11

22 1 0
                                    

Multimédia : Stumbling in your footsteps

L'amour est à la fois distrayant, rageant, détestable, insupportable, joueur, attrayant, divin, exquis, merveilleux. Enfin, l'amour est indéfinissable selon moi. Il nous fait nous sentir merveilleusement bien et puis en un claquement de doigt il nous dégoute, nous rend malade, et je me demande bien si c'est possible de surmonter ce sentiment...

Je restais ainsi, sans rien dire, je regardais simplement ce livre posé sur la table. Je me demandais si c'était réel... Ce en quoi je ne pouvais toujours pas croire, c'était le fait qu'Alaric était à deux doigts de m'embrasser et qu'il ne l'a pas fait. De plus, il est partit sans me dire un mot, sans m'accorder un regard. J'étais frustrée par cela, mais aussi soulagée. Soulagée car, si m'avait vraiment embrassé, je ne sais pas ce que j'aurai fait, comment je devais réagir, si je devais lui rendre son baiser ou rester là à subir...

Je restais un bon moment seule à réfléchir jusqu'au moment où mon téléphone à son tour sonne. Je regardais de qui il s'agissait : Maya.

Je décrochais et à peine si j'avais dit un mot, Maya me disait déjà :

- Hé ! où t'es passé ?! On va manger le gâteau !

- Eu... Ouais, j'arrive...

J'en avais déjà oublié toute la classe, la sortie... La seule et unique chose qui me trottait dans la tête, c'était ce « presque-baiser ». Je pensais encore à sa main sur ma joue, ses yeux plongés dans les miens, son regard qui me fait perdre tous mes moyens, son souffle se mélangeant au mien, son pouls qui accélérait, nos lèvres si proches l'une de l'autre, ses...

- Hanna !

Je sursautais. Je connaissais cette voix. Je le cherchais des yeux mais ne le trouvais pas... Et d'un coup, il m'attrapa par la taille et je poussais un léger cri de surprise :

- Alaric !

Il m'attrapa et me mit sur son épaule comme un « sac à patate ». Encore une fois, il m'emmenait loin de tout le monde. Je n'arrivais pas à le comprendre à des moments comme ceux-ci, il me fait un « presque-baiser » et part pour un ami en me laissant là sans même daigner me regarder. Ensuite, il m'amène encore une fois loin de tout le monde, comme si rien n'était arrivé au paravent. Je restais tout à fait perdue...

Lorsque nous fûmes finalement loin, il me déposa finalement. Je restais face à lui, il m'offrait encore l'un de ses regards qui avaient le dont de me faire fondre sur place, je détournais donc le regard et rompis le silence qu'il y avait entre nous en lui disant :

- Qu... Qu'est-ce que tu me veux encore ?...

Je bégayais, je n'avais plus mes moyens. C'est fou ce qu'il arrive à exercer comme pression sur moi. Il ne me tenait pas mais j'étais si proche de lui... Je sentais la chaleur émanant de son corps, j'entendais sa respiration saccadée. Il était nerveux, il passait sa main sans cesse dans ses cheveux, signe de nervosité chez lui, il cherchait ses mots. Son regard était toujours braqué sur moi, ce qui me mettait mal à l'aise. Je regardais dans tous les sens pour ne pas croiser son regard ensorcelant. Finalement je décidais de regarder le sol avec une très grande admiration... C'est fou comme le sable est beau !

- Dé... Désolé... lâcha-t-il finalement

Je levais soudainement ma tête, surprise.

- Je suis désolé, reprit-il, je n'aurai pas dû te laisser comme ça seule, je... Hum... J'allais...

Voyant qu'il ne trouvait plus ses mots et qu'il passait de plus en plus souvent sa main dans ses cheveux, je décidais de le dire à sa place

- Tu allais m'embrasser... dis-je toujours aussi intéressée par le sable.

- Eu... Oui, tout... Tout allait bien mais... eu... du coup... comme il m'a apler tu vois... donc... eu... j'ai... eu

- Tu ne l'a pas fait, le coupais-je une pointe de colère dans la voix

- Eu... Oui... voilà, acquiesça-t-il en passant une fois encore sa main dans ses cheveux

J'avais beau être déçus par son attitude, je le trouvais tout de même mignon quand il était nerveux comme ça...

- C'est pas grave, dis-je en levant la tête, sans pour autant croiser son regard.

C'est alors qu'il me prit encore une fois dans ses bras. Je restais un long moment immobile avant de lui rendre son étreinte. Je sentais mon cœur battre à la chamade à ce moment. Il se détachait lentement de moi plongeant son regard irrésistible dans le mien. Alors, il se penchait vers moi. Réalisant ce qui allait se produire, je plaquais ma main à contrecœur sur son torse, ce qui le reposa immédiatement. Il leva, rapidement, ses deux mains au ciel.

- Excuse, mais je ne peux pas... Je ne peux plus, dis-je

Il me lançait un regard interrogateur.

- Tout à l'heure là, continuais-je, je sentais que c'était... C'étai sincère, mais là, j'ai l'impression que tu le fais par obligation... Que tu veux achever quelque chose que tu as commencé... Donc désolé mais non...

Je lui tournais le dos à mon tour et m'empressais de partir, de peur qu'il ne me retienne. Je l'entendais au loin crier mon nom, mais je ne flanchais pas, je ne devais pas.

Je restais tout le reste de l'après midi sans lui parler. Je le voyais me jeter des regards pleins de désarroi, de tristesse, avec une pointe de colère.

J'évitais par tous les moyens de le croiser...



je te le promets [EN PAUSE]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant