Chapitre 33

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Les vagues tumultueuses de l'océan s'entrechoquaient, l'écume mousseuse carressant leurs surfaces, s'étalant sur le large.

Le sable doré éclatait en plus grâce aux rayons luminescent du soleil, la brise fraîche du matin rafraîchissant la place.

- C'est....haaa...encore loin ? Demanda Izuku à bout de souffle, ses jambes prêtes à le lâcher.

Tomura avançait sans problème dans le sable, les rayons d'ores dans les yeux.

- Tiens encore un peu, on arrive.

Le blanc grimpa une falaise de sable, arrivés à la limite de la terre.
Le vert lui emboîta le pas, pouvant de nouveau respirer correctement.

Les iris écarlates du vilain observaient avec une certaine légèrté les vagues océanique agitées, son calme imperturbable.

Se tenant à sa gauche, il observa lui aussi ces agitations bleues se querellées, comme pour savoir qui allait noyer l'autre en premier.

- Qu'est-ce que tu vois, au loin ?

Un peu pris au dépourvu par sa drôle de question, il se pencha un peu plus en avant, sa main le protégeant du soleil.

- Pas grand chose... juste des vagues.

Shigaraki, qui semblait s'attendre à cette réponse, souffla du nez, un grand sourire au lèvres.
Ses yeux brillants de sang s'illuminèrent un peu plus, son excitation nullement dissimulée.

- Au loin, parmi ces grandes vagues, et cachée par leurs systèmes de merde, se trouve L'Escape Room.

Le corps d'izuku se figea, comme si un deuxième serpent l'avait sauvagement mordu. Il scruta pendant de longues secondes le moindre petit changement d'expression chez Tomura, mais il était cruellement sérieux.
C'était...si soudain.

Il le questionna du regard, encore un peu bousculé pour parler.

- Tu te souviens de quand on était là-bas, et qu'on devait chercher une sortie ?

Le jeune homme hocha la tête, une bourrasque de vent humide les frappant.

- On a grimpé ce mur immense, et on y a vu que de l'eau, avec un énorme fossé en prime. Je me suis toujours demandé comment ils avaient foutu cet endroit.

Les deux hommes laissèrent un léger calme planer entre eux, secouer par l'agitation marine, et les cris perçants des mouettes. Le soleil brillait, et n'avait jamais disparu, toujours en place pour sa routine millénaire.
Ses étincelles brûlaient leurs peaux, mais ils ne dirent rien à ce sujet là.

- Quand je me suis réveillé, je suis directement parti à leurs recherches.
J'avais la haine, tellement la haine que j'aurai pu tuer sous impulsion, mais je l'ai pas fait.
J'ai tracker avec les seuls indices que j'avais sous la main, et ça a pourtant suffit.

Les indices dont il faisait références avaient dû être collectés par son intellect, mais aussi parce qu'il savait que cette plateforme avait été installée en plein millieu de la mer. Grâce à l'épreuve du bouc émissaire, Shigaraki avait réussi à se faire une mince idée de leur emplacement. Et après des jours d'acharnement, les avait retrouvés.
Sur ce coup-là, ces maîtres de jeux avaient été un peu trop confiants.

Le blanc sorti de sa poche un drôle de boîtier noir, un grand bouton rouge en son centre.

- Aujourd'hui est un grand jour, car ce sera leur fin.

Les vagues se firent soudainement plus silencieuses, muettes face à sa déclaration utopique.
Le vert fit de son mieux pour garder sa bouche fermée, le bouton de destruction jonglant entre ses doigts.

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