3_Les flammes

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- Ne trouves-tu pas les flammes majestueuses, dévorent tout sur leur passage comme on écrase une vulgaire mouche, elles resplendissent, l'étincelle qui ravage ne te semble pas illuminante, ne te semble-t-elle pas grandiose, tous ces cris, tous ces hurlement ne sont-ils pas la preuve de la beauté des feux ? Les crépitements ne te sont-ils pas bon à entendre ? Et cette fumée au goût âcre ne te rend pas puissante ? Cette couleur orange qui devient rouge sang ne t'a paraît-elle pas forte, grandiose, éblouissante, original, ne te semble-t-elle pas être le synonyme de la force et le puissance ?

_ Les flammes sont bel et bien grandioses, mais la souffrance des personnes elle est abominable, horrible au son de mes oreilles, effroyables à mes yeux; la douleur ne compensera jamais rien, rien au monde !

- Bien évidement, tu ne peux pas comprendre, mais un jour, un jour tu verra, tu te sentiras ébloui face à la douleur du monde !

- Jamais ! Jamais de la vie !!

- C'est ce qu'on verra , dit-il avant de me projeter dans le vide de la falaise qui surplombe San Francisco.

Je me réveille en sursaut, encore ce cauchemar, toujours le même, cet homme enfin plutôt ce psychopathe, moi qui répond comme si de rien et lui qui me jette par la falaise. Qui est-ce ? Je ne voix pas son visage, il est toujours retourné et quand il me pousse, son visage est tout flou. Quel es cet endroit? Aucune idée mais en tout cas ce rêve ou plutôt cauchemar reviens très souvent.

Je regarde l'heure : 3h10. Je sort du lit de toute façons je n'allais pas pouvoir me rendormir .

Le feuille blanche posé sur mon bureau attire trop mon attention, je décide de la ranger dans un tiroir, il ne faut pas qu'elle me tente.
Mais c'est plus fort que moi, vraiment plus fort. Je sort la feuille et mes jambes m'emmène toutes seuls dans la jardin. Je cherche le quatrième pot de fleur, de jolis freesias blanches avec leur doux parfum légèrement poivré. Il me semble qu'on les a choisis ensembles avec ma mère et mon père c'était au moment où on avait eu Jodie, la seul chose vraiment vivante qui ne m'as pas encore abandonné, même si ça ne saurait pas tarder; Jodie, c'est mon chien, mais il est vieux très vieux donc, il joue moins, il aboie moins, et il dort plus, ma mère m'avait prévenu, mais je n'ai vraiment pas envie que ça arrives; la mort de Jodie me serait destructrice.

Bon maintenant il va falloir que je fasses passer la journée interminable qui commence à se lever.
Le soir venu ( après de longues heures à rien faire à la fac ) je vais voir sur le quatrième pot de fleurs (ce sont de superbes lilas que mon père avait offert à ma mère pour son anniversaire) il y a une petite feuille sur laquelle est marqué :

23h30
parc Saint Esther
vient seul
L. G

EspérancesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant