Salut à tous,
Installez-vous confortablement pour ce long morceau !
Bonne lecture ;)
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La rame s'annonça doucement sur le quai 13 de Montparnasse, comme si elle glissait à pas feutrés sur les rails. Il était 22h08. La voix robotique annonçait le départ imminent du dernier train de la journée pour Biarritz. Deux voitures seulement. Une poignée de passagers disséminés dans l'obscurité du soir, valises à la traîne, visages fatigués, silhouettes emmitouflées. Il faisait lourd, moite, un été finissant qui s'accrochait aux vitres comme un dernier souffle chaud.
Helena arriva parmi les premiers. Une petite valise à roulettes traînait derrière elle, silencieuse sur les dalles. Elle portait un sweat beige trop grand, à capuche, tombant sur un jean noir à taille haute. Les manches trop longues cachaient presque ses mains. Elle semblait venir d'un autre endroit que la gare : détachée, calme, presque absente.
Elle s'arrêta au pied de la rame 2, leva les yeux vers le panneau d'affichage électronique. Confirmé. Départ à 22h15. Elle inspira lentement, serra un peu plus fort la poignée de sa valise. Ce voyage, elle ne l'avait pas planifié. Elle n'avait même pas eu l'intention d'y aller, à ce festival.
Et puis il y avait eu ce message. Cette place libérée. Cette idée soudaine de partir, respirer, s'extraire. Voir la mer. Écouter des artistes jouer en bord de plage, sentir les notes flotter dans l'air salé. Personne ne savait qu'elle partait. Pas même son frère.
Elle avait juste dit. « J'ai besoin d'air. »
Elle monta à bord, trouva la place 18A, côté fenêtre. Le wagon était presque vide. Une atmosphère étrange flottait dans l'air : douce, ouatée, suspendue. Deux passagers somnolaient déjà à l'avant, chacun de leur côté. Personne ne faisait de bruit. Même le pas d'Helena sur la moquette semblait vouloir s'excuser d'exister.
Elle cala sa valise à l'horizontale dans l'espace prévu, s'assit en s'enfonçant dans le siège moelleux, releva doucement la capuche sur ses cheveux noués en chignon lâche. Une bouteille d'eau dans la poche du sac. Un carnet dans la sienne.
Elle se mit à griffonner machinalement, « parler trop bas pour qu'on entende, ou pas du tout, et s'effacer vraiment »
À l'autre bout du quai, Lenie courait presque.
22h13. Elle passa les portillons à la dernière minute, le souffle court, sa valise en toile grise cognant sa jambe à chaque pas. Elle portait un long manteau fluide par-dessus un débardeur noir. Pas pour le style, parce que dans les trains, il fait toujours trop froid.
Elle n'aimait pas arriver comme ça. Essoufflée. Brouillonne. Mais ça lui ressemblait.
Elle n'aimait pas non plus partir seule pour un festival, surtout pas celui-là. Mais ça, c'était autre chose.
Elle jeta un œil rapide aux numéros sur le billet affiché sur son écran, rame 2, siège 22C, côté couloir. Une place discrète, à mi-longueur du wagon. Elle grimpa les marches, valise à la main, longea l'allée sans vraiment regarder les visages.
Helena était déjà assise, capuche relevée, de dos.
Lenie passa à deux sièges, sans tourner la tête.
Sans la voir.
Sans la sentir, peut-être. Ou pas tout à fait.
Elle déposa sa valise dans le compartiment, s'affala dans son siège, souffla doucement. Elle passa ses écouteurs autour de son cou, sans encore lancer de musique. Juste le silence.
Elle était attendue à Biarritz pour performer le dimanche soir. Un set en acoustique sur une scène éclairée par la lune, les pieds dans le sable, les projecteurs à peine plus puissants que les étoiles. Elle aurait dû s'en réjouir. Mais en elle, quelque chose tremblait. Une nervosité qu'elle n'arrivait pas à nommer.
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OS Helenie
FanfictionCe mix de OS n'était pas prévu mais Helenie me manque de trop et l'inspiration est là pour le moment Je tiens à préciser que ce que j'écris est une FF, sert inspiré des lives mais ce n'est pas 100% réel, je ne veux pas manquer de respecte à ses 2 fe...
