George entra précipitamment dans le dortoir des Gryffondor, son visage illuminé par un enthousiasme contagieux, ses yeux brillants d'excitation. Il tenait fermement sa baguette dans une main, comme s'il allait accomplir un acte magique, une idée brillante sur le point de jaillir.
"Fred !" s'écria-t-il, sa voix emplie de vivacité. "J'ai une idée géniale ! La salle de bains des préfets, ça te..."
Il s'interrompit net, frappé par un silence anormal. La pièce était plongée dans l'obscurité, et seul l'ombre immobile de son jumeau se découpait dans l'obscurité. Le contraste avec l'énergie débordante qu'il venait d'apporter était saisissant. Un silence étrange régnait, presque lourd, une atmosphère que George n'avait jamais rencontrée dans leur espace habituel, toujours animé par des rires et des blagues.
Il murmura alors d'une voix basse, son ton soudainement plus sérieux : "Lumos".
La lumière de sa baguette illumina l'obscurité, dévoilant Fred, immobile sur son lit. Ses doigts étaient crispés autour d'une lettre rouge, ses jointures blanchies sous la pression. George s'approcha, presque avec précaution, comme s'il s'approchait d'une créature fragile, un regard inquiet passant furtivement sur le visage de son frère. La pièce semblait être figée dans un instant suspendu.
Dès que George effleura l'enveloppe, une explosion de sonorité déchira l'air. Un hurlement strident jaillit de la lettre, un cri d'une violence inouïe, qui secoua les murs de la chambre. La Beuglante se déploya dans toute sa splendeur, pleine de rage et de menace.
"CELA NE FAIT RIRE PERSONNE ICI, FREDERIC WEASLEY ! TU M'ENTENDS ? PERSONNE ! RETIENS MA COLÈRE, CAR, DÈS QUE TU PASSES LE PAS DE MA PORTE, C'EST FINI POUR TOI !"
Le cri déchira la tranquillité de la pièce, et avant que George n'ait eu le temps de réagir, la Beuglante se désintégra, éclatant en une pluie de morceaux enflammés. La chambre retomba dans un silence lourd et angoissé. George resta figé un instant, le regard rivé sur les fragments qui se dissipaient lentement dans l'air.
Il se redressa lentement et commença à ramasser les morceaux éparpillés de la lettre avec une sorte de mécanisme lent, comme si la scène venait de se dérouler dans un autre monde. Il se tourna enfin vers Fred, qui, à peine plus qu'un murmure, se laissa aller dans la gravité de l'instant.
"Quand est-ce que tu l'as reçue ?" demanda George d'une voix calme, malgré le tumulte dans son esprit.
Fred mit un moment avant de répondre, sa voix un peu plus basse que d'habitude, presque timide. "Il y a dix minutes. Lee a apporté le courrier".
"Et qu'est-ce qu'elle disait ?"
George s'assit alors près de lui, ses yeux scrutant son jumeau avec une attention qui ne laissait rien échapper.
Fred haussait les épaules, une tentative d'indifférence qui n'était pas passée inaperçue pour George. "La routine. Que je ne fais jamais rien de bien, qu'elle n'est pas fière de moi, que Percy et Charlie sont tellement mieux... Tu connais la chanson".
George secoua la tête, un sourire désabusé mais compatissant se dessinant sur ses lèvres. Il prit un moment avant de répondre, choisissant ses mots avec soin, pour ne pas trop enfoncer son frère dans l'amertume.
"Tu sais que c'est des conneries, hein ?" dit-il en posant une main sur l'épaule de Fred. "Qu'est-ce qu'on en a à faire s'ils sont préfets ? C'est censé être mieux d'être des lèche-bottes ? Moi, je préfère largement qu'on fasse les idiots, que ce soit pour de vrai".
Fred émit un petit rire faible, presque imperceptible, et un léger sourire se dessina sur son visage. C'était un sourire discret, mais qui suffisait à encourager George à continuer.
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𝗟𝗼𝘃𝗲𝗹𝘆 𝗝𝘂𝗻𝗲 || 𝗳𝗿𝗲𝗱 𝘄𝗲𝗮𝘀𝗹𝗲𝘆 - 𝘁.𝟭
ФанфикшнVoldemort est tombé, mais à quel prix ? Les Maraudeurs ont triomphé du Seigneur des Ténèbres, offrant au monde une paix fragile. Pourtant, sous leurs sourires et leur gloire, ils dissimulent des secrets qui pourraient ébranler tout ce qu'ils ont re...
