Ils arrachèrent la fillette du pneu accroché à l'abre du jardin ou elle se balançait et la trainèrent dans les bois. Son corps traça un leger sillon dans la neige.
De son monde jusqu au mien.
Je les vis faire. Je ne fis rien pour les arrêter.
Cela avait été l'hiver le plus long , le plus froid de ma vie. Jour apres jour luisait un soleil pâle impuissant.
Et la faim une faim qui vous brulait et vous rongeait tel un maître insatiable.
Rien ne bougeait ce mois la, le paysage restait fige comme un diaporama incolore et sans vie.
Depuis que l'un de nous avais été abbatu d un coup de fusil alor qu'il foullait dans les poubelles derrière une maison, le reste de la meute ne quittait plus les bois, ou nous déperissions lentement de faim, a attendre le retoure de la chaleur et de nos corp d'antan.
Jusqu'au moment où ils decouvrirent la fillette. Où ils l attaquèrent.
Tapis autours, d'elle grognant, jappant et claquant des mâchoires, il se disputaient qui seraient le premier a dechiqueter leur proie.
Je vis toute la scène. Je vis leur flanc parcourus de frisson affamé. Je les vis trainer le corps de l'enfant de coter et d autre en balayant la neige, découvrant la terre nue au dessous. Je vis leur truffes maculées de rouge . Et je n'y mis toujour pas fin.
J'etais haut placé dans la hierachie de la meute Beck et Paul s'entaient assurés j'aurais donc pu m'interposé immédiatement, mais je restait en arrière frissonnant de froid , les pattes enfoncées dans la neige jusqu'au chevilles. De la fillette me parvenait des effluves de chaud, de vivant et par dessus tout d'humain.
Qu'est ce qui clochait chez elle? Pouquoi ne se débattait elle pas, si elle était vivante ?
Je sentais l'odeure de son sang l odeur chaude et vive de se monde glacé et mort, et je vis salem frémir convulsivement en lacérant ses vêtements .
Mon estomac se contracta douloureusement je n'avais pas mangé depuis si longtemps ! Je voulais me frayer un passage entre les loups pour rejoindre Salem. Je voulais feindre d ignorer l'humanité de l enfant , faire la sourde oreille à ses gémissements étouffés . Elle semblait si menue face à notre sauvagerie , à la meute qui la pressait de toutes parts, qui la pressait d'échanger sa vie contre la nôtre.
Un grondement découvrit mes crocs et je m'avançai .
Salem grogna en retour, mais, malgré mon jeune âge et mon corps amaigri, ma stature lui en imposait . Paul lança un aboiement menaçants pour me soutenir.
J'etais tous pres d'elle a présent . Elle gisait face à l'immensité du ciel qu' elle fixait d'un air détaché, morte peut être.
J'enfonçait la truffe dans la paume de sa main; elle fleurait le bon sucre, le beurre et le sel , me renvoyant à une autre existence.
Puis je vis ses yeux.
Éveillés. Vivants.
Elle les plongea au fond des miens et me dévisagea avec une atroce franchise. Je reculait , frissonnant encore mais cette fois ce n'etait pas la colère qui ebranlait ma carcasse.
Ses yeux dans les miens. Son sang sur mon museau. Je me sentais écartelé au dedans comme au dehors.
Sa vie.
Ma vie .
La meute méfiante me céda la place. Ils grognèrent contre moi qui etait plus des leurs. Je songeait que c'était la plus belle des enfants, un tout petit ange ensanglanté dans la neige et qu'il allaient la détruire. Je le vis. Je la vis, elle, comme je n'avais encore jamais rien vu. Et j'y mis fin.
Voici le deuxième chapitre de mon loup avis ?
Ps : excuser les fautes d'orthographe.
YouyouM :-*
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MON LOUP
WerewolfKirane, 17 ans , vit dans une petite ville du minnesota , aux abords d une foret. Attaqué par une horde de loup six ans auparavant, elle a survécu grâce à l un d eux. Les années ont passé, et un lien mystérieux s est créé entre la jeune fille et l...