Comme je l'aime ce petit nid.
Plus j'y vis, plus je l'envie.
Quand je suis loin de lui.
Perdue, dans la rue.
Évitant le regard ombrageux et suggestif de mes semblables.
En première, ligne au service de la surconsommation de plus en plus futile.
Fatiguée d'avoir fait semblant trop longtemps, éreintée de m'être empêché d'être moi-même pendant de longues heures, c'est avec passion que je le retrouve.
Mon cocon, parfumé de mes regrets mêlés aux effluves d'encens rassurants.
Quand je l'ai visité la première fois, ça a été le coup de foudre. C'était une évidence. Il allait être la clé de ma liberté fraîchement retrouvée.
Bientôt, 4 ans plus tard, il a bien changé. Il a évolué au gré de mes humeurs et des événements heureux ou non de ma vie.
Quand les pluies de l'automne s'écoulent des cieux, il est l'abri réconfortant.
Sous le blanc immaculé de l'hiver, il est le foyer reposant.
À la naissance des bourgeons, il s'éclaire fièrement et sous la chaleur écrasante de l'été, il est encore plus beau. Les rayons du soleil se reflètent dans les spell jars que j'ai dissimulé de-ci de-là, à l'abri des regards malfaisants pour me protéger des ignorants.
Quelques fois, son entrée a pu me voir m'écrouler en claquant le porte, emportée par des sanglots que j'ai trop longtemps contenus. Ses murs respirent ce que je suis. Chaque recoin de cet endroit est un prolongement de ma personnalité. Certains le trouvent bizarre, d'autre mignon.
Peu, importe ce que vous en pensez. De toute, façon si vous y mettez les pieds, je saurais tout de suite ce que vous valez
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Onirique
Casualeproses, poésies, citations, écriture improvisée. Quand les émotions sont si fortes, que j'ai besoin de les poser quelques part.
