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𝑳 𝑰 𝑬 𝑵 𝑺   𝑫' 𝑨 𝑴 𝑬 𝑺

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𝑳 𝑰 𝑬 𝑵 𝑺   𝑫' 𝑨 𝑴 𝑬 𝑺






❝𝑳𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒏𝒆 𝒔𝒖𝒇𝒇𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒂̀ 𝒂𝒕𝒕𝒆̆𝒏𝒖𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒅𝒐𝒖𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒃𝒍𝒆𝒔𝒔𝒖𝒓𝒆𝒔.❞


𝐒𝐨𝐩𝐡𝐢𝐞, il y a 7 ans.

Il ne faut pas qu'il me rattrape.

Dans ma course effrénée à travers la maison, je manque de souffle. J'emprunte les escaliers en vitesse et les enjambe quatre à quatre, ses pas traquant les miens quelques mètres derrière moi.

— Rends moi ça, bordel !!

J'ignore le grognement émanant de sa voix, tonitruant dans la maison. Dans la précipitation, je me rue vers la salle de bain, située juste en face des escaliers. J'ai tout juste le temps de tourner le loquet pour verrouiller la porte avant de l'entendre foncer dedans comme un bourrin. Je m'y adosse par réflexe et place mes mains de chaque côté en cramponnant la poignée.

— Ouvre la porte !!!

Je sursaute lorsque un coup sec s'abat une première fois dans mon dos. J'essaie de récupérer mon souffle, mais en vain. Derrière mon bouclier, des coups continuent de persister jusqu'à bourdonner dans mon crâne. La peur a pris le contrôle sur mon corps et m'oblige à rester bêtement figée contre le bois sans dire un mot.
Les coups dans mon dos sonnent comme des détonations sur lesquelles je n'ai aucun contrôle.

Parce qu'à l'heure actuelle, rien ni personne ne peut contrôler Elijah.

— Sophie. Ouvre. Cette. Putain. De. Porte !!!!

Il a fait en sorte de ponctuer chacun de ses mots par un accoup. Ses poings tambourinant contre le bois font trembler mon corps dans des sursauts incessants.

Il peut toujours courir s'il croit que je vais céder à sa colère cette fois. Je ne sais même pas si je peux appeler ça de la colère ; c'est une sorte de rage décuplée qui le possède. Un pauvre sourire triste ourle mes lèvres. C'était sensé être une bonne journée, pourtant.

Papa et maman sont partis déjeuner chez les Juanos — un couple portoricain ayant récemment emménager dans notre rue — et moi et Elijah avons été les seuls à avoir une excuse suffisamment bonne pour pouvoir rester à la maison.

Mes examens de fin d'années approchent, et même si je ne comptais pas m'interesser à des révisions cette après midi, papa et maman m'ont fait comprendre qu'il était préférable que je reste à la maison si je voulais avoir mon diplôme. Mon petit frère s'est simplement contenté de s'inventer un entraînement de boxe. Mais Lina a ce vieux tic de gratter ses ongles quand elle ment, et Marco ne ramène pas des notes suffisantes pour pouvoir prétendre de s'intéresser à ses devoirs, alors ils se sont vus obligés de les accompagner...

Nos mains sanglantesDes histoires addictives. Découvrez maintenant