Chapitre 19 : Une décision

219 10 8
                                        

Une mélange de sensations m'accable face aux paroles de ma mère. J'étais à la fois choquée, émue, triste, colérique et affligée de douleur. Je me sens naze, vaine et inutile. Voyant ma mère en train d'annoncer sa mort m'a énormément provoqué. J'étais statufiée dans les bras de l'amour de ma vie. Je regarde ma mère en train de discuter normalement avec son docteur. Oui, elle était heureuse et souriante comme si elle attend depuis toujours ce putain d'annonce. Mais, comment elle pouvait être contente comme cela? Comment elle pouvait accepter l'idée qu'elle veut me quitter seule dans cette merde de vie? Elle est où ma mère!! Maeva qui ne supporte jamais le fait de vivre seule sans mon appuie. Pourquoi se transforme-t-elle de cette façon en une femme qui ne cherche que ses désirs?

Mais non! Ce n'est pas elle qui cherche ses désirs; c'est malheureusement moi. Oui, moi. Parce que c'est moi qui n'a pas répondu à ses multiples appels. Et c'est moi qui a été occupée par l'amour d'Edouard. Et c'est moi qui l'a négligé tout le temps pour faire l'amour avec ce putain de copain. Comment puis-je répondre à ses appels successifs en faisant l'amour? Comment puis-je l'a prêtée de l'attention au moment où je m'explose du plaisir? Putain de bordel de merde. Je ne suis qu'une idiote qui ne cherche que ses propres profits en dépit des malheurs des autres. Elle a bien cherché à me rejoindre. Elle m'a appelé mille fois. Elle voulait me prendre dans ses bras avant qu'elle me quitte seule dans cette merde de vie. Mais moi, j'étais occupée par l'amour de cet Edouard.

À cause de lui, je n'ai pas arrivé à rester à côté de ma mére lors de son agonie. Il est le seul responsable de mes malheurs. La seule personne que j'aime m'a arraché violemment de l'étreinte de ma mère.

Il m'a énormément blessé...

Je quitte violemment sa main et je me penche vers le visage pâle de ma mère. Je plonge mon regard dans le sien pour qu'elle sente à quel point je suis détruite, pour qu'elle connaisse à quel degrés je me mords intérieurement. Nos regards se croisent une dizaine de fois et, à chaque fois, j'exprime tout ce que j'ai du mal à l'exprimer par la langue : des excuses, des souffrances, des afflictions, des chocs et des malheurs qui n'auraient jamais de fin. Puis je frôle mon nez dans le creux de son cou pour sentir son odeur pour la énième et dérnière fois. Oui, ça sera obligatoirement la dérnière fois parce que je vais mettre fin à mes malheureux jours. Je vais malencontreusement quitter Edouard qui m'a longtemps privée de la tendresse de ma mère en me donnant le double. Je vais aussi laisser ma meilleure amie seule dans ce foutu de monde. Mais ni l'un ni l'autre vont mourir avec l'annonce de ma mort, ils vont absolument surmonter toutes les difficultés qui accompagnent l'annonce de mon suicide.

Je demande mille pardons à ma mère en replongeant mon regard dans le sien. Mes yeux rougissent de plus en plus, mes mains tremblent telle qu'une feuille d'automne, mes pieds me trahissent en agitant fortement et je me mets à courir vers la sortie de l'hôpital. Une frisson me parcourt entièrement dans les couloirs et je me sens vachement épuiser. Je me rends directement compte que le sérum est encore creusé dans mes maudites veines, ce qui me pousse à l'arracher violemment en négligeant ainsi la douleur et le sang qui coule tout le long de ma main. Je continue mon trajet en courant hors de cette merde d'hôpital et je me sens enfin libérer. La vitesse à laquelle je cours était vraiment insuppportable mais malheureusement je ne peux pas arrêter. Je veux fuir, fuir tout le monde. Je vais vivre comme ça dans une bulle, pareille à celle qui m'étouffe en pressant la poitrine et le ventre. Cette bulle, à l'intérieur de moi, s'agrandit de plus en plus avec chaque centimètre, ce qui me pousse enfin à livrer mes larmes. Je ne peux pas supporter tous ces maux en les capturant. Elles vont sûrement couler, et c'est ce qui se passe, elles coulent abondamment en traçant un trajet tout le long de mes joues. Elles me brûlent avec l'intensité dans laquelle elles se déversent, mais je m'en fous totalement d'elles. Je n'ai qu'une seule envie, celle de mourir. Je commence à chercher des ponts, des collines ou bien un autre truc pour sauter, pour mettre fin à mes jours, mais rien, je ne les remarque malheureusement pas. La fatigue m'englobe terriblement, c'est ce qui me pousse à m'asseoir au milieu du trottoir. Mes respirations agitées et saccadées m'ont vachement provoqué parce qu'elles constituent mon meilleur souvenir avec Edouard, celui de nos relations sexuelles. Quel drôle de souvenir! Je pense à mes relations sexuelles alors que ma mère est en train de respirer son dernier souffle. Je suis vraimenent nulle...

Je me mets en position foetus devant les regards étonnés de tout le monde. Je m'en fous de tout ce qui m'entoure : les gens, la situation, les regards, les reflexions et tout autre. Je m'en fous même de moi-même. Je pleure toutes les larmes de mon pauvre corps et je sanglote en négligeant tout ce qui est en train de passer à mes côtés.

-Je suis seuleeee. Crié-je en sanglotant.

-Non jeune mademoiselle, vous n'êtes pas seule, non plus.

J'entends un son qui me paraît inconnu mais chaud. Oui, tout à fait chaud et je ne sais pas pour quelle raison je le considère d'une telle manière, mais c'est comme ça que je le sens, tout simplement. Je lève malencontreusement mon regard mélancolique vers ce son masculin et je vois devant moi une créature hors du commun. C'était un jeune mec d'à peu près 20 ans, de longue taille, un corps parfaitement musclé, des cheveux châtains et des yeux merveilleusement gris. Vous êtes bien sûr étonnés parce que je le contemple de cette façon dans une situation de merde comme celle de la mienne, mais quelques choses à l'intérieur de moi me pousse fortement à identifier ses traits, à contempler sa beauté, à remplir mon esprit par la joie qui brille dans ses yeux. Mes regards s'intensifient de plus en plus en lui scrutant pronfodément et je me rends directement compte qu'il me ressemble vachement...

-N'aie pas peur, je suis là pour toi Laura.

Nom de Dieu, il connaît même mon nom. Je suis dans la merde...



*Coucou mes chères.

DadamLe fameux chapitre 19 est enfin posté. Donnez-moi vos avis en commentaire. Je veux voir un grand nombre de votes et de commentaires cette fois, d'accord mes fantômes?

Bisous :*

Vous avez atteint le dernier des chapitres publiés.

⏰ Dernière mise à jour : Jan 08, 2016 ⏰

Ajoutez cette histoire à votre Bibliothèque pour être informé des nouveaux chapitres !

Un Amour PerduDes histoires addictives. Découvrez maintenant