Valerius se tint face à Caleb, les bras croisés et le regard grave. La lueur des torches projetait des ombres inquiétantes sur son visage, accentuant l'intensité de ses paroles.
— Caleb, tu dois comprendre… Les créatures qui attendent derrière chacune de ces portes ne sont pas de simples monstres. Ce sont des morceaux d’un être infiniment ancien et complexe. Chacun d’eux a été forgé dans la douleur, la peur, et le désespoir. Affronter ces créatures, c’est affronter tes propres failles, tes propres ténèbres. Ils connaissent tout de toi : tes pensées les plus secrètes, tes angoisses, même les souvenirs que tu as oubliés.
Valerius s'approcha, posant une main rassurante sur l'épaule de Caleb.
— Et ils s'adapteront à toi, Caleb. Leur seule raison d'être est de maintenir cette boucle temporelle. Ils ne te laisseront pas les vaincre facilement. Mais tu es unique parmi nous. Il y a quelque chose en toi… Je l’ai vu, même si je ne sais pas encore exactement de quoi il s'agit. Mais sache que, quoi qu'il arrive, tu ne seras pas seul.
Caleb acquiesça, sentant l’angoisse l’envahir malgré lui.
— Mais… comment je suis censé les vaincre ? Je ne connais aucun sort qui puisse tuer des créatures de cette puissance. Je suis… — il hésita — juste un sorcier ordinaire.
Valerius eut un sourire mystérieux, avant de tirer de sa poche un petit récipient contenant une créature sinistre : une sorte de reptile, aux écailles sombres et aux yeux rouges, un être qui semblait suintant de corruption.
— Avale ça, dit-il en tendant le récipient à Caleb.
Caleb le fixa, déconcerté.
— Tu veux que je… que j’avale un reptile corrompu ?
Valerius hocha la tête avec un sourire.
— Oui. C’est la clé. Ce reptile a été imprégné d'une magie ancienne, bien plus ancienne que toi et moi. Il te permettra de t’adapter à la nature du monstre que tu affronteras. Sans lui, tu n’aurais aucune chance.
Avec une certaine appréhension, Caleb ouvrit le récipient et avala le reptile. L’animal glissa dans sa gorge avec une texture étrange, presque huileuse, et dès qu’il atteignit son estomac, une sensation indescriptible le traversa. C’était comme si quelque chose s’éveillait en lui, une sensation d’un autre monde, un mélange de pouvoir et de terreur qui lui faisait tourner la tête. Une étrange chaleur montait en lui, et une voix inconnue murmurait dans son esprit, comme un écho venu d’une autre époque.
— Valerius… qu’est-ce que c’était ? demanda-t-il, tentant de maîtriser la confusion qui l’envahissait.
Valerius sourit, l’air fier et un peu mélancolique à la fois.
— Ce reptile, Caleb, n’est pas un simple animal. C’est un fragment de ce monde et de l’entité elle-même. Il reconnaît les monstres et s’adapte à eux en toi. Au moment venu, quand tu te retrouveras face à ces créatures, tu sauras instinctivement comment les combattre. C’est quelque chose que je ne peux pas t’enseigner. Tu le comprendras quand l’heure sera venue.
Ils restèrent silencieux un moment, chacun perdu dans ses pensées, avant que Valerius ne rompt le silence en riant.
— Hé, au moins, tu n’es plus un "simple sorcier ordinaire" maintenant ! — dit-il avec un clin d'œil taquin.
Caleb sourit, amusé malgré lui.
— C’est vrai. Et toi, tu te crois encore supérieur, peut-être ? Avoue que tu n’as pas eu le courage d’avaler un reptile pour ça !
Valerius haussa les épaules, faussement modeste.
— Que veux-tu, j’avais d’autres talents pour survivre. Par exemple… j’ai une sacrée habileté pour éviter les situations trop risquées. Et puis, j’avais une tendance à charmer les mauvaises personnes… ou les bonnes, ça dépend des jours.
Ils s’entraînèrent ensuite pendant des heures, Valerius testant Caleb avec des exercices d’attaque et de défense. Entre chaque pause, des dialogues s’échappaient, des fragments de vie, des souvenirs partagés, des plaisanteries et des confidences. Peu à peu, une complicité sincère se développait entre eux.
Valerius lâcha soudain un sourire nostalgique.
— Tu sais, Caleb, je n’ai jamais vraiment eu d’ami comme toi. Avant toi, je ne pensais qu’à moi, à ma survie. Et maintenant, te voilà… Je me surprends à vouloir te protéger, même si je sais que je ne peux pas tout faire à ta place.
Caleb le regarda, touché par cette confession inattendue.
— Valerius… Je suis content que tu sois là. Sans toi, je me sentirais complètement perdu. Merci de ne pas avoir renoncé, même après toutes ces années.
Valerius haussa les épaules, visiblement ému, puis, tentant de cacher son trouble, plaisanta :
— Ah, ne sois pas trop sentimental ! Tu sais, on a beau être de valeureux sorciers, c'est toujours mieux de rester un peu mystérieux. Ça fait partie du charme.
Caleb rit, frappant Valerius amicalement sur l’épaule. Mais une ombre passa dans son regard.
— Dis-moi… Si jamais je réussis cette quête… si je brise la boucle… est-ce que tu disparaitras, toi aussi ?
Valerius détourna les yeux, le visage triste.
— Je… je ne sais pas, Caleb. Peut-être. Mais si c’est le cas, ce sera un sacrifice que je suis prêt à faire. Parce qu’il y a des choses plus importantes que nous… et parce que toi, tu es peut-être celui qui pourra mettre un terme à cette malédiction.
Ils restèrent silencieux, perdus dans cette pensée lourde de conséquences. Puis Valerius brisa la tension avec un sourire joueur.
— Allez, assez de tristesse pour aujourd’hui ! Si tu es encore là demain, je te montrerai comment éviter les pièges de l’ange des plaines cendrées. Tu verras, il déteste les compliments.
Caleb éclata de rire, retrouvant un peu de légèreté malgré le poids de la tâche qui l'attendait. Les deux sorciers continuèrent leur entraînement jusqu’à la tombée de la nuit, partageant rires, anecdotes, et secrets, prêts à affronter les épreuves qui les attendaient, unis par une complicité rare et indéfectible.
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Les Ombres de Serpentard
FanfictionSuivez une jeunes fille du nom de Lucy Arshcroft, descendantes d'une ancienne lignée sombre et amoureuse d'un certains garçon....(je tien à préciser que cette aventure se passe en même temps que les événements de harry potter , nous suivons juste u...
