Petit bilan de la journée. Je me suis fait un copain qui s'est avéré être mon coloc et que je kiffe à fond depuis un moment. Les cours sont assez variés, les profs sont cool et j'ai beaucoup plus d'autonomie qu'avant, ce qui va me faciliter la vie pour m'organiser. Étant parti sous une bonne douche méritée, je rejoints Antoine pour lui tenir compagnie de cette journée. Ma serviette autour de ma taille, je fais tout pour qu'il puisse me mater sans que je m'en aperçoive.
Nathan : Aaaaaaaaah, en étant zen. C'est moi ou il y a une odeur particulière qui envahit la pièce ?
Antoine : Euh désolé, c'est moi, dit-il gêné en passant sa main dans son cou. C'est mon odeur quand j'ai eu une dure journée remplie d'émotions.
Nathan : T'inquiète pas, tout le monde à une odeur.
Antoine : Oui, en regardant ailleurs. À moins que ce ne soit un chien qui m'est bavé dessus sur le retour.
Nathan : Pas grave, j'adore les animaux mais je sais pas pourquoi, quand je les approche, ils deviennent nerveux, distants, dis-je en sélectionnant mes vêtements dans mon sac.
Antoine : Tu dois émettre des ondes étrangement nerveuses, va savoir.
Nathan : T'es un marrant toi, sur le même ton. Va te doucher comme ça t'arrêteras de dire des conneries.
Antoine : Moi je dis tout le temps des conneries ? J'en fais aussi. Tu vas voir.
Sa phrase à peine finie, il se précipite sur moi pour tirer un bout de ma serviette. Dans un rire moqueur, mon intimité est révélée sous l'amusement total de mon coloc qui parte précipitamment sous la douche. Il m'a juste vu de dos, c'est très gênant quand même d'être observé de dos par un mec. Je m'habille et trouve le moment idéal pour sortir par la fenêtre, et ainsi me faire d'autres réserves. Je prends le soin de m'enfuir côté jardin car il y a moins de chance d'être vu. Je laisse un instant mon fantasme pour garder et peut être par la même occasion, me défouler en prenant une autre forme animale. J'ai des avantages mais aussi des inconvénients qui me sont propres. Par exemple, je peux prendre toute forme animale mais de la couleur noire uniquement et je n'ai pas à me brosser les dents, elles sont naturellement blanches. Dans l'opposé, on ne peut me prendre en photo. Classique ou cliché des vampires. Mais je peux faire appel à un démon intérieur. Les conséquences peuvent être tellement mortelles que je n'ai en aucun cas envie de commettre un tel acte.
Je saute et me change en chauve-souris. Je survole ces maisons couvrant les regards des autres personnes. Battant des ailes depuis un moment, je me retrouve à me poser dans une forêt bien feuillue et reprendre ma forme initiale. Mon corps vêtu apparaît, je sens la présence de chair fraîche dans les environs. Affamé par cette odeur persistante, je me transforme en grosse bête poilue, reflétant des pupilles vertes. ma proie est un sanglier doté d'une marche lente. Je pousse un cri de terreur pour évacuer ma colère et grogne en montrant mes crocs blancs scintillants. Il semble apeuré par mon hurlement et presse le trot. Trop tard, je galope en sa direction et je sors mes griffes plus dures que celles des autres félins. Ma proie dans mes filets, j'insère mes crocs dans son cou comme un serpent insérant son venin. Il ne réagit plus et n'a pas tenu longtemps. Je m'empresse de débuter mon repas bien loin des yeux curieux. Je reprends mon état humain à genoux devant ce cadavre à la fois indescriptible et horrible. Je suis satisfait du résultat car quand je tue une proie, après je me sens libéré. J'ai fait mon bagage de poche de sang pour quelques jours. Ayant du sang sur mon visage, je ne trouve pas de quoi m'essuyer ma face. Des bruits se font entendre tout près de moi. Je ne décèle aucune ombre se rapprocher. Je ne perds pas de temps à me retransformer en volatile ténébreux. Je monte sur un arbre suffisamment élevé pour qu'on ne puisse pas me voir et je profite de la scène.
Homme : Lucien ! Viens voir ce que j'ai découvert, avec un fusil dans les mains.
Lucien : J'arrive. C'est quoi ton problème ? dit cet homme plus loin.
Homme : Le sanglier en voie de disparition vient d'être massacré par une bête. C'était le dernier de son espèce.
Lucien : Mais de quoi tu parles ? Quelle bête a pu faire ça ?! Mon Dieu, en voyant son cadavre.
Homme : La bonne nouvelle est qu'on a fait des prélèvements de spermatozoïdes il y a 2 jours et on va les faire féconder avec une femelle qu'on devra importée d'un autre pays.
Lucien : 5 mois qu'on l'apprivoisait, jour pour jour, paix à son existence, en ôtant son chapeau pour le placer près de son cœur.
Je sens que perché comme je suis, je ressens l'envie de me dégourdir les jambes. Je déploie mes petites ailes qui grandissent avec le temps, comme mon corps, et je me pose plus loin pour reprendre ma forme animale précédente, pleine de sang. Je suis à 4 pattes en marchant tranquillement vers une éventuelle sortie.
Homme : Putain Lucien ! Une bête ! LA-BAS ! en hurlant de peur. Je parie que c'est cette saleté de monstre qui l'a dévoré sans pitié.
Il tire un coup en me ratant. Je lance un bruyant grognement dans sa direction avant de disparaître grâce à ma vitesse surnaturelle. Je passe au dessus d'une barrière en atterrissant dans une rue désertée par le bruit et les humains. À l'abri des regards, je me presse de me montrer humain en m'essuyant avec mes vêtements puis voir les chasseurs venir me questionner.
Homme : Excusez-moi jeune homme mais avez-vous vu une bête passer par ici ? essoufflé.
Nathan : Euh oui, j'ai vu un gros truc noir courir très vite vers votre gauche. Je n'ai pas eu le temps de distinguer sa forme.
Lucien : On va avoir besoin d'aide, en direction de son coéquipier. Elle pourra pas s'échapper facilement.
Nathan : Je vais vous laisser. Je dois rentrer, dis-je en entamant mes pas.
Homme : Faites attention à vous. Cette bête peut se trouver n'importe où et elle est redoutablement rapide. Protégez-vous.
Nathan : Compris.
Je rie intérieurement. S'il savait que c'était moi. Je rentre seul en marchant vers ma chambre. Devant la porte qui mène directement aux escaliers des étages, je fouille mes poches pour me rendre compte qu'en fait, j'ai oublié mes clés dans ma chambre. Je râle un bon coup dans ma tête en observant les environs, puis je m'envole rapidement. Ce vol furtif effectué, j'atterris sur mon lit sans cette même tache de sang étalée sur moi quand je reprends ma forme d'origine. La douche s'arrête brutalement. Je fonce dans mon sac pour m'enlever toute cette puanteur. Ouf, il me reste une serviette de rechange. Je la saisis d'une main et file dans la cuisine pour enlever les quelques restes de sang. Je fais disparaître toute trace de soupçon en espérant que ce liquide soit parti, sachant que je n'ai aucun reflet de moi.
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Le Vampire de l'Apocalypse : Les Trois Cœurs Maudits (Tome 1)
VampirosNathan est un adolescent à la vie normale. Il est loin de se douter de qui il est réellement. Dès son premier jour de rentrée, il doit partir dans un autre monde appelé : Le monde des vampires. Une longue aventure l'attend avec pleins d'obstacles, p...
