Chapitre 4

42 4 7
                                        

Neeja

Cette phrase me ramène brusquement à la réalité et la terreur que je lie dans les yeux de Ren me fait comprendre que la situation est alarmante. Je prends un instant pour analyser ce qu'il se passe derrière mon meilleur ami et mon sang se glace en découvrant le massacre auquel nous assistons. Ce qui s'apparente à des hommes tue et mets à feu notre place. En me concentrant j'arrive à reconnaitre des uniformes portant un blason qui m'est totalement inconnu.

- Ce sont des chevaliers... Me murmurais-je.

En réalité ils s'agit de cadavres mais c'est impossibles, les défunts ne peuvent pas vivre, c'est tout le principe de la mort.

"L'équilibre à été rompu."

Des lambeaux de peaux pendant sur les parties visibles de leur corps, du pue suinte de leurs plaies, certaines parties de leur squelette sont apparentes les rendant encore plus repoussant.

La mort se répand autour d'eux.
Sur le coté un enfant est transpercé par une épée tandis que sa famille est égorgée sans aucune pitié.
Cette vision me révolte.

Les chefs de notre peuple se battent mais périssent les uns après les autres, amenuisant toutes nos chances de survies. Si même les grands de notre ville ne survient pas, que pouvons nous espérer faire ?

Je commence de dégainer mon épée mais mon meilleur ami m'en empêche en posant sa main contre le pommeau. 

- Nous ne pouvons pas les tuer ! Ils le sont déjà ! Nous devons fuir Neeja et vite !

Je sais qu'il dit vrai car aucun d'eux ne tombent, peut importe le nombre d'armes qui les transpercent ils ne s'arrête jamais.

Sa paume se glisse dans la mienne avant qu'il ne m'entraîne à sa suite.
Nous courrons à travers les allées bordés par des cadavres, le sang coulent entre les pierres, les cris d'effroi déchirent la nuit, nous parvenons à éviter les monstres jusqu'à arriver devant la salle d'armes.

D'un coup de talon je défonce la porte, qui cède dans un craquement.

Nous courrons chacun vers notre murs attitrés où nos outils reposent.

Ren attrape un arc et des flèches ainsi qu'une épée quant à moi je récupère mes couteaux de jais que je coince dans une ceinture prévue à cet effet.

Des brindilles craques devant la portes, nous nous regardons dans les yeux avant d'acquiescer. 

Notre dernière issue se trouve être le toit, celui ci est fait de l'entrelacement des branches de l'arbre qui est fièrement enraciné au centre de l'armurerie.
J'agrippe l'une d'elle et force mes bras à surélever mon corps afin de me permettre de monter, toujours plus haut.
Mon meilleur ami est en tête.
Je sursaute en entendant la porte se briser pour de bon. Je jette un coup d'œil en contre bas, deux de nos assaillants sont désormais présent dans l'espace.
Un chevalier nous repère et commence à son tour l'ascension.

Malgré mes muscles endoloris je me force à grimper plus vite que je ne le peux afin d'échapper aux cadavres qui, eux, montent à une vitesse surhumaine. Mes paumes s'écorchent, mes cheveux s'emmêlent dans les branches, ma chair me brûle mais je m'efforce de tenir le rythme.
C'est la première fois que nos entraînements sont réellement mis en application et mon cœur menace de s'échapper de ma poitrine. Personne n'est réellement préparé à ça.

Until the end (en pause)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant