Le chant des hirondelles

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1. Doux comme le miel

Il était une fois deux meilleurs amis,
si inséparables, que s'en était presque effrayant.
Ils ne pouvaient vivre l'un sans l'autre,
C'était comme priver une mère de son enfant ou plutôt, d'une drogue à son consommateur.

On aurait pu croire qu'ils étaient du même berceau, de la même famille, qu'un lien plus fort que leur simple lien amical les unissaient, comme des liens de sang, mais ce n'était pas le cas.

Ces deux amis n'étaient rien d'autre que deux personnes qui s'allièrent, d'un lien aussi fort que celui des veines, qui va même au-delà de cette idée, bien plus complexe.

***

Jean ?

J'entendis sa voix m'interpeller et il me fallut toute la résistance du monde pour ne pas bouger un seul centimètre de mon corps. J'avais envie de sourire, c'était ça le plus difficile. Il fallait que je reste inerte.

Jean ? Jean ?

Il commençait à paniquer, je le remarquais au timbre de son appel.
Eren se mit à agripper mon bras, se penchant vers mon corps comme pour vérifier si je respirais toujours. Je dû me mordre l'intérieur des joues pour ne pas laisser échapper un souffle moqueur, il pouvait parfois se montrer très naïf.

— Jean..., dit-il dans un murmure à peine audible.

D'ordinaire, je ne me prêtais pas à ce genre de plaisanterie mais il fallait bien avouer que cela m'amusait beaucoup d'embêter Eren. Et faire le mort, endormi sur cet immense lit ridiculement apprêté, décoré pour le "fils hérité" me faisais rire, me moquant à la fois de mon ami et de la bourgeoisie dans laquelle nous avions toujours grandi.
Lorsque je remarquai que lui aussi, resta aussi silencieux qu'un mort, je m'écriai haut et fort :

— Hector ! Bon dieu, apportez-moi mon thé !

Le corps de Eren fit un bond en arrière tant il fut surpris. Mais il ne tomba pas, le lit était assez large pour y accueillir dix Eren.

Mon rire sortit, sincère et joyeux. Je m'amusai à le voir aussi confus. Pourtant lui ne semblait pas si enjoué que moi, il avait les sourcils froncés et essuya quelque chose sur sa joue, reniflant.

— Tu es bête ! me lança-t-il, visiblement vexé.

Ma farce ne lui avait pas plus, je lui donnai une tapette sur la tête et ébouriffai ses bouclettes noiraudes, sourire jusqu'aux oreilles.

— Tu y as cru, hein ?

Il me dévisagea pendant quelque secondes, silencieux et sortit un son inaudible de sa bouche qui ressemblait à un oui.
Satisfait de sa réponse, je me levai subitement, mon corps débordait d'énergie. J'avais besoin d'étirer mes muscles et c'est ce que je fis. Ma tunique glissa sur mon corps frêle et tomba sur le matelas, j'étais entièrement dénudé. Mais ce n'était pas un problème pour mon ami ni pour moi, depuis petits nous avions l'habitude d'être exposés l'un à l'autre, que ce soit en allant nager dans la rivière ou juste en prenant notre douche. Il n'y avait aucune gêne entre Eren et moi.

Quand j'eu terminé mes exercices musculaire, je le vis me jeter un coup d'œil furtif avant d'annoncer qu'il partait s'entraîner monter à cheval.

OS Erejean/JerenDes histoires addictives. Découvrez maintenant