14. Attaque surprise

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Il est cinq heures, il fait toujours nuit mais pas pour longtemps.
Nous sommes bientôt au printemps et la météo est plus que bonne pour cette période de l'année.

Je me lève et Perle est à mes pieds, elle me suit.

Comme chaque matin, je vais prendre mon petit déjeuner en pyjama mais cette fois en sortant de ma chambre, Lance sortait de la sienne au même moment.

Il est habillé, lui au moins..

Nous nous regardons étonné de sortir au même moment, surtout à cinq heures. La plupart des gardes se réveille à sept heures, moi y compris.

« Tu es déjà réveillée ?

Me demande-t-il et je rétorque

- Non je dors là.

Il sourit

- Je me disais bien aussi!

Il reprends son sérieux

Si tu veux aller manger c'est impossible, Karuto ne sert qu'à partir de cinq heures trente.

Et merde

Mais si tu veux, tu peux venir avec moi.

Il me regarde de haut en bas

Sympa la tenue, c'est ça que je rate en me réveillant chaque jour à cinq heures..

Il sourit en coin et je lève un sourcil. Qu'il est bête.. je secoue ma tête, souriant légèrement. Je crois que je rougis un peu.. Il reprend.

Cela dit, tu devrais te couvrir. Tu risques d'avoir froid.

Me dit-il en reprenant son sérieux tandis que je suis piquée dans ma curiosité

- Pourquoi tu vas où ?

- Arrêtes de poser des questions tu viens ou non?

Dit-il et j'hoche la tête. »

Je rentre dans ma chambre pour récupérer une longue veste que j'attache à ma taille. Elle arrive à mes chevilles.
Je mets rapidement des baskets et je rejoins le Dragon.

Je le suis, silencieuse.
Tout le QG parait vide, la lune éclaire les pièces et nous sortons.
Le froid me fit frissonner, Lance l'a remarqué.

« Ça va? Ou tu veux que je te donne ma cape?

Il me demande gentiment et je refuse.

- Non t'inquiète tout va bien, ça va.. juste un léger frisson.

Il roule des yeux et me mets sa cape

- Ne me mens pas, je le vois. »

Je ne réponds rien, nous allons au cerisier.
Il sortit une toute petite hache de sa poche, un jouet? Ça m'en a tout l'air.

« C'est un jouet avec lequel on s'amusait avec Valkyon. Chaque mois à la date de sa mort j'y viens déposer soit des fleurs, soit des souvenirs, soit ses armes favorites.
Aujourd'hui nous sommes un 19.
La première année après sa mort je n'ai pas pu le faire, j'étais emprisonné. Je n'ai même pas pu assister aux funérailles.

Il déblatère d'une traite, sa voix est trahie par son émotion même si physiquement rien ni transparaît. Je suis touchée, plus que ce que je n'aurais cru.
Il a vraiment changé..

- Pourquoi tu fais ça de nuit?

Demandais-je curieuse et il baisse la tête

- Pour mon honneur. Je suis un homme et je dois être fort, je ne dois pas montrer mes émotions surtout que les autres m'ont toujours vu froid et distant.

Les yeux disent.Des histoires addictives. Découvrez maintenant