V. Black-out

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WARNING: Ce chapitre contient dès scènes violentes!

Briseide

Le cœur.

Le plus souvent, c'est mon cœur qui me plonge dans une douleur hallucinante lorsque j'oublie malencontreusement de prendre mes médicaments. Mais en ce moment, toute la douleur se concentre dans mon crâne. Je ne peux penser à rien d'autre qu'à cette douleur atroce. J'ai l'impression qu'un couteau s'enfonce dans mon os occipital, et je ne peux pas y échapper.
Les yeux toujours clos, je masse doucement mes tempes dans des mouvements circulaires pour atténuer les pulsations de mes nerfs. J'ai désespérément besoin d'un cachet d'aspirine, mais je sais d'avance que si j'ouvre les yeux je risque de faire un malaise, ou, dans le pire des cas je vomirai toutes mes tripes, et je n'ai ni la force ni la foi de changer les draps de mon lit. Je me retourne du côté du mur.

Mais... où est passé le mur ?

Je tends prudemment mes bras devant moi, là où le mur devrait être, mais il n'y a qu'un vide. Je me retourne une nouvelle fois pour allumer la lampe de chevet, qui est introuvable elle aussi. Je me rends compte que mon lit semble plus grand et plus confortable que d'habitude. J'ouvre alors un seul œil, évitant ainsi la rencontre brutale entre mes yeux sensibles et une source de lumière. Je parcours du regard la chambre dans laquelle je me trouve, sans la reconnaître. Je creuse dans ma mémoire à la recherche des événements récents qui auraient pu me conduire ici.
Comment ai-je atterri dans cette chambre ?
Suis-je toujours chez Dean ?
Est-ce sa chambre ?
Peu importe mes efforts pour me souvenir de la nuit précédente, il y a trop de trous. Je suis dans le noir complet. La panique commence à envahir mon corps et mes sens. La douleur dans mon crâne s'intensifie et les quelques objets que je parviens à distinguer dans cette pièce obscure deviennent flous.

Ensuite je vois jaune.

En général, cette réaction est due à mon manque de fer, mais ça ne peut pas être ça, je n'ai même pas encore pris la peine de me lever. Je pose la paume de ma main à l'endroit où la douleur est la plus intense, c'est-à-dire au niveau de ma nuque. Mais ce ne sont pas mes cheveux que je sens, c'est un tissu. Je le suis du bout des doigts et je réalise qu'il fait le tour de ma tête. Il n'y a aucun doute, c'est un bandage. Mais pourquoi ? C'est alors que j'entends des voix se rapprocher. Je tourne la tête dans leur direction.

Tiens, où est passée la porte ?

- Tu crois qu'elle s'est réveillée ?

- J'en sais rien, Val, on va bientôt le découvrir.

Je crois reconnaître ces voix, et lorsque ces deux personnes apparaissent enfin dans l'encadrement de la porte et allument la lumière, ma supposition se confirme. Je n'aurais jamais cru les revoir un jour.

Valeria et Valentino.

- Bonjour la vomisseuse, bien dormi ?

Il est sérieux ?

- Salut bichette, dit Valeria en s'approchant de moi. Elle tient un petit plateau gris en métal, et j'aperçois du matériel médical posé dessus, dis-moi, c'est quoi la dernière chose dont tu te souviens de la soirée d'il y a deux jours ?

- Deux jours... ? Tu veux dire la soirée d'hier... ? demandé-je perdue.

- C'était il y a plus longtemps que tu ne le penses. Tu es gravement blessée à la tête, ça fait un peu plus de deux jours que tu dors... D'ailleurs, je dois changer tes bandages, si tu me le permets, dit-elle avec un sourire sincère et empreint de compassion.

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⏰ Dernière mise à jour : Sep 03, 2023 ⏰

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