Note de l'autrice : "C'est en tant que grande fan des jeux Les Sims 2 et 3 que j'ai eu envie d'écrire une fanfiction sur la disparition du personnage emblématique de Sonia Gothik. Je n'arrive pas a remettre de date sur cette histoire, mais je pense l'avoir écrite vers 2012-2013."
***
Un battement de cœur, un battement de cils et mes yeux s'ouvrent. Je ne vois pas grand-chose. Ma vue semble brouillée et j'ai mal partout. Quand j'essaie de me lever, je cogne ma tête contre une paroi de verre. Que m'est-il arrivé ? Où suis-je ?
Je ne comprends pas. Je ne me souviens pas. Alors j'essaie de ramper un peu, j'essaie de trouver une sortie. Est-ce que je suis enfermée dans un cercueil en verre ? J'ai l'impression de ne pas pouvoir bouger, de ne pas pouvoir respirer. Est-ce que je vais mourir ici ? Est-ce que je vais suffoquer ?
Je trouve finalement un gros trou dans la paroi au-dessus de moi, à hauteur de mes pieds. Ces derniers sont les premiers sortis d'ailleurs, puis suit le reste de mon corps. Cependant, la paroi a été brisée et les contours irréguliers du trou me rentrent dans la peau quand je m'extrais de l'endroit. J'ai vraiment très mal.
Je me laisse ensuite glisser jusqu'à sentir la terre sèche sous mes pieds. Je ne porte pas de chaussure et le sol me brûle. Je suis sûre que si je m'aventurais pieds nus sur le soleil, j'aurais la même sensation. Le peu de force qu'il me restait avant me quittent et je me laisse tomber à genoux. Que s'est-il passé ?
A quatre pattes, je m'efforce d'avancer dans cet environnement désertique. Je regarde le ciel et il me semble qu'on est en fin d'après-midi ou peut-être en début de soirée. Je dois m'arrêter un peu, j'ai trop mal. J'essaie alors de regarder mes blessures et je me rends compte que je ne porte que les restants d'une robe rouge. Du sang coule des côtés de mon ventre, là où le verre m'a coupé et il me semble apercevoir divers blessures sur mes jambes et mes bras.
Au bout d'un long moment je reprends mon périple. Comme un nouveau né, j'évolue lentement à quatre pattes, ayant souvent besoin de faire des poses pour reposer mes yeux qui se ferment tous seuls. J'attends puis j'avance ; j'attends puis j'avance et ainsi de suite.
Puis finalement j'arrive près d'une route. Je me retourne pour voir le trajet que j'ai effectué et qui ne se réduit finalement qu'à une trentaine de mètres. Là-bas gis une sorte de gros engin de verre et de fer.
Mon regard retourne sur la route et je vois un panneau à quelques mètres. Je me déplace encore une fois, aussi lentement que possible. Et je me retrouve juste en dessous de celui-ci. Je lève la tête pour en lire l'inscription : «Bienvenue à Zarbville». Ce nom ne m'évoque rien. Rien ne me rappelle rien du tout de toute façon. Je ne pense pas être déjà venu ici, mais comment je peux savoir ?
D'un seul coup je remarque qu'un homme se tient derrière le panneau. Je ne m'explique pas comment j'ai pu ne pas le remarquer avant. Surtout qu'il n'a rien de l'homme typique : il a une peau verte pâle et de grands yeux noirs. Il n'a en fait rien d'un homme mais tout d'un extraterrestre !
Mes yeux se ferment.
**
Perdre la mémoire ou faire semblant de l'avoir perdue, ça peut s'avérer utile. Quand on a commis un meurtre par exemple. « Quel est votre alibi ? » Réponse : « Je ne me souviens de rien ! ». Mais pour moi qui n'ai pas commis de crime, perdre la mémoire ce n'est pas ça.
Perdre la mémoire, dans mon cas, c'est tout oublier. Tout oublier de ce qui faisait de moi qui je suis, qui j'étais. Je ne me souviens ni de mon identité, ni de mon passé ; et encore moins de ce qui a effacé ma mémoire.
« Quel est ton nom ?
- Je ne sais pas
- Pourquoi es-tu venu ici ?
- Je ne sais pas
- Comment es-tu arrivée ici alors ?
- Je ne sais pas
- Mais enfin, que sais-tu ?
- Je ne sais pas »
L'homme-extraterrestre commence à s'énervé. Il n'a pas arrêté de me poser des questions depuis que je me suis réveillée. Mais ce qu'il ne semble pas vouloir comprendre c'est que je ne sais plus rien du tout et que je ne peux même pas être sure que je savais quoi que soit avant. Avant quoi ? Je ne sais pas non plus.
Quoi qu'il en soit, la première chose que mon cerveau vide apprend est le nom de mon interlocuteur : Technicien Pollinisateur 9. De ce qu'il me dit, la société extraterrestre ne marche pas comme la société humaine et ils n'ont donc pas vraiment de noms à proprement parler.
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Infinies
Short StoryUn trajet en train qui tourne à l'obsession, un hacker qui se fait enrôler dans une école très spéciale, un narrateur qui manipule les âmes solitaires, une déesse qui est condamnée à étudier parmi les humains, un monde sous-terrain qui cache des ang...
