flaubert ?

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Que dois-je faire à cet instant précis ou Antoine me révèle son amour pour moi ? Je ne peux que le fixer avec des yeux qui sortent des orbites. Il a gardé ça pour lui jusqu'à ce qu'il brise le silence du secret. Je me pose trop de question alors qu'il faut que je réagisse là, maintenant. OK, je brise la glace d'un coup.

Nathan : T'es... t'es sûr de ce que tu dis ? en sentant une boule dans ma gorge.

Antoine : Oui. C'était pour moi une découverte totale de mon attirance pour les mecs. Pourtant je suis toujours sorti avec des nanas, en faisant la moue.

Nathan : Et tu m'as attendu tout ce temps ? dis-je en le voyant déposer les objets sur la table de nuit.

Antoine : Exact, enfin je sais que c'est violent comme déclaration. J'aurais préféré te le dire dans d'autre circonstances.

Nathan : Je suis parfaitement d'accord sur ce point mais, en voyant sa tête angélique, je suis désolé. J'ai déjà quelqu'un dans ma vie.

Antoine : Ah, un affichant un faux sourire. T'en fais pas, je me suis douté de cette réponse et puis ça m'apprendra à sortir de mes habitudes, dit-il en détournant le regard.

Nathan : Nan c'est pas ta faute, c'est juste qu'on a pas passé beaucoup de temps ensemble mais je suis sûr que quelqu'un t'aimera comme tu es, en m'asseyant près de lui.

Antoine a le regard presque vide d'émotions. il me semble qu'il retient ses larmes de souffrance mais il veut faire bonne figure devant moi.

Antoine : Avec la vie que j'ai mené, j'ai plus du tout envie de croire à des miracles.

Nathan : Pourquoi tu dis ça ?

Antoine : Je me suis construit avec des personnes négatives qui m'ont toujours rejetées. Je suis hanté par la malchance et je n'ai qu'une envie. C'est de me venger de tout le mal qu'on m'a fait. Voilà tout.

Nathan : Comment t'en ai arrivé là ?

Antoine : Trop de blessures sont restées ouvertes. C'est trop dur d'en parler, d'une voix tremblante en retenant ses sanglots.

Nathan : Allé, viens là, en le prenant dans mes bras. T'es plus seul, d'une voix bienveillante. T'es plus sur terre, maintenant, t'es dans un autre monde, où tu vas pouvoir te construire une nouvelle identité.

Antoine déverse ses larmes, comme pour s'excuser de son comportement de tout à l'heure, et sans le vouloir, je vois ses souvenirs défiler.

Conscience A : (Premier jour de mon existence de vampire et on s'est déjà moqué de moi... un sale pédé que je suis. Putain c'est blessant ces propos...

- Dégage de là, t'es pas le bienvenue !

- On veut pas d'un étranger dans notre groupe.

- Va brûler en enfer sale fils de pute !

- Pff, il sait même pas se défendre le soi-disant vampire de mes couilles.

- Je vais t'en foutre plusieurs dans ta sale tronche de merde.

« Cher journal, toute ma vie n'a été que mensonge et moqueries. Je ne serai pas un être pur par ceux que j'ai côtoyé mais un être en qui habite la méfiance et la vengeance pour toujours. Les nanas avec lesquelles je suis sortis sont allé raconter à tout le monde notre expérience au lit et s'en ont donné à cœur joie. Par vengeance, je n'ai cessé de tuer toutes ces mauvaises personnes pour protéger la pureté des autres. Dieu puisse me pardonner de mes actes cruels mais je serai toujours en méfiance totale devant une personne inconnue sauf peut-être, une personne. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que cet inconnu me redonnera ma confiance égarée au fil des années. Pour le moment, je n'ai pas de cœur à aimer quelqu'un pour de vrai. Je suis un vampire méfiant, repoussant, méprisant, autant d'adjectif qui montre que j'ai perdu le sens de la vie que je n'aurais jamais mené. Une vie remplie de bonheur et de joie, à la place, une vie remplie de haine et de malheur. »

- Toi, tu n'es plus mon fils espèce de traître !

-Chéri, ne lui fait pas de mal cette fois.

Je les ai tués. Je suis un monstre, je suis maudit. Satan puisse m'accueillir et me punir pour mes actes quand je crèverais car pour le moment, j'erre sans souvenirs pour me trouver une nouvelle maison, un nouveau toit. Une nouvelle vie sans accrocs où j'abandonnerais définitivement ma vraie nature de vampire.

Toutes ces phrases me confirment bien la réalité violente qu'il a enduré pendant toutes ces années. Tant de violence contenue dans une âme gentille comme tout. Une souffrance permanente parmi tout ses souvenirs de pleurs et de cris, mélangés avec un goût amer de la vie. Des pensées noires, cicatrices physiques et morales, perte de confiance en soi et juste un mot à la bouche : VENGEANCE. La vengeance est un plat qui se mange froid, c'est peut être pour cela que je ne vois aucune chaleur d'espoir en lui. Je stoppe mon pouvoir et reviens à moi avec une énorme boule dans la gorge. Ma tête vient à baller dès mon retour. Je comprends dorénavant ces intentions quand il voulait tuer tout le monde. Un être rempli de haine et de malheur est l'allié parfait pour Satan.

Antoine : Mes souvenirs, c'est du poison.

Nathan : Ton passé est derrière toi, n'y repense plus et regarde la vie que tu as devant toi. Les gens ici sont pareils que toi.

Antoine : Ouais, en soupirant. Merci d'être là.

Nathan : Pense à te reposer, en me relevant. Ah et vu que je suis là... je peux récupérer mon ancien portable ?

Antoine : Vas-y, j'en ai jamais eu besoin. Le code de déverrouillage est toujours le même, dit-il d'un ton neutre en me le tendant.

Nathan : Bon. Je vais te laisser, en reliant les liens numériques que j'entretenais avec mon portable. Antoine, peu importe ce qui se passe dorénavant, tu resteras mon ami, d'un sourire qui réchauffe le cœur.

Avant la fermeture de la poignée, j'ai réussi à lui redonner goût à la vie. Un sourire de bonheu se dessine sur ses lèvres et Morphée l'emporte dans ses rêves. Sur cette belle image porteuse d'espoir, je m'écarte de sa chambre et je respire de soulagement. Tout se finit bien, personne ne sait énervé, ce qui m'étonne. en revenant à ma chambre, mon envie folle de reprendre nos bécots ne cesse de grandir. Je rentre avec sa poche de sang à la main et mon portable dans l'autre. Flaubert trouve encore la force de me lancer un sourire interrogateur sur mon portable.

Flaubert : Tu te fous de moi ? ironique. Tu dis que tu fais vite alors que t'as pris trois plombs pour revenir avec une poche de sang et un portable. Je savais pas qu'on proposait aussi des téléphones au distributeur.

Nathan : T'es bête va. J'ai discuté avec Antoine concernant son passé et ses intentions, en lui tendant sa poche de sang. Tout est clair entre nous, t'as pas à t'en faire, dis-je en prenant place près de lui.

Flaubert : Tout est clair ? Ça veut dire quoi ? Tu me quittes pour un zombie ? Je te préviens.

Nathan : Bien sûr que non, en donnant un baiser pour lui prouver mon amour sincère envers lui. Ça reste entre toi et moi. Il m'a avoué son amour quand il m'a montré mon ancien portable. On a parlé et je lui ai dit que j'en aimais un autre et qu'il avait envisagé cette possibilité. On est ami, et juste AMI. Alors rassuré ?

Flaubert : Bon admettons... comment t'expliques que tu sois revenu avec une seule poche de sang ? en la perçant.

Nathan : Tu vas t'imaginer quoi à la fin ? Que je l'ai partagé avec Antoine ? Non, dès que je l'ai prise, je me suis défoulé dessus. Il en reste pas grand-chose.

Flaubert : Bon, je te fais confiance mais si jamais j'apprends autre chose..., en levant l'index comme pour me mettre en garde.

Nathan : Tu vas faire quoi ? Te transformer en volcan ? Sûrement bien, mais je suis le plus fort entre vous deux donc c'est plutôt toi qui devrais faire attention.

Flaubert : Sale profiteur va, en me tirant vers lui après avoir fini sa poche. C'est pour ça que je t'aime grand fou.

Et nous revoilà en train de nous bécoter. Nous nous perdions l'un sur l'autre en éternisant ce moment excitant. Des bruits de baisers circulent dans ce calme tant espéré avec mon Flaubert. Nous passons un bon moment, ça oui. Soudain... une alarme retentit de par sa fenêtre. Le phare sonne l'alerte, le danger qui approche. Nous interrompons notre séance de baisers et nous tendons l'oreille en plus de diriger notre regarde dehors. J'interdis à Flaubert de se lever de ma main puis je jette ma tête à travers cette lumière étrangement orange.

Le Vampire de l'Apocalypse : Les Trois Cœurs Maudits (Tome 1)Des histoires addictives. Découvrez maintenant