La réflexion de soi-même

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Je me souviens d'un temps où je pensais que la mélancolie était une amie, une compagne qui me comprenait mieux que quiconque. Chaque pensée pesante, chaque regard perdu dans le vide, c'était comme une mélodie triste que je connaissais par cœur. Mais en grandissant, je me suis rendu compte que cette mélancolie m'a fait passer à côté de tant de choses...

J'ai donné mon énergie à des gens qui ne comprenaient même pas la valeur d'un sourire, d'une main tendue. Je me suis épuisé à essayer de les sauver, comme si leur bonheur était mon unique mission. Mais en fin de compte, je suis resté là, vide, comme un verre que l'on remplit sans jamais le vider. Et je me demande... Est-ce que je leur ai vraiment apporté quelque chose ? Ou n'ai-je fait que me perdre dans leurs ombres ?

Il y a ces moments où je me suis arrêté, assis sur un banc, à observer les autres vivre leur vie. Les rires, les éclats de voix, les instants de pure joie. Et moi, là, comme un spectateur de ma propre existence, me demandant si je vais un jour me lever pour participer à cette danse. Je me suis accrochée à des souvenirs comme à des bouées dans une mer de regrets. Je me suis dit que la mélancolie était une forme d'art, que chaque larme était une couleur sur ma toile. Mais en y repensant, je réalise que c'était peut-être juste un moyen de fuir la réalité...

Alors, qu'est-ce que ça fait, de grandir ? De se réveiller un jour et de réaliser que chaque moment perdu ne reviendra jamais ? C'est à la fois une douleur aiguë et une libération. Peut-être que je dois apprendre à lâcher prise, à m'autoriser à vivre pleinement, à abandonner cette mélancolie qui m'étreint. Parce qu'au fond, la vie, c'est un mélange de lumière et d'ombre, et je ne peux pas passer toute ma vie à craindre les ténèbres. Peut-être qu'il est temps pour moi de prendre des risques, de risquer un cœur brisé pour des instants de bonheur. Parce que je mérite de sentir cette chaleur, même si cela signifie affronter la possibilité de la perte. Parce qu'au final, je ne veux pas être celui qui regarde... Je veux être celui qui danse. Qui aime, qui perd, mais qui surtout, vit.

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