Chapitre 9

879 50 5
                                    

Chapitre 9(Joey)

Je la vois marcher vers moi dans une belle robe turquoise qui moule son corps splendide. Elle marche lentement, d'un pas assuré. Tout se déroule au ralenti, ses beaux cheveux bruns bouclés qui flottent au vent. Autour de moi, tout semble disparaître; les murs blancs de l'école, les élèves qui se bousculent pour se rendre à leurs cours... Je vois seulement Elle. Il ne reste seulement que deux mètres entre nous et sans hésiter, je fonce sur elle. Je la prends dans mes bras pour l'embrasser avec une telle fougue que je n'arrive plus à respirer. Soudain, elle se recule et me dit de me réveiller en me giflant...

-Joey... Joey, lève-toi, me dit Jason.

-Jason, qu'est-ce que tu fais? C'est toi qui m'as giflé?

-Oui, j'essaie de te réveiller depuis dix minutes... Ton rêve devait être passionnant, raille-t-il en riant.

-Pourquoi t'es ici?

-Il est neuf heures trente.

-Et? demandé-je en levant un sourcil.

-Tu es en retard.

Lentement, cette information trouve le chemin jusqu'à mon cerveau.

-MERDE! crié-je en bondissant sur mes pieds pour me préparer.

Une chance que Jason habite juste à côté de chez moi parce que je m'aurais fait tuer par le directeur.

***

- Que ça ne recommence plus, me suis-je bien fait comprendre, me demande le directeur.

-Oui, Monsieur Harvey.

-Bien, vous pouvez disposer.

Je lui ai dit que j'étais chez le dentiste. Je me voyais mal lui dire que j'ai fait un rêve passionnant. Que dans mon rêve, une de mes élèves marchait vers moi en robe sexy et m'embrassait sauvagement et même amoureusement. Je ne sais pas pourquoi j'ai rêvé que j'échangeais un baiser avec Elle. Putain, c'est mon élève! Il va falloir que j'accepte le fais que je suis... amoureux. Amoureux d'Elle.

Je retourne en classe pour donner mon cours. En rentrant dans mon local, je vois tous les élèves assis sur les bureaux à parler ensemble mais, ce qui me dérange le plus, c'est qu'Elle parlait et riait avec le nouveau, Guillaume.

-TOUT LE MONDE À VOS PLACE! crié-je, hors de moi.

Tous les élèves s'exécutent sans dire un mot. Je regarde attentivement Guillaume, qui riait avec Elle il y a quelques secondes. Pour tout dire, il n'est pas si beau que ça. Je me demande sincèrement ce qu'elle lui trouve.

Tout le reste du cours se fait dans un silence de mort. Je leur ai dit de travailler dans le cahier individuellement. Le pire, c'est que je ne suis aucunement fâché contre les étudiants, je suis jaloux que ce Guillaume puisse parler à Elle librement comme il le souhaite. Tout le cours, je l'ai fixé d'un œil mauvais parce qu'il essayait de lui envoyer des clins d'œil discrets. C'est moi qui faisait ça hier, putain!

***

-Heu... je voudrais juste m'excuser de vous avoir crié dessus. Je suis désolé... mais pour me faire pardonner, puisse qu'il reste seulement dix minutes au cours, je vous laisse parler jusqu'à la cloche, dis-je finalement à mes élèves avec un beau et faux sourire au visage.

***

Enfin, la journée est terminée, la fin de semaine arrive bientôt. J'ai pensé envoyer un message à Elle pour qu'on puisse aller au cinéma. Je veux à tout prix l'éloigner de ce Guillaume. En parlant du loup, le voilà, il se tient juste devant moi en train de fumer une cigarette. Je vois que sa santé ne lui tient pas à cœur. Tant pis pour lui. J'ai déjà essayé ça, mais j'ai tout de suite recraché la boucane en toussant, puis de retour chez moi, j'avais été malade. Depuis, je n'ai jamais retouché à cette connerie puisque ma sœur est morte d'un cancer des poumons il y a cinq ans.

Soudain, j'entends une jolie voix que j'aimerai entendre le reste de mes jours. Elle court vers Guillaume en criant son nom. Quand elle est à ses côtés, Guillaume la prend dans ses bras et met sa main beaucoup trop proche de ses fesses. Mais à quoi il joue putain, je suis sûr qu'il la niaise. D'ici deux semaines, elle va être malheureuse à cause de cet enfoirés.

-Tu es tellement belle, ma Elle, lui dit-il en lui prenant les mains.

Ce n'est pas TA Elle, c'est MA Elle.

-Je sais tu me le dis à chaque jour, lui dit-elle.

-Eh bien, de jour en jour, tu embellis.

Je pars les poings serrés, le visage rouge et en tremblant. Je me retiens de lui sauter dessus, ça devrait être moi qui lui dit qu'elle est belle et qu'elle embellit de jour en jour, pas lui.

***

Hey!!!

Chapitre 9 posté. J'espère que ce chapitre vous a plu. Merci à mes lectrices qui me reste fidèles. À chaque fois que je vais voir le nombre de lecture et qu'il a augmenté, un sourire prend forme sur mes lèvres.

Il y a quelques jours, j'ai vue ce truc sur conneriesqc et je voulais vous le partager.

Tu n'es pas fou si tu te parle tout seule ou si tu te répond à toi même... Tu es fou seulement si tu commence à interrompe tes propres conversations.

Bref, moi je suis le genre de fille qui rit de rien, voilà la preuve, j'ai rit ma vie quand j'ai lu ça.

Je vous adore!

Jojo

L'âge n'empêche pas l'amourOù les histoires vivent. Découvrez maintenant