Chapitre 3

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Neeja

- Passe moi les guirlandes de fleurs s'il te plaît. Me demande Rosely.

- Attrape !

Je lance l'ornement dans les airs afin qu'elle puisse le réceptionner, elle s'élève entre les maisons afin de les relier par la décoration.

L

e soleil se reflète sur ses ailes répandant des rayons d'un rose pâle sur le sol. Ses cheveux abordent la même teinture et se balance dans son dos. Quant à sa robe, elle absorbe la lumière du jour lui donnant un éclat doré associé aux reflets provoqué par ses ailes battant dans son dos.

Une vraie fée, digne des plus belles histoires d'amour.

Je me détourne de cette toile en sentant quelqu'un s'approcher de nous.

- Neeja !

- Ren ! Je m'exclame heureuse de le voir.

Il me prend dans ses bras avant de se tourner vers Rosaly pour lui sourire.
Un rictus m'échappe en la voyant rougir, il semble qu'elle l'ai remarqué car ses yeux me lancent des éclairs avant qu'elle ne s'envole pour aider les autres avec les lanternes.

Mon meilleur ami s'adosse au mur d'une des habitations en me détaillant gaiement.

- Pas trop de courbatures ?

- Je devrais te retourner la question, ce n'est pas moi qui était en difficulté face à Jasmin.

- Je ne te permet pas.

Je lui tire la langue avant de me détourner mais c'est sans compter sur son caractère d'enfant.

Il entoure mon cou de son coude avant de m'ébouriffer les cheveux.
Je lui donne un coup dans l'abdomen afin de lui faire lâcher ma tête.

- Ma mère va te tuer.

- Tu vas me faire croire que tu étais coiffée ?

Je lève mon majeure à son adresse avant d'aller prêter main forte à un groupe d'enfants essayant de porter des souches d'arbres.

- Aïe !

- Tu parles d'une guerrière ! Se plaint pour une couronne de tresse ! Ironise ma mère.

- Pourquoi tu refuses que je les coupes ?

- Nos cheveux sont un symbole de sagesse et tu le sais. Il est mal vu de les avoir court chez nous.

- Ça ne sert à rien. Ils sont plus encombrant qu'autre chose ! Imagine que j'aille au delà de la brume ! Tout le monde me remarquerait ! Parce que je ne suis pas certaine que les autres personnes croisent souvent une femme avec des cheveux tombant jusqu'aux fesses.

- Ça tombe bien car tu n'as pas le droit de franchir la frontière !

- Mais m'man-

- Non c'est non. Tu sais très bien que nous ne sommes pas les bienvenus chez les Hommes.

- Pourtant-

Until the end (en pause)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant