Chapitre n°14

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- Ne t'inquiète pas, dit Dakyung d'une voix tendre en regardant son neveux, qui se tenait nerveusement dans un coin de son bureau, tu n'auras pas de problème si jamais c'est la question que tu te poses.

- Désolé, répondit simplement Mingi en baissant encore plus les yeux.

- Est-ce qu'il s'est passé quelque chose pour que tu quittes l'école sans prévenir hier ?

- Non, il hésita presque à parler de la légère altercation qu'il avait eu mais il finit par se dire qu'il arriverait très bien à gérer ce genre de choses seul, je me sentais juste mal. Je n'ai pas réfléchi plus que ça, je suis juste rentré à la maison.

- Entendu, lui sourit tendrement sa tante en s'approchant de lui, les garçons étaient très inquiets tu sais ? si jamais ça arrive de nouveau, préviens-les s'il te plait, ou même moi, mais ne nous laisse pas sans nouvelles.

- Je ne comprends pas, murmura Mingi en relevant légèrement son visage vers la grande femme.

- Qu'est-ce que tu ne comprends pas Mingi ? le questionna-t-elle avec douceur et interpellation.

Les mots restèrent alors bloqués dans sa gorge. Il y avait beaucoup de choses qu'il ne comprenait pas. En toute sincérité, il ne savait pas ce que c'était d'avoir quelqu'un qui s'inquiétait pour lui, il n'arrivait pas à comprendre qu'il ait pu partir sans être retenu et que personne ne le réprimande sur son départ, il n'arrivait pas à assimiler tout ce qui lui était offert et donné, dans cette étrange deuxième chance du destin.

- Je ne sais pas, se contenta-t-il alors de répondre à voix basse tandis qu'il sentait une boule d'émotion venir se bloquer dans sa gorge.

Il parvint à la ravaler sans que sa tante ne s'en rende compte, bien que celle-ci soit désormais juste devant lui. Cette dernière continua même encore de s'avancer, ouvrant alors légèrement ses bras.

- Est-ce que je peux te faire un câlin ? lui proposa-t-elle de sa voix calme et maternelle.

Il n'en fallut pas plus à Mingi pour qu'il vienne s'échouer dans les bras de sans tante, lovant sa tête dans le cou de celle-ci. Un flashback étrange vint soudain lui ébranler le cœur et il se mit à pleurer à chaudes larmes et en silence. Lui qui pensait ne plus avoir aucun souvenir de son enfance, sentait qu'en cet instant, la femme contre lui dégageait la même odeur que sa maman.

Ils restèrent ainsi quelques longues minutes jusqu'à ce que Mingi ne desserre sa prise, signifiant, tel un enfant, qu'il avait eu ce dont il avait besoin. L'embarras s'éprit directement de lui et il se recula pour s'essuyer rapidement le visage, comme pour effacer la faiblesse qu'il avait laissé paraitre. Sa tante se contenta de lui sourire tendrement puis reprit :

- Yunho m'a dit qu'il aimerait que tu passes le voir, une fois que tu aurais émergé. Tu peux passer par sa chambre en sortant ?

- Oui, il faut que je m'excuse d'être parti.

- Je ne pense pas que ce soit pour des excuses qu'il veuille te voir, lui dit-elle en souriant, plutôt pour savoir comment tu vas.

- Merci Tante, se contenta de répondre Mingi en abaissant respectueusement la tête vers sa parente.

- Je suis là si tu as besoin de quoique ce soit, aller va, je te libère.

Mingi n'ajouta rien d'autre et sous les conseils de sa tante, il quitta le bureau de celle-ci et en seulement trois pas, il alla se placer face à la porte de la chambre de son cousin. Il s'essuya une nouvelle fois les yeux, espérant que le fait qu'il ait pleuré ne soit pas flagrant sur son visage puis il frappa. A peine eut-il retiré sa main de contre la surface en bois que la porte se déroba sous ses doigts. Yunho apparut alors juste devant lui, d'abord étonné de le voir puis heureux.

DEMAIN EXISTE (YunGi)Des histoires addictives. Découvrez maintenant