Que pourrait-il arriver de pire pendant un voyage de noces en croisière ? Sophie et Ray, meilleures amies depuis toujours, n'en avaient aucune idée.
Mais lorsque les deux femmes se retrouvent impliquées dans la mort du fiancé de Sophie, la veille de...
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Je me réveille avec la sensation qu'un match de boxe s'est joué dans ma tête. Surement à cause de toutes les pensées qui m'ont tourmenté tout le long de la nuit. Hier, j'ai bien cru que j'allais céder à la tentation de la plaquer contre le mur de cette cabine d'essayage et de l'embrasser comme une ado dirigée par ses hormones.
Ses lèvres sensuelles et la courbe de ses seins moulés dans son soutif en dentelle m'ont presque fait oublier les résolutions que je venais à peine de m'imposer quelques heures plus tôt : la maintenir à distance le plus possible. Je ne sais pas à quoi elle pensait dans cette cabine, mais je me laisserai pas avoir par un leurre.
On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut.
Et Sophie en est la preuve concrète.
Elle et moi, ça n'arrivera jamais.
Je repousse la couverture lourde et constate que je me trouve dans un lit vide. Ma sonnette d'alarme se déclenche. malgré moi, j'ai du mal à supporter l'idée qu'elle soit toute seule je ne sais où. C'est toujours plus sûr quand on reste ensemble et que je peux m'assurer qu'elle va bien, ou que je peux trancher la gorge d'un flic qui aurait l'idée lamentable de lui faire du mal.
Je m'habille rapidement du jean noir déchiré et du top blanc que j'ai trouvé hier, et pars à sa recherche en laissant la chambre en vrac.
Quand je descends en bas, j'essaie de chercher des cheveux bruns bouclés dans la salle à manger, et je pousse un soupir rassurée en la trouvant attablée, en train de déguster un gâteau dont la couleur n'a rien de rassurant.
Mais alors que je m'avance vers elle, mes sourcils se froncent en constatant qu'elle n'est pas seule ; en face d'elle, un type à l'allure un peu bourge et avec un air de petit merdeux lui fait la conversation.
C'est quoi ce délire ?
Je commence à m'approcher d'eux, intriguée. J'essaie de trouver une explication rationnelle, mais quelque chose d'acide serpente dans ma poitrine au moment où je les vois tous les deux rire à gorge déployée.
Mes pas tapent alors contre le sol carrelé au même rythme que mon sang se met à battre dans mes tempes.
Je récupère une chaise à une table adjacente, et la cale à leur table en m'asseyant dessus avec nonchalance. Je me retrouve calée entre eux, sur le côté.