Je dévalais une piste tortueuse et accidentée de roches pointues et dangereuses. La neige était plus froide, beaucoup plus froide que toutes les neiges du monde. L'avalanche réduisait sa puissance à mesure que les battements de mon coeur s'accéléraient. Enfin, je fus stoppée dans une plaine de lichens et de conifères. Je n'arrivais pas à bien respirer et pourtant je réussie à me relever, mes pieds s'enfonçaient maintenant dans une neige de plus de 1 mètre d'épaisseur.
Jonah : *par radio* Lara, tu m'entends ? Je suis au refuge.
Lara : *par radio* Jonah ? Jonah, si tu peux m'entendre... Tu dois rentrer. N'essaie pas de me retrouver.
Je tremblais de plus en plus, le froid m'envahissait, chacun de mes muscles devenait crispé et particulièrement gelé, chacun de mes os reflétaient un besoin inouï de chaleur forte. Tout mon corps ressentait le froid du blizzard combiné à l'humidité de la forêt. Je devais faire ça toute seule, Jonah n'était plus là. La brume devenait pâteuse et la facilité avec laquelle on pouvait apercevoir le paysage m'était inconnue.
Je marchais péniblement pour trouver un endroit où le froid ne pouvait pas me tuer. Un arbre gigantesque venait de tomber devant moi mais je me répétais sans cesse : "Je dois continuer, je ne dois pas m'arrêter." Des étranges vagues froides et sinistres sortaient du sol comme si les morts revenaient à la vie. Au loin, j'aperçus rapidement qu'il y avait un vieux campement. Au moment de l'atteindre, je m'écroulai sur le sol, mes jambes ne marchaient plus et semblaient indépendantes et déconnectées de tout le reste de on corps.
Il fallait que je fasse du feu au plus vite et construire un abri. Il ne fallait pas que je m'arrête de bouger, un seul repos, et la nature toute entière me consumerait. Je réunis péniblement quelques branchages de mon entourage pour toute la nuit. C'était assez sec pour brûler, enfin c'est ce que j'espérais.
Il y avait une carcasse d'élan ou d'orignal qui gisait à même la neige. Elle était récente, pas de quoi manger, mais peut-être pour autre chose d'utile, il fallait la dépecer et en faire ensuite un toit ou un vêtement chaud. Je n'avais aucun couteau pour réaliser cette action alors je la fis avec mon piolet. Une impression d'insécurité immense m'envahis quand je vis une meute de loup dans les profondeurs de la forêt. Je rappliqua aussitôt au campement et mit les branches à l'intérieur de pierres prédisposées. Le feu ne partit pas tout de suite mais à mesure que je faisais glisser une branche contre l'autre, une flammèche consuma rapidement le centre. Pour l'abri, j'eus trouvé le plus de branches possible pour faire une sorte d'igloo naturel et ainsi m'assurer une nuit calme. La chaleur du feu m'était si indifférente et pourtant elle me maintenait en vie. Tout mon corps se dégelait petit à petit mais pas complètement, le feu semblait soumis à la température extérieure. J'avais une trace, une coupure en dessous de l'oeil droit, elle me faisait atrocement mal, je n'avais rien pour me soigner, pas même un bandage.
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Rise of the Tomb Raider, le récit
AdventureLara Croft, une archéologue solitaire et audacieuse, retourne sur les traces de son père. En quête de l'immortalité de l'âme, il ne pût poursuivre ses recherches suite aux incomprehensions de certains, le menant au suicide. L'ordre de la Trinité, u...