Chapitre 13

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Chapitre 13

-Que puis-je faire pour toi, Elle? me demande la mère de l'amie à ma sœur.

-Je me demandais si vous ne pourriez pas garder Camille pour une heure ou deux, interrogé-je Nancy.

-Bien sûr, entre, Camille, Marie est dans la salle de jeux.

-Merci, je reviens la chercher bientôt, dis-je en me dirigeant à pied vers la piscine.

***

Je suis dans les vestiaires en train de me changer pour aller faire quelques longueurs. Je trouve les filles qui mettent un maillot deux pièces pour faire des longueurs niaiseuses. Moi, personnellement, j'aurais peur de perde mon bikini. Alors, j'en mets un «une pièce». Je sors enfin du vestiaire, je vais pouvoir me changer les idées.

En arrivant sur le bord de la piscine, je reste bloquée, comme si un mur invisible m'empêchait d'embarquer dans l'eau. Même si j'essaye d'avancer, mes pieds sont cloués sur le plancher. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Avant, je n'avais jamais ressenti cette sensation. Soudain, les souvenirs d'Hugo refont surface et je comprends enfin ce qui m'empêche d'entrer dans l'eau. Plus j'y repense, plus ma vison s'embrouille et mes jambes deviennent molles et quelques secondes plus tard, je me retrouve couchée par terre inconsciente.

-Elle, réveille-toi, me souffle une voix qui me sort de mon inconscience.

-Je suis où là? murmurai-je, qui êtes-vous?

-C'est Joey et nous sommes à la piscine, tu es tomb...

-Sors moi d'ici tout de suite, hurlai-je presque.

-D'accord, je vais te porter.

Joey m'aide à marcher jusqu'au vestiaire des femmes et entre avec moi. Une chance qu'il n'y à pas d'autres femmes ici, en ce moment. J'entre dans une cabine et pendant que je me déshabille, je peux sentir son regard essayant de voir à travers le rideau.

«Merde, merde, merde. Mon sac est dans mon casier.»

-Joey, hum... peux-tu s'il te plaît me donner mon sac dans le casier 69? demandai-je mal-à-l'aise.

-Oui. D'accord, et en passant, 69 est un très beau chiffre, dit-il en riant.

-Tu vas te foutre de moi, mais c'est mon chiffre chanceux.

-Effectivement, je ris de toi, lâche-t-il en s'esclaffant.

Après avoir fouillé dans mon casier, il me tend mon sac en essayant de ne pas trop tasser le rideau. Même si j'aimerais ça qu'il m'habille.

«Putain Elle, c'est ton prof, tu ne veux pas qu'il te voit nue quand même. Des fois, j'ai les hormones dans le plafond.»

Ensuite, nous sommes sortis de l'établissement en se dirigeant vers sa voiture. Il m'a proposé d'aller prendre un café en dehors de la ville pour jaser un peu. Je dois dire qu'une autre sortie avec lui ne se refuse pas. Nous avons pris son auto pour se rendre au café. Le paysage automnal est super beau avec ses arbres sans feuille. Nous avions déjà utilisé ce chemin pour se rendre au restaurant, mais on ne voyait rien a cause de la noirceur.

À mi-chemin, Joey a décidé de tourner à droite pour emprunter un chemin pour se rendre dans le bois. Pourquoi veut-il m'emmener là? Je ne comprends pas, on était supposé aller boire un café. Peut-être qu'il est là le petit resto. «Voyons Elle, t'es nouille, il n'y a pas de bistro dans le bois. Peut-être qu'il va là pour me tuer. Oh merde, je suis en train de suivre un tueur en série. Je ne peux pas mourir, pas aussi jeune. J'ai encore trop de choses à vivre. Je ne peux pas laisser ma sœur toute seule, je dois lui apprendre les choses que les parents ne peuvent pas lui expliquer. Je ne pourrais jamais assister au mariage de Cassie et Dimitri. Mes parents ne peuvent pas perdre un deuxième enfants, ils seraient anéantis. En même temps, il veut peut-être juste me montrer quelque chose.»

L'âge n'empêche pas l'amourOù les histoires vivent. Découvrez maintenant