Chapitre 8 : C'est une blague où quoi ?

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Je pris une grande inspiration, et je rouvris la porte, devant moi se trouvait... ma baby sitter ???
Franchement, je suis sûre que c'est une blague !!! J'hésite encore entre rire ou pleurer.
La personne qui se trouvait devant moi, était une jeune fille d'environ 20 ans je dirai. Elle avait opté pour le style gothique. Elle portait un jean noir troué à quelques endroits, avec un tee-shirt, de la même couleur, qui laissait voir ses tatouages sur ses bras. Même si je n'arrivais pas à voir quels étaient les dessins, inutile de préciser qu'il n'y avait pas beaucoup de couleurs très vives. Elle n'avait pas de piercing, ou du moins, elle n'en avait pas de voyant. Elle avait ses cheveux noirs en chignon, avec quelques mèches qui en sortaient. Sans oublier sa couche de maquillage plus épaisse que la couette de mon lit. Elle me redemanda, voyant que j'avais un blocage sur elle :

- Euh... C'est bien ici pour le baby-sitting ?
Je sortis de mes pensées, encore un peu abasourdie, puis je lui répondis :
- Oui... C'est bien ici, rentrez !!!
Je la fis avancer dans l'entrée, je lui pris la veste qu'elle tenait dans les mains, et je la posa sur le porte manteau. Elle me demanda :
- Il est où le môme que je dois garder ?
- C'est... c'est moi...
Elle me regarda surprise :
- Ah ben ça va !!!! On va bien s'amuser !!!
- Oui, on va bien s'amuser...
Je commençais à me rassurer un petit peu, même si je n'étais pas très très sûre de moi, mais après tout, elle avait l'air très sympa !!! C'est vrai, il ne faut pas se fier aux apparences ! Mes parents arrivèrent et ma mère s'exclama :
- On y va ?
Je répondis :
- Mais je ne suis pas habillée, ni coiffée, ni rien du tout d'ailleurs !
- Et bien tant pis... Et au fait, bonjour, mademoi...
Et mes parents eurent le même blocage que moi. Pour éviter que ça ne dure trop longtemps, je dis :
- Bon alors, on y va ou pas ?
Mes parents sortirent de leurs pensées, et on chargea les bagages dans la voiture de... Je ne sais même pas comment s'appelle ma baby-sitter ! Bref, on chargea les bagages dans la voiture, et on partit en direction de l'aéroport. Ma baby-sitter, avait trouvé un élastique pour mes cheveux, ce qui faisait un peu moins mal coiffé (même si se n'était pas encore ça !).
Quelques minutes après, on arriva à l'aéroport. On rentra dedans, et on mis 5 bonnes minutes à monter des escaliers puis en descendre d'autres, on s'était perdu, même si mon père n'arrêtait pas de dire que non, il savait très bien où on allait. Et en descendand encore un autre escalier, on se retrouva à un endroit où on s'était déjà retrouvé trois fois. Et mon père s'exclama :
- C'est là, vous voyez, je vous l'avais dit qu'on n'était pas perdus !
Il avait l'air d'avoir la pêche, contrairement à nous trois qui en avions assez de porter les valises à travers tous les escaliers. On était à bout de souffle !
On enregistra les bagages, puis vint l'heure des au revoir. Une voie retentit : « Les voyageurs à destination de... sont priés d'aller sur le port d'embarcation»
Et là, mes larmes commencèrent à couler sur mes joue. Mais ce n'était pas à cause de tous les gens qui me dévisageaient à cause de ma tenue, non, c'était pour mes parents. Je pensais que j'arriverai à me retenir, mais non. Ma baby-sitter me fit signe de la suivre. J'embrassa mes parents, et, toujours en pleurant, je la suivis. Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle est très très forte pour se retrouver dans l'aéroport, elle m'emmena au salon panoramique. Et j'observis avec tristesse l'avion qui contenait mes parents partir. J'essuya mes larmes, prête à prendre un nouveau départ.
Ma baby-sitter, dont je ne connais même pas le prénom, me fit comprendre qu'il fallait qu'on rentre. On partit donc dans la direction que nous pensions avoir pris.
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Ça y est, on est enfin sorties, nous avons mis 15 minutes pour réussir à trouver la sortie (nous ne sommes même pas sorties par la bonne sortie, mais c'est pas grave, on à fait le tour de l'aéroport). Et franchement, j'étais bien contente de ne pas avoir passé une seconde de plus dans cet aéroport où tout le monde me regardait de haut en bas, en rigolant à cause de mon pyjama et de mes chaussons.
Nous trouvâmes la voiture, nous montons dedans, et nous partîmes pour la maison. Sur le chemin je demanda :
- Au fait, comment tu t'appelle ?
- Je m'appelle Roxane et toi, c'est quoi ton prénom ?

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