Chapitre 17

23 3 5
                                        

Neeja

Le monde tangue comme si je me trouvais dans un bateau mais quand j'ouvre les yeux, il n'y a rien de tout ça. Ma vision s'affute, la gravité agit de nouveau sur moi et mes pieds s'encrent fermement dans le sol.
C'est le visage d'une femme que je vois en premier, elle me sourit tendrement.
Ses cheveux blonds virent sur le blanc aux endroits où la lumière du jour se reflète sur ceux ci. Ils sont bouclés et encadrent parfaitement sont visages. Quant à ses yeux je n'ai jamais rien vu de tel, ils sont d'un bleu gris, presque argenté, similaire à un lac gelé où la lune se protègerait sur sa surface. S a tenue ne me laisse aucune illusion concernant son statut sociale. Les broderie qu'elle abor sur son bustier scintille au soleil, la fine soie est souple et suit chacun de ses mouvements. Elle donne l'impression de sortir tout droit d'un conte de fée, comme ceux qu'on nous racontait enfant, afin de nous endormir.

Ses traits me sont familiers mais ma mémoire m'empêche de me rappeler qui elle est.

Elle avance sa main pour caresser mon visage mais elle me traverse. Je hoquète de surprise, à l'instant où sa main est passée à travers moi j'ai ressenti un froid immense.
Mes sourcils se froncent dans l'incompréhension.

Je me redresse rapidement et m'éloigne de la femme par la même occasion.
De là où je suis, j'ai une meilleure vision sur la scène.
Dans ses bras se trouve un bébé vêtue d'une petite robe blanche, il gazouille contre sa mère en se mordant les doigts. Ses petits pieds battent dans l'air et je ne peux m'empêcher d'être attendri par ce spectacle. Des petites mèches blanches tombent sur son front me donnant la confirmation qu'il s'agit de son bébé.

Doucement la femme se balance berçant son enfant, elle fredonne une musique dont les paroles me revienne fébrilement comme un vieux souvenirs enfoui.


Dans la nuit noire, une enfant est née,

Nous donnant force et courage.

Sans le savoir elle vivra éloignée de la vérité.

Pour que son pouvoir traverse les âges,

La vie et la mort vivent ensemble

inséparables, elles travaillent en harmonie.

L'équilibre rompu supprimerait la vie,

Enfants du pouvoirs ensemble,

Vous vous battrez.


Les mots me percutent comme si ils étaient la réponse à tous nos problèmes mais je susi dans l'incapacité de me rappeler de quoi il s'agit.

Je détache mes yeux de la famille et prends enfin le temps d'évaluer mon environnement.

Les murs sont en pierre, des tapisseries en recouvrent certaines parties. Un grand lit à baldaquin trône au milieu de la pièce, un tapis en fourrure loge à ses pieds, face à une cheminée où un feu brûle dans l'âtre. Un emblème royal repose fièrement au-dessus.
Une grande bibliothèque occupe entièrement le mur droit, une échelle permet de monter jusqu'au dernier rayon.

Until the end (en pause)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant