Chapitre IV : Saïra

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song: The Architect by Kerry Muzzey

9 Rangi 807

          Je tente d'allumer la lumière avec le peu de vision que j'ai grâce à l'entrebâillement de la porte, mais rien. J'essaye alors de créer moi-même une lueur, mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, j'entends un claquement de doigts, puis soudainement des faisceaux verts rampent au sol allant dans ma direction. Je profite alors du noir pour les esquiver rapidement en me frayant un chemin vers la source de cette lumière, tout en essayant de faire le moins de bruit possible. Trouvée.

Je récupère un morceau de tissu se trouvant dans ma poche et passe derrière la personne pour lui bander les yeux. Je me penche par dessus son épaule et lui chuchote à l'oreille pour lui faire peur :

Perdu. Ses petites mains viennent se poser sur les miennes pour retirer le tissu, mouvement que je lui laisse faire.

Comment t'as fait ? Me demande-elle, d'un ton déçue en partant rallumer les générateurs. Asa n'aimait jamais perdre.

Lorsqu'il fait noir, nos sens sont plus en alerte, tu aurais dû laisser les lumières. Mais bien joué, je vois que tu as fait des progrès. Lui expliquai-je en fermant la porte.

C'était une bonne idée, quand même ? me demande-t-elle.

En effet, mais sois plus réactive la prochaine fois, ne me laisse même pas le temps de me poser de question, attaque directement. Lui dis-je en posant le tissu sur la table.

D'accord, je prends note ! C'est Ysaline qui m'a appris ce tour. Répond-elle, fière d'avoir réussi un nouveau sort.

– Ah oui ? C'est gentil de sa part d'avoir pris le temps de te l'apprendre. Constatai-je en ouvrant les volets. Tu as mangé ?

Non, pas encore. Me répond-elle en plissant les yeux pour s'adapter à la soudaine lumière.

T'as faim ? Lui demandai-je rapidement en m'asseyant avec difficulté.

Très ! s'exclame-t-elle. Mais attends. Tu boites ? M'interroge-t-elle, son regard porté sur ma jambe.

Rien de grave. Mentai-je pour changer de sujet. Tu vas manger avec les autres ou je te rapporte ta ration ?

Je vais aller manger avec les autres, j'attendais juste que tu rentres. Me répond-elle, l'air impatiente de raconter son exploit aux autres.

D'accord, alors à tout à l'heure. Finis-je par dire en la voyant prête à partir. Elle me sourit et tourna les talons vers la sortie.

Au moment même où le claquement de la porte se fait entendre, je laisse mon corps basculer pour m'affaler sur le canapé, quand je me rends compte que quelque chose coule le long de ma jambe. La douleur me reprend alors que je pose ma main sur ma cuisse. Je la regarde et vois que le liquide rouge est en train de noyer ma jambe et les bandages. Il faut que j'en trouve d'autres, et vite ; il doit en rester dans la salle de bain, ça suffira. Je titube alors vers la pièce en question, surélève ma jambe et coupe le tissu dégoulinant pour enfin placer mes mains au-dessus de la plaie pour stopper l'afflux de sang. Au bout d'une dizaine de minutes de pression, de sorts et de prières, le saignement est stoppé, mais la douleur persiste. Malgré la fatigue, je n'ai d'autre choix que de nettoyer la blessure et mettre des bandages propres.

Néanmoins, je ne comprends pas pourquoi il y a encore des tâches rouges alors que je viens de mettre des bandages propres, la question est vite répondu lorsque je vois l'état de ma main droite, qu'ils n'ont pas soigné à l'infirmerie. J'essaye doucement d'enlever mon gant quand une intense sensation de brûlure s'empare de ma main. Je décide finalement de le couper et soigner la blessure, car le cuir s'est incrusté dans la plaie au niveau des bords où le sang a commencé à sécher donc il fallait abandonner l'idée de l'enlever normalement.

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⏰ Dernière mise à jour : Jun 02, 2025 ⏰

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